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lundi 15 décembre 2008

"Use Your Illusions I", de Guns N' Roses.

En 1987, le groupe américain Guns n' Roses sort un album, "Appetite for Destruction". Album enregistré pratiquement live en studio, violent, complet. C'est un succès planétaire, alors que le groupe ne bénéficie d'aucun support médiatique. Au lycée, tout le monde écoutait cet album (comme Nirvana ou rage against the machine plus tard...).

Il fallait confirmer. Et il a fallu attendre longtemps : prévu début 1990, le second album des GNR ne sortira finalement que fin 1991.

Mais quel album !!!
Un double ! 2h30 de musique d'un coup !
C'est un chef d'œuvre que nous livre là le groupe.
Que d'inspiration...

La partie 1 commence par "Right Next Door To Hell" qui donne le ton : guitare saturées, rythme rapide, voix-mitraillette d'Axl. Tous les morceaux sont différents. Certains sont violents ( "Perfect crime", "The garden of eden", "Back of Bitch"), certains un peu plus calmes ( "Dead Horse", "Coma", "Don't damn me") et d'autres carrément cools ( "Dust n'Bones," "You ain't the First").

On retrouve des ballades ("Don't Cry", "November rain"). Les compositions sont époustouflantes. Les musiciens sont vraiment bourrés de talent. Duff, comme toujours impressionnant à la basse et que dire de Slash (Le dernier Guitar Hero?). Ils nous livre des solos épiques ("November Rain", "Double Talkin' Jive") ainsi que des riffs ravageurs. Tout en feeling...

A noter une reprise de "Live and let die" de Paul McCartney and Wings et un duo énorme avec Alice Cooper, "The Garden".

Au final on a un double album ( "Use your illusions" I et II ) majeur. Tout le monde attendait le groupe au tournant après le retentissant "Appetite". GNR a fait taire tous ceux qui doutaient. C'est un double album complet, l'aboutissement. A posséder absolument.


Ce disque est un des derniers grand disque de rock. Je me rappelle encore le moment (il y a 17 ans tout de même ) où je l'ai enfin trouvé le cd dans les bacs après plus d'un an d'attente, et je me rappelle de la première écoute. Je n'ai plus éprouvé ça souvent depuis.

Après ce disque, le groupe sortira un album de reprises punk, "The spaghetti incident" (d'ailleurs enregistré en même temps que "Use your illusions") et se disloquera ensuite. Slash créant dans un premier temps un groupe ("slash's snakepit"), Duff sortant de son coté un album solo magnifique ("Believe in me"), puis un groupe sans Axl Rose verra le jour : "Velvet Revolver". Pathétique ! Comme le nom du groupe le préfigurait.

Non. Le vrai retour des Guns se fera en novembre 2008 quand Axl Rose sort enfin l'album "Chinese Democracy".

"Use Your Illusions II", de Guns N' Roses.

Après l'article que j'ai laissé sur "Use your illusions part I" (voir un peu plus haut ), je ne reviendrai pas sur la naissance de ces deux albums.

Cette deuxième partie que je considère, de beaucoup, comme la meilleure des deux montre vraiment toute l'étendue du talent des Guns n' Roses.

L'album commence par "Civil war" qui était sorti quelques mois avant l'album en mini cd ( au profit des rescapés d'un tremblement de terre en Arménie, si mes souvenirs sont bons ) et qui sonne immédiatement comme un hymne. La chanson dégage une force énorme et conjugue à merveille des moments tranquilles et des coups de gueules d'Axl Rose, soulignés par des riffs puissants de Slash.

Ensuite, trois chansons plutôt tranquilles : "14 years", "yesterdays", et une reprise magnifique d'une chanson de Bob Dylan : "Knockin' on heaven's door". Un pur joyau. Je ne suis pas un grand fan du Robert mais je dois avouer que pour une fois, la reprise d'une chanson n'a pas l'air de dénaturer l'originale ; elle est simplement différente.

"Get in the ring", enregistrée live, est un règlement de compte du groupe envers certains journalistes qui sont même nommés dans les paroles. Suivie de "shotgun blues", rapide et violent. S'ensuivent trois chansons de belle facture : "Breakdown", "Pretty tied up" et "Locomotive", ces deux dernières compositions étant pour moi légèrement en dessous des autres morceaux.

Arrivent, enfin, deux morceaux divins, le bouquet final : "So fine" et "Estranged". "Estranged" est pour moi un monument de l'album, au même titre que "Civil war", "November rain" ou "The garden" (duo avec le romantique Alice Cooper ). Dans ces deux morceaux, le piano côtoie les guitare à la perfection. S'enchainent des passages très planants style ballade et des passages plus virils. C'est d'ailleurs deux des grandes marques de ce double album :

- Ce n'est absolument pas un album de hard-rock, mais vraiment une alternance de styles et de rythmes.
Du pur Rock n' roll. D'ailleurs, le groupe a complètement une rock n' roll attitude.

- Ce double album a vraiment une marque de fabrique qui lui donne un son si particulier : c'est le mélange du piano avec des riffs de guitares très puissants.


Ce double album, à sa sortie avait crée des émeutes à travers la terre entière. Je me rappelle que le jour de sa sortie, certains gros revendeurs de disques aux Etats-Unis étaient restés ouverts toute la nuit pour commencer à le vendre dès minuit. Des queues interminables lors de sa sortie au japon.

C'est vraiment un album qui a marqué son temps. A part avec quelques albums de Marillion ou de Led Zep, je n'avais jamais ressenti ça. Vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du génie. C'est la rencontre de virtuoses à leur sommet. Quelles compositions !!!

Un album à découvrir absolument, aucune discothèque digne de ce nom ne peut faire l'impasse sur ce double LP.

dimanche 11 mai 2008

Clutching at straws, Marillion

L'album "Clutching At Straws" est sorti en 1987. C'est le quatrième album studio de Marillion, et le dernier sous l'ère de Fish, le chanteur et leader charismatique du groupe. C'est le premier album du groupe qui sortira en CD (eh oui, nous sommes en 1987). "Clutching At Straws" est une expression anglaise qui signifie "se raccrocher à des brindilles", c'est-à-dire croire à des choses illusoires, à des chimères.

Après la sortie et le succès de "Misplaced Childhood" en 1985, le groupe reprend la route pour une immense tournée mondiale (dont Bercy rempli à ras bords, Les "Monsters of Rocks" en Europe, et une tournée américaine) qui ne s'arrêtera que fin 1986.
Les tensions entre les membres du groupe sont déjà très fortes. Fish est au bout du rouleau. Il vient de rencontrer Tamara, qui deviendra sa femme et lui donnera une fille, Tara. Les concerts à travers le monde, les interviews des médias de tous pays, les moments où le groupe compose prennent tout le temps de Fish et l'empêchent de vivre correctement sa vie sentimentale. Il se sent prisonnier de la machine Marillion. Le fantôme de Kay Lee plane au dessus de lui...

samedi 10 mai 2008

Misplaced Childhood, Marillion

Il y a pratiquement vingt ans (euh ! En fait un peu plus de vingt ans...), alors que j'étais en quatrième au collège, j'ai rencontré un pote avec un casque de walkman sur les oreilles. Je lui demande ce qu'il écoutais. Il m'a répondu : "je ne peux pas t'expliquer. Tiens, écoute !". C'était "Pseudo Silk Kimono", le premier morceau de l'album "Misplaced Childhood" de Marillion. Je suis toujours aussi dingue de ce groupe 20 ans (ça va, ça va ! on arrondit, c'est plus simple) après et je remercie le ciel que ce pote m'aie fait écouter ça (Jean-Louis M., si tu me lis...). Je ne sais même pas comment j'aurais pu découvrir ce groupe magique tant ils étaient peu médiatisés en France.
Je dis "étaient" car je considère que la formation a disparu musicalement pour moi en 1988 quand Fish, le chanteur et leader charismatique de Marillion, a décidé de quitter le groupe. Marillion existe toujours aujourd'hui mais produit une musique plus pop et qui n'a plus grand chose à voir avec Marillion sous l'ère Fish. A l'époque, le groupe était composé ainsi :

Fugazi, Marillion

Consécutivement à la sortie de "Script For a Jester's Tear" en mars 1983, le groupe est tout de suite reparti en tournée. Marillion commence à se forger une solide réputation sur scène. Les sept années de Marillion sous l'ère Fish sont sept années de tournées entrecoupées de courtes périodes d'écriture et d'enregistrements. Suite à la tournée au Royaume-Uni, le torchon brule entre Mick Pointer et le reste de la troupe. Des tensions irrémédiables apparaissent. Mick Pointer est débarqué malgré que ce ne soit pas vraiment le meilleur moment pour le faire. Le groupe se met immédiatement et dans l'urgence à la recherche d'un batteur car la tournée américaine arrive à grands pas. D'autre part, Marillion veut déjà commencer les sessions d'écriture du second album.

Andy Ward, ex-batteur de Camel est embauché, sans réelle audition, grâce à sa renommée. Après quelques jours d'écriture en juin au Pays de Galles avec le reste de la formation, Andy Ward fera même une apparition dans un clip de Marillion : "Garden Party" qui est tourné à ce moment-là pour la promotion de l'album " Script For a Jester's tear". Marillion part ensuite en tournée aux états-Unis. Après quelques semaines, le groupe se rend tout de suite à l'évidence : Andy supporte très mal la vie en tournée et tombe dans une sérieuse dépression et dans l'abus d'alcool. Le groupe est obligé d'annuler une série de concerts, Andy étant dans l'incapacité de jouer.

vendredi 9 mai 2008

Script for a jester's tear, Marillion

Au commencement était Silmarillion, groupe de rock progressif britannique, dont le nom est tiré de l'œuvre de J.R.R. Tolkien, auteur du "Seigneur des anneaux". Nous sommes en Décembre 1978 et la bande est formée à l'époque de Mick Pointer, batteur et Doug Irvine, bassiste.

A ses balbutiements, la formation est alors uniquement instrumentale. En août 1979, ils engagent un claviériste, Brian Jelliman et un guitariste, Steve Rothery. Leurs morceaux, écrits à l'époque se nomment " The Haunting Of Gill House ", " Herne The Hunter ", " Scott' Porridge ", " Lady Fantasy ", " Alice "... et une chanson appelée " Close " qui deviendra plus tard " The Web ". Les plus fervents des fans de Marillion ont tous des bootlegs contenant ces morceaux, mais hormis leur aspect "les prémices de..." ou "ça fait parti de l'histoire de...", l'intérêt musical est pour le moins discutable. Il s'agit alors pour la plupart de morceaux instrumentaux avec deci-delà quelques vers chantés ou lus. La musique est un peu expérimentale et folklorique, dans la tradition des groupes de rock progressif des années 70. Rien de bien nouveau dabs tout cela ! La formation tourne alors dans les pubs de la region de Aston Clinton, une petite ville proche d'Aylesbury, au nord-ouest de Londres. Doug Irvine quittera le groupe en 1980 et Silmarillion va se mettre à la recherche d'un remplaçant et d'un chanteur...