dimanche 16 décembre 2012

Va t'en, Depardieu !

Tu oses écrire une lettre ( ouverte, évidemment ) au premier ministre pour essayer de justifier ton départ. Tu veux quitter la nationalité française ! J'espère que tu vas aussi fermer toutes tes affaires, tes vignes, tes restaurants, si tu as encore un peu d'honneur.

Je te rappelle que ce pays t'a tout donné, que ton argent est celui que les français ont donné pour te voir. Je te rappelle aussi que ce pays que tu quittes lève l'impôt pour toi. Et oui, chaque français, chaque fois qu'il achète un ordinateur, une tablette, un disque dur, une clé USB, etc... paie une taxe sur la copie privée qui te permets de continuer à t’empiffrer.

Mais regarde toi, Gérard ! Regarde toi dans un miroir et vois ce que tu es devenu. Tu veux quitter la France ? Tu te sentais à l'étroit dans ton hôtel particulier de 1800 m² ? Tu as peur de manquer ? Et bien casse-toi ! Je suis à découvert, certainement au chômage dans  trois mois : un comportement comme le tien me file la gerboulade.

Tu prétends avoir apporter beaucoup à la France. Crois-tu vraiment à une chose pareille ? Chacune de tes apparitions est un moment pénible.  A part un profond sentiment de honte, tu penses inspirer quoi aux français quand tu montres ton zgeg à une hôtesse de l'air ou quand tu te pètes la gueule à moitié ivre avec ton scooter.

J'espère au moins que tu n'oseras plus reprendre le rôle d'Obelix le gaulois. De toutes façons, je pense que tu dois être trop dodu pour tenir le rôle, maintenant.

Et j'espère que chaque français, à qui il reste le pouvoir du porte-monnaie (le seul vrai) réfléchira bien avant de se payer une place de ciné pour un film dans lequel tu joues.  Que chaque français réfléchira avant d'aller manger dans un de tes restaurants ou d'acheter une bouteille de tes vins.

Adieu !

vendredi 2 novembre 2012

"Glamour Attitude", de Jay McInerney.

Voici un écrivain que je ne citerai pas forcément parmi la liste de mes auteurs préférés mais de qui je lis les romans avec assez de plaisirs. Jay McInerney est un écrivain américain né en 1955. Il a connu le succès dès la parution de son premier roman "Journal d'un oiseau de nuit" en 1984. J'avais bien aimé son roman "Vingt ans et des poussières", paru en 1992, et sa suite "La belle vie", parue en 2006.Il a un site internet : jaymcinerney.com

Dans ses romans, Jay McInerney s’évertue à décrire la jeunesse aisée de Manhattan, confrontée à au sexe, à la drogue, à l'oisiveté. "Glamour attitude" n’échappe pas à la règle. On suit l'histoire de Connor McKnight. Connor est rédacteur dans une revue féminine et vit en couple avec un mannequin, Philomena Briggs, ce qui fait de lui quelqu'un de vaguement en vue à New York.

lundi 29 octobre 2012

"Les témoins de la mariée", de Didier Van Cauwelaert.

Et bien ! Ça faisait belle lurette que je n'avais pas lu un roman de Didier Van Cauwelaert ! Alors que plus jeune, je dévorais chacun de ses romans, je m'étais lassé un peu avec le temps.

Didier Van Cauwelaert est un écrivain, dramaturge et cinéaste français né en 1960 à Nice. Il est l'auteur à 52 ans d'une bonne trentaine d'ouvrages, dont au moins vingt cinq romans. Gros vendeur de livres, il est aussi le lauréat de nombreux prix littéraires, dont notamment le prix Goncourt en 1994 pour son roman "Un aller simple".

"Les témoins de la mariée", c'est l'histoire de cinq potes et de la future femme de l'un d'eux. Marc Hessler est photographe mondialement connu, réclamé par les riches, les célèbres et les puissants. Ayant fait fortune, il en fait profiter allègrement ses quatre amis :  Marlène est devenue galeriste grâce à lui, Jean-Claude dirige un hôtel de luxe  dont il est actionnaire, Lucas défend la cause tibétaine après avoir arrête sa carrière de journalisme et Hermann, alias "Bany", est une sorte d'homme à tout faire, s'occupant de ses affaires, de ses résidences et de sa collection de voitures anciennes.

"Les sortilèges du Cap Cod", de Richard Russo.

"Les sortilèges du Cap Cod" est le dernier livre paru en France de Richard Russo, un écrivain américain né en 1949. Alors qu'il est un de mes auteurs préférés, avec certains livres que j'ai adorés ( "Un homme presque parfait", "Un rôle qui me convient", "Le déclin de l'empire Whiting"), j'avais été très légèrement déçu par son précédent roman, "Le pont des soupirs". C'est donc avec un peu d'appréhension que j'ouvre ce nouveau roman.

Le personnage principal est Jack Griffin. Jack et sa femme Joy sont invités au mariage d'une copine de leur fille. Suite à une petite engueulade avec Joy, ils vont se rendre séparément au mariage, Jack devant en profiter pour passer par Cap Cod afin de deverser les cendres de son père dans ce haut lieu des vacances familiales de son enfance.

mercredi 24 octobre 2012

"Darling", de Jean Teulé.

Je ne présente pas Jean Teulé à nouveau ( voir ici et ici ). "Darling" est son quatrième roman sur les treize qu'il a écrits, et a été publié en 1998. J'avoue que j'ai acheté ce livre d'occasion et sans trop d'envie, parce que j'avais été largement refroidi par "Les lois de la gravité". "Darling" faisant le même format...

Darling, c'est l'histoire de Catherine Nicolle, une paysanne normande au physique ingrat. C'est une cousine lointaine de Jean Teulé. Cette cousine, qui a eu une vie particulièrement difficile, a contacté Jean  Teulé pour qu'il raconte son histoire.

Et son histoire n'est pas gaie. Déjà dans le ventre de sa mère , elle cause des dégâts et va se mettre son père à dos. Malmenée par ses proches, elle s'évade en regardant les camions passer sur la Nationale bordant la ferme familiale. Elle apprend à lire avec les plaques d'immatriculation et les publicités des bâches de camions et n'a qu'un rêve, partir avec un routier ! Son rêve va se réaliser mais elle va vite déchanter car sa vie déjà difficile va devenir un véritable enfer.

jeudi 18 octobre 2012

"Apocalypse bébé", de Virginie Despentes.

Avec un titre et une couverture dignes d'un livre de Maurice G. Dantec, "Apocalypse bébé" ne pouvait qu'attirer l’œil. Ce livre marque en 2010 le retour de Virginie Despentes au roman après  six ans d'autres expériences. Auteure au parcours vraiment surprenant ( cf wikipedia ), elle a publié six romans, dont notamment "les jolies choses", prix de Flore 1998. "Apocalypse bébé" a obtenu le Renaudot 2010 et a été au troisième tour du Goncourt de la même année, battu par Houellebecq pour son roman "La carte et le territoire".

 Lucie est une anti-héroine. La quarantaine, sans charme, elle est détective privée pour une agence. Mais elle est au bas de l'echelle : elle suit les ados dont les parents veulent connaître les occupations. Alors qu"'elle est justement en train de filer le train à Valentine Galtran depuis 15 jours sans noter de comportement anormal, Valentine disparaît de sa vue, profitant d'un moment d'inattention de Lucie.  Le problème, c'est que Valentine ne refait pas surface chez elle, ni au lycée.

lundi 15 octobre 2012

"Les privilèges", de Jonathan Dee.

Voici un livre acheté un peu par hasard. Bon, je l'admets, un hasard calculé, et guidé par la lecture de résumés du livre et de quelques critiques du livre. Le prix des livres et mes revenus étant ce qu'ils sont, il est devenu obligatoire pour moi de faire un petite sélection plutôt que de partir totalement dans l'inconnu, malheureusement, comme je le faisait à une époque. Avantage : pas trop de mauvaises surprises. Inconvénient : pas facile de dénicher un bon roman inconnu de tous.

Jonathan Dee est un écrivain américain né en 1962 à New York. Il est l'auteur de cinq romans. Le dernier et le seul de son oeuvre actuellement publié en France, par Plon, est donc "Les privilèges" pour lequel il a remporté le prix Fitzgerald et surtout, pour lequel il a été finaliste du Pulitzer.

jeudi 11 octobre 2012

"La peste", d'Albert Camus.

Ça fait des années et des années que je me dis qu'il faut que je lise un livre d'Albert Camus. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, je n'en avais pas envie. C'est une interview télévisée de Michel Onfray parlant de la vie d'Albert Camus qui m'a poussé à le faire en me présentant un personnage éminemment sympathique. Né en 1913 en Algérie et mort précocement dans un accident de voiture en 1960, Albert Camus a plusieurs casquettes : romancier, journaliste, essayiste, philosophe, dramaturge... Son œuvre et son engagement politique lui valent le prix Nobel de littérature 1957.

"La peste" est un roman sous forme de chronique. Le narrateur, inconnu jusqu'à la fin du livre quasiment, décrit une épidémie de peste ravageant la ville d'Oran.
Le docteur Rieux, personnage principal du livre, découvre un rat mort devant sa porte. Au cours de ses tournées, il voit que dans toute la ville, les rats remontent des égouts pour venir mourir en surface, de plus en plus nombreux. 

lundi 8 octobre 2012

"Le pouvoir du chien' de Thomas Savage.

Thomas Savage est un écrivain américain né en 1915 à Salt Lake City en 1915 et disparu en 2003. Peu traduit et peu connu en France, il est l'auteur de treize romans."Le pouvoir du chien" a été publié en 1967. C'est son cinquième roman, il a paru en 2002 en France. Ce roman semble directement inspiré de sa vie personnelle puisqu'il a vécu lui-même dans un ranch du Montana après le remariage de sa mère alors qu'il avait cinq ans en 1920.

On se retrouve donc au début des années 20 dans un ranch du Montana dirigé par les frères Burbank, Phil et Georges qui ont pris la successions de leurs parents. Les deux frères forment un duo étrange mais l'affaire est prospère et ils sont considérés comme des personnages importants du Montana et sont à la tête d'une solide fortune.

mercredi 3 octobre 2012

"No et moi", de Delphine de Vigan.

"No et moi" est le quatrième roman des six romans de  Delphine de Vigan. Publié en 2007, il rencontre le succès, obtient le prix de libraires 2009 et le prix du Rotary international 2009 et est adapté au cinéma par Zabou Breitman. Delphine de Vigan est une écrivaine française née en 1966 à Boulogne-Billancourt.

"No et moi" est un roman à la première personne. Lou Bertignac, la narratrice est un jeune adolescente de 13 ans. Surdouée - un QI de 160 - et légèrement excentrique, elle a une vie légèrement isolée et est amoureuse de Lucas, un bad boy au cœur tendre de 17 ans qui semble la regarder avec bienveillance. Au collège, elle décide de faire un exposé sur les sans-abri. Elle se rend souvent à la gare d'Austerlitz pour observer les gens et elle fait la rencontre de No ( Nolwenn ), une jeune femme de 18 ans, SDF. 

lundi 1 octobre 2012

"Toutes les familles sont psychotiques", de Douglas Coupland.

Voici un livre que j'ai acheté par hasard, certainement attiré par le titre et la couverture jaune. Douglas Coupland est un écrivain canadien, né sur une base de l'OTAN en Allemagne en 1961. Dès son premier ouvrage, "Génération X" publié en 1991, il rencontre le succès dans les pays anglo-saxons. Celui-ci ne sera publié en France qu'en 2004. "Toutes les familles sont psychotiques", également publié en France en 2004, est son septième roman. Il a un site internet plutôt réussi mais uniquement en anglais : www.coupland.com.

Il est difficile de raconter l'histoire de "Toutes les familles sont psychotiques" tant celle-ci est farfelue. La famille Drummond est pour le moins singulière. Elle doit se retrouver au complet pour un événement : le départ dans l'espace de Sarah. Sarah, la surdouée des enfants Drummond va en fait devenir la première cosmonaute handicapée à partir dans l'espace. Ce qui devait devenir une occasion pour cette famille  pour le moins décalée de retrouver un semblant de cohésion va surtout mettre en avant la difficulté de chacun de ses membres à être "normal".

samedi 8 septembre 2012

"La vie très privée de Mr Sim", de Jonathan Coe.

Jonathan Coe, écrivain britannique de 51 ans, est depuis quelques années un de ma auteurs favoris. "La maison du sommeil", "Testament à l'anglaise", Bienvenue au club" et "Le cercle fermé" sonr des romans que j'ai vraiment trouvés excellents. Par contre, assez déçu par son avant dernier livre, "La pluie avant qu'elle tombe", je me suis plongé dans "La vie très privée de Mr Sim" avec un peu d'appréhension : la peur de la déception...

Le personnage principal, Maxwell Sim, bientôt la cinquantaine, vit une période difficile. Il rentre d'un voyage en Australie pour voir son père et comme d'habitude, cette rencontre a été démoralisante. Il n'a toujours pas réussi a tissé des liens avec lui et son séjour s'est avéré aussi décevant qu'il pouvait le prévoir. Sa femme a souhaité divorcé et sa fille dissimule à peine le mépris qu'elle a pour lui. Qui plus est, son voisin dans l'avion meurt d'ennui, au sens propre, en l'écoutant pendant son retour en Angleterre.

lundi 3 septembre 2012

"Dans la foule", de Laurent Mauvignier.

Le Heysel. Ce seul nom rappellera à tout un chacun le drame survenu le 29 mai 1985. Le Heysel - aujourd'hui le stade Roi-Baudoin, à Bruxelles - a été le théâtre, lors de la finale de la coupe d'Europe des clubs champions opposant les anglais de Liverpool et les italiens de la Juventus de Turin, d'une tragédie mémorable. Avant le match, des supporters anglais, des hooligans et des supporters emportés par l'ambiance, donnent l'assaut des tribunes italiennes. L'enceinte de l'ouvrage est un vrai gruyère, des spectateurs réussissent à rentrer sans billet, les consignes de sécurité inexistantes et les forces de l'ordre ridiculement peu nombreuses. Les quelques murets et grillages de sécurité tombent et les italiens, bloqués (l'organisateur n'autorise pas l'ouverture des accès sur la pelouse) sont tabassés, écrasés par la bousculade. Le bilan est effroyable : 39 morts, pour la plupart italiens. Incroyable, le match sera tout de même joué, les organisateurs craignant que l'annulation n'empire les choses.

dimanche 2 septembre 2012

"Un autre monde", de Barbara Kingsolver.

Peu connue en France, Barbara Kingsolver s'est petit à petit imposée comme une des écrivaines majeures de la littérature contemporaine américaine. Découverte par hasard à la lecture d'un blog, je me suis mis à lire fidèlement tous ses romans, toujours emprunts d'une morale écologique, de justice sociale et d'un respect pour les minorités.

Son dernier roman, publié en 2009 en VO sous le titre "The lacuna" a paru en France en 2010 sous le titre ridicule de "Un autre monde". Je suis souvent surpris (pour ne pas dire plus) des traductions des titres de livres mais là, c'est particulièrement affligeant puisque la lacune ( Lacuna ) a une importance déterminante à la fin du roman !

"Un autre monde" est un roman un peu différent des autres romans de Barbara Kingsolver  :

samedi 16 juin 2012

"Une prière pour Owen", de John Irving.

La première chose que je fais  après avoir lu la dernière phrase d'un roman, c'est de noter sur la première page le mois et l'année de cette lecture. Alors que je relis assez souvent des romans que j'avais apprécié, quelle surprise de lire sur la première page d'"Une prière pour Owen" : 12/93. Presque vingt ans depuis ma dernière lecture de ce roman. Mais il y a une raison à cela. La fin de ce roman est tellement marquante que cela ne me disait rien de le relire alors que je me remémorais très précisément ce qu'il s'y passait dans les dernières pages. Mais je m'y suis tout de même replongé.

Je ne vous présente plus John Irving, je l'ai déjà fait plusieurs fois. Ce célèbre écrivain américain, quand il explique sa façon d'écrire, nous dit que lorsqu'il commence la rédaction d'un roman, il sait comment celui-ci finit exactement et même qu'il connait quasi-textuellement les dernières phrases de ce livre. Dans "Une prière pour Owen", on a la démonstration que c'est vrai. Tout le récit et le comportement des personnages sont dictés par la fin du roman.

jeudi 10 mai 2012

"C'est ici que l'on se quitte", de Jonathan Tropper.

Je m'attaque à "C'est ici que l'on se quitte" sans trop d'illusion. Pour deux raisons : d'abord le titre, peu engageant et puis parce depuis "Le livre de Joe", qui semblait prometteur, je suis constamment déçu par ses livres ("Tout peut arriver", "Pertes et fracas"...). On notera tout de même une fâcheuse tendance pour les titres banals.

"C'est ici que l'on se quitte" est un roman à la première personne. On y suit Judd Foxman, qui est pour le moins dans une très mauvaise passe. En rentrant chez lui un peu plus tôt, gâteau à la main pour fêter l'anniversaire des trente ans de sa belle épouse, il la découvre en train de faire l'amour avec son propre patron à lui et qui plus est, elle lui met un doigt dans l'anus, ce qu'elle ne lui a jamais fait à lui !

dimanche 6 mai 2012

"Le pont des soupirs", de Richard Russo.

Au fil des années et des romans est devenu un de mes écrivains préférés. Né en 1949 aux Etats-Unis, Richard Russo est titulaire d'un doctorat en philosophie et d'une maîtrise des Beaux-Arts et il a enseigné la littérature avant de se mettre à écrire. Il a obtenu le Pulitzer pour son roman "Le déclin de l'empire Whiting". "Le pont des soupirs" est son cinquième roman. C'est un gros roman de 730 pages comme je les affectionne.

L'histoire se déroule à Thomaston, petite ville imaginaire au nord de New York. Lou C.Lynch arrive à la soixantaine. Il a toujours vécu à Thomaston, n'a jamais voyagé. Il a hérité de ses parents un "empire" de  trois épiceries qu'il s'apprête à transmettre à son tour à son fils. Marié depuis quarante en à Sarah, il mène une vie plutôt tranquille et il est apprécié dans sa communauté. Il s'est mis depuis quelques moi à écrire un livre sur sa ville, Thomaston, mais petit à petit, ce livre ressemble de plus en plus à l'histoire de sa vie.

jeudi 3 mai 2012

"C'est une chose étrange à la fin que le monde", de Jean d'Ormesson.

Chaque fois que l'on ouvre un livre de Jean d'Ormesson, la seule certitude que l'on a, c'est que l'on va être confrontés à l'érudition et à l’espièglerie de l'auteur. "C'est une chose étrange à la fin que le monde" ne fait pas exception à la règle. Jean d'Ormesson (87 ans, s'il vous plait) est l'auteur de 35 livres, romans ou essais et membre de l'académie française. "C'est une chose étrange à la fin que le monde" a paru en 2010. Son titre est le premier poème d'un recueil de  Louis Aragon, "Que la vie en vaut la peine".

Et ce titre, qui parait bizarre au premier abord, colle parfaitement avec le contenu du livre. Mélange entre un roman pour la forme et un essai, "C'est une chose étrange à la fin que le monde" est une réflexion sur les questions essentielles : Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Aurions-nous pu ne pas être ? Dieu existe-t-il ?...

mercredi 25 avril 2012

"Portnoy et son complexe", de Philip Roth.

Voici un auteur que je lis volontiers. Philip Roth est l'un des maitres de la littérature nord-américaine. Né en 1933 à Newark aux Etats-Unis, il est l'auteur de plus d'une trentaine de livres. "Portnoy et son complexe" tient une place particulièrement importante dans son œuvre car c'est le roman qui l'a révélé au grand public. Ce roman est fréquemment classé parmi les plus grand roman du XXème siècle.

Alexander Portnoy est un fonctionnaire à la mairie de New York. Ce roman est un monologue : ce sont les confessions de Portnoy à son psychanalyste. Élevé dans le quartier juif de Newark, New Jersey, Alex nous raconte son enfance entre son père, commercial de petite envergure passant son temps sur la cuvette des toilettes à essayer de vaincre une constipation chronique et une mère juive envahissante qui passe son temps à le mettre sur un piédestal et qui lui reproche en permanence son manque de reconnaissance.

mercredi 11 avril 2012

"La carte et le territoire", de Michel Houellebecq.

Enfin sorti en poche ! Ça faisait un moment que je l'attendais. Un an et demi avant la sortie en poche, ça fait beaucoup. "La carte et le territoire" est le cinquième roman de Michel Houellebecq. Michel Houellebecq a (enfin !) obtenu le Goncourt avec ce livre.

Considéré par beaucoup comme un des auteurs majeurs de la littérature française contemporaine, chacun de ses roman est aussi sujet à controverse et à des critiques acerbes. La personnalité très particulière du romancier, sa rareté médiatique, ses propos provocateurs jouent un rôle important dans les sentiments qu'il provoque.

"La carte et le territoire", c'est l'histoire de Jed Martin, un artiste qui s'était fait connaître aux Beaux-arts en réalisant une série de photos remarquée d'objets métalliques usinés. Quelques années plus tard, il expose une série photographique de cartes routière Michelin. Cette exposition, "La carte est plus intéressante que le territoire", est un succès. Remarqué par Olga, une magnifique russe responsable de la fondation artistique de Michelin, il va vivre une relation passionnelle avec elle avant que celle-ci ne s'envole vers d'autres projets professionnels. Un accord avec Michelin va lui assurer un train de vie confortable, mais curieusement, Jed Martin va délaisser la photos de nombreuses années pour se consacrer à la peinture.