vendredi 6 janvier 2012

"Ritournelle de la faim", de J.M.G Le Clezio.

Après 25 ans de lecture intensive, je me retrouve encore avec des auteurs importants que je n'ai pas encore lus. J.M.G (Jean-Marie Gustave !) Le Clezio fait partie de ceux-là. Ca ne pouvait plus durer ! Son œuvre est dense : plus de cinquante ouvrages à 71 ans. De multiples prix littéraires ont jalonné son parcours, dont le Nobel, le Renaudot, le prix de l'Académie Française. Je me suis lancé donc dans la lecture de "Ritournelle de la faim" avec gourmandise, mais aussi avec un peu d'appréhension. C'est souvent quand on attend beaucoup que l'on est déçu. 

"Ritournelle de la faim" nous conte l'histoire d'Ethel, une jeune adolescente d'origine mauricienne dans le Paris des années trente. Son grand-oncle, Samuel Soliman s'occupe beaucoup d'elle, l'emmène promener dans Paris, lui prodigue des conseils et fait d'elle son héritière. Mais Alexandre, le père d'Ethel, une grande gueule, décide de gérer l'héritage de sa fille. Entre placements désastreux, investissements dans des sociétés n’existant même pas, membres de lafamille à dépanner, amis intéresses, Alexandre niera pendant trop longtemps l'évidence, la famille cours à la ruine. Alors que se déclare la seconde guerre mondiale, Ethel décide de prendre les rênes de la famille. Mais il est trop tard. La famille part dans le sud où la faim va commencer à se faire sentir.

jeudi 5 janvier 2012

"Un patron modèle", de Seth greenland.

Dans mon article précédent, "La vie en sourdine", je disait à quel point la couverture du roman de David Lodge était moche. Et bien, là, pour "Un patron modèle", je ne sais même pas quoi dire ! Ça fait mal aux yeux tellement c'est vilain. On dirait une couverture de roman Harlequin... Si je n'avais pas lu l'excellent premier roman de Seth Greenland, "Mister Bones", il y a, à peu près, zéro pour cent de chance pour que j'achète celui-ci. Je n'avais jamais lu de livre aux éditions Liana Levi. Je suis allé faire un tour sur le site internet de cet éditeur pour voir si le mauvais goût avait été institué en règle et apparemment, il n'y a pas que des couvertures mièvres. 

Ce n'est pas que je focalise particulièrement sur la couverture mais il y a deux choses tout de même qui me font penser que le physique du livre est important : tout d'abord, un livre, ça coûte cher et donc on est en droit d'avoir un bel objet. Ensuite, la couverture, c'est l'emballage de l’œuvre. Donc, elle doit refléter le contenu au mieux. Quand je prends une barquette de lasagnes au rayon surgelés, je ne m'attends pas à manger des saucisses -lentilles. C'est compliqué de faire des choix, lorsque l'on est dans les rayons d'une librairie. La couverture du livre devrait à mon sens pouvoir nous aider.

mercredi 4 janvier 2012

"La vie en sourdine", de David Lodge.

Quelle couverture affreuse ! Je comprends que c'est certainement judicieux d'essayer de se faire remarquer dans les rayons d'une librairie, mais il y a peut-être des limites. J'ai quand même rarement vu un contenant aussi peu en rapport avec le contenu. D'autant que David Lodge n'a certainement pas besoin de ça pour être lu. Parce que Mr Lodge a une sacrée carrière derrière lui, avec une trentaine d'ouvrages dont une vingtaine de romans. C'est qu'il n'est plus tout jeune, l'artiste. Il est né en 1935 à Londres. Docteur en philosophie, il enseigne la littérature anglaise jusqu'en 1987, puis se consacre ensuite uniquement à l'écriture. Traduit très tardivement en français (1990), ses premières œuvres datent de 1960.

Comme très souvent dans les romans de David Lodge, l'action de "La vie ne sourdine" se déroule dans le milieu universitaire anglais. Le personnage principal, Desmond, professeur de linguistique, a décidé de prendre sa retraite avec un petit peu d'avance quand l'occasion se présente à lui, suite à la réorganisation du département dont il dépend. Il faut dire que Desmond souffre d'un handicap de plus en plus gênant : Il n'entend presque plus rien. Il n'est pas complètement sourd mais un appareil auditif est tout de même nécessaire. Et depuis quelques temps, il se retrouve de plus en plus souvent dans des situations désagréables en voulant essayer de cacher aux autres son handicap. Comme à cette réception où une magnifique jeune femme vient lui parler. Les appareils auditifs ayant beaucoup de mal à faire la différence entre une discussion et un brouhaha général, Desmond ne comprendra absolument rien de ce qu'elle lui dit.

lundi 2 janvier 2012

"Sous le règne de Bone", de Russel Banks.

Petit à petit, je continue de découvrir l’œuvre de Russel Banks, assurément un grand de la littérature américaine. Après "Hamilton Stark" que j'avais trouvé plûtot moyen, "De beaux lendemain", que j'avais aimé et "Affliction", que j'avais trouvé particulièrement excellent, voici donc "Sous le règne de Bone", considéré par beaucoup comme un roman majeur de l’œuvre de ce romancier. Russel Banks est né en 1940 dans le Massachusetts. Il est l'auteur de 16 romans ou recueils de nouvelles. "Sous le règne de Bone" a paru en 1996 et beaucoup de critiques à l'époque ont comparé ce roman avec le "Huckleberry Finn" de Mark Twain.

L'histoire, c'est Chappie qui la raconte. Chappie est un adolescent américain de quatorze ans pour qui rien ne va plus : il ne va quasiment plus à l'école, fume de plus en plus d'herbe, vole de l'argent notamment à ses parents pour se la payer. Qui plus est, son beau-père est violent et a des tendances pédophile. Il quitte donc le domicile familial et se met à naviguer de squat en squat, en compagnie de son ami Russ. Présumé mort après l'incendie d'un squat qu'il partageait avec des bikers marginaux, Chappie va renaitre sous le nom de Bone (Os en anglais, dû à un tatouage qu'il a). Après de multiples aventures, Bone va faire une rencontre essentielle : I.man, un vieux rastafari qui va devenir son guide le conduire à la Jamaïque où il va essayer de retrouver son vrai père.

vendredi 30 décembre 2011

"Précis de médecine imaginaire", d'Emmanuel Venet.

Ce "précis de médecine imaginaire", j'ai eu envie de le lire en voyant quelques articles de presse en parler et en observant avec bienveillance que son auteur était lyonnais. Mais, point de chauvinisme ! Je me le suis donc procuré. Emmanuel Venet est donc né dans l'ancienne capitale des Gaules en 1959. Il est psychiatre.

Dans ce livre, Emmanuel nous fait une peinture quelque peu tendre et nostalgiques de toutes sortes de maladies que nous avons pu avoir dans l'enfance ou de celles, plus graves dont on entendait parler à voix basse. Mais aussi des remèdes, des mythologies liées à ces maladies. Cela se présente donc comme un recueil de nouvelles douces-amères, un dictionnaires de maladies qui ne nous donne pas la définition scientifique ou médicale, mais plutôt la représentation que l'on s'en fait au niveau affectif.

"La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", de Michel Folco.

La sortie d'un livre de Michel Folco est toujours pour moi un  petit évènement pour deux raisons : tout d'abord parce qu'en moyenne, il sort un livre tous  les 5 ans, et ensuite parce qu'il est l'auteur d'un des livres que j'ai le plus aimé et que j'ai déjà relu au moins trois fois : "Dieu et nous seuls pouvons : Les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs" qui a été adapté de façon malheureuse au cinéma par Christian Fechner sous le titre " Justinien Trouvé ou le Batard de Dieu". Donc, une grande attente, surtout que son précédent roman, "Même le mal se fait bien" était particulièrement réussi. Michel Folco est né en 1943 à Albi.

Là, pour "La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", Michel Folco se lance dans un projet ambitieux : conter la genèse, la jeunesse et l'adolescence d'Adolf Hitler. Je dis "ambitieux" parce que plusieurs écrivains se sont déjà essayé à ce sujet et surtout parce que Michel Folco a une écriture plutôt drôle et truculente, ce qui parait pour le moins en contradiction avec le sujet.

Comme souvent dans les romans de Michel Folco, il y a un savant mélange de réalité historique et de fiction. Tout sur les origines quelques peu confuses d'Hitler, sur son histoire, sur certaines de ses rencontres sont véridiques. Par contre, certaines situations, certains personnages et les dialogues sont, eux, directement issus des circonvolutions du cerveau de Folco


mercredi 28 décembre 2011

"La Femme de hasard", de Jonathan Coe.

J'ai toujours eu de l'admiration pour les éditeurs qui dénichent de nouveaux talents. Et il faut bien reconnaître que des fois, il faut sacrément avoir du flair. Autant celui qui a découvert john Irving en lisant "Liberté pour les ours !" a eu un petit boulot bien pépère, autant celui qui a décelé un futur grand de la littérature anglaise en lisant "La femme de hasard" doit être un descendant d'Elisabeth Teyssier de Nostradamus

Car talentueux, Jonathan Coe, auteur britannique de 50 ans l'est assurément. Son deuxième roman, "Une touche d'amour", commencera à le démontrer. Mais c'est avec son quatrième roman, "testament à l'anglaise" que Coe entrera dans la cour des grands. Donc, encore bravo donc pour la personne qui a découvert Jonathan Coe ( et bonne chance, il en faut !).

lundi 26 décembre 2011

"Jack l'épate et Mary pleine de grâce", de Joseph Connolly.

En voyant la photo de Joseph Connoly, un peu plus bas sur cette page, vous serez certainement saisis par ce physique complètement décalé et hors-normes. Et il se pourrait bien que le même état de surprise ne vous submerge en ouvrant l'un de ses romans. 

Joseph Connolly est un écrivain britannique né en 1950. Il est l'auteur d'une dizaine de romans. Il a longtemps été libraire avant de devenir romancier à plein temps. Un peu plus connu en France depuis que Michel Blanc a adapté son roman "Vacances anglaises" au cinéma sous le titre " Embrassez qui vous voudrez", chacun de ses romans est un best-seller.

Il est pour moi typiquement le genre d'écrivain qui se bonifie avec le temps. Alors que nombre d'auteurs n'ont plus rien à raconter après leur premier roman, on sent que chez Connoly, l’écriture est un long apprentissage et que ce sont ses "petits romans" du début qui lui on permis d'apprendre à maitriser l'art d’écrire et d'affiner son style propre. Car Joseph Connolly a un style reconnaissable entre tous. Ses romans se racontent la plupart du temps à la première personne, à ceci près que le narrateur ne narre pas : il pense. En effet, c'est comme ci l'on se retrouvait dans le crane des personnages. Et cela donne un style vif et ironique, ça permet de mieux comprendre la psychologie des personnages. Si ses premiers romans ont souvent été considérés comme "juste" des romans humoristiques, ce que l'auteur, amateur de Tom Sharp et de P.G Wodehouse ne renie pas, ils ont toujours une part de critique de la société. Et puis au fil du temps, l'écriture s'est affinée, la psychologie des personnages s'est développée, les thèmes sont de plus en plus sérieux. Son roman précédent, "L'amour est une chose étrange" marquait déjà très nettement cette évolution.

"Dans le café de la jeunesse perdue", de Patrick Modiano

Il est des auteurs dont on entend souvent parler, et dont on a un peu honte de n'avoir rien lu. C'était le cas de Patrick Modiano pour moi. Au cours de sa "carrière", Modiano a écrit une vingtaine de roman, raflé une flopée de prix littéraires et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il ne m'inspirait pas. J'ai tout de même voulu remédié à ça et donc, je me suis lancé.

"Dans le café de la jeunesse perdue" a paru en 2007. Patrick Modiano y dépeint le portrait d'une jeune femme, Jacqueline Delanque, alias Louki, qui se retrouve chaque soir parmi les habitués du Condé, un café où se réunit chaque jour une jeunesse littéraire et bohème. L'histoire est contée par quatre narrateurs successifs qui vont dévoiler chacun une facette de la personnalité de Louki. Tout d'abord un étudiant des Mines, habitué du Condé qui va décrire certaines de ses apparitions au café. Le deuxième narrateur, Caisley, est un détective, ancien des RG. Il a été chargé par le mari de Louki, un patron d'agence immobilière, de retrouver celle-ci. Caisley  va nous en dire un peu plus sur la vie de Louki a travers l’enquête qu'il a mené pour la retrouver. Ensuite, Louki elle même prend la parole. Louki va nous en dire un peu plus sur son enfance. Et enfin, la dernière voix est celle de Roland, un amant ayant partagé quelque temps la vie de Louki et avec qui il forme un couple sans attaches, sans passé ni futur. Chacun des narrateurs nous présente Louki sous un angle différent dans ce Paris de début des années 60. Et chaque fragment de son histoire nous permet de déchiffrer les raisons pour lesquelles Louki commet un acte définitif.

mardi 20 décembre 2011

"Les femmes" de T.C Boyle.

T.C Boyle fait partie des auteurs que j'adore et dont je me réserve la lecture pour mes vacances d'été. Un bouquin de T.C Boyle, c'est bien, mais un bouquin de T.C Boyle sur une terrasse au soleil avec un verre de rosé-pamplemousse, c'est encore mieux.

Tom Coraghessan Boyle est un écrivain américain ayant déjà une vingtaine de romans et recueils de nouvelles à son actif. Atypique, il cultive une attitude très rock 'n' roll. Il est professeur de littérature et est très proche de son lectorat. Il fait beaucoup de lectures publiques et converse avec ses lecteurs par le biais du forum de son site internet. Beaucoup de ses romans sont des best-sellers et à titre personnel, je classerais  "Au bout du monde", dans mon Top 20 de tous les temps. Ses romans sont souvent basé sur des thèmes très serieux ( immigration, pauvreté, écologie, usurpation d'identité...) mais traités avec beaucoup d'ironie.

lundi 19 décembre 2011

"Absurdistan", de Gary Shteyngart

Voici un auteur que je ne connaissais pas. Gary Shteyngart est un auteur américain né à St Petersbourg ( et oui !) en 1972. "Absurdistan" est son deuxième roman. Le personnage principal, Micha est le fils d'un défunt baron de la mafia russe. Micha à fait ses études aux Etats-Unis mais les activités de son papa, accusé de meurtre, l’empêchent d'y retourner. Micha traine donc son ennui en Russie entre fainéantise, repas gargantuesques, soirées alcoolisées. Plutôt couard, lâche et geignard, Micha aimerait retourner aux Etats-unis, surtout que Rouenna est restée là-bas. Ex-prostituée qu'il entretien, celle-ci a de plus une relation avec son professeur d'atelier d’écriture. Micha décide donc de retourner aux Etats-unis et pour cela, il doit changer de nationalité. Il passera donc par la Belgique, où des nouveaux papiers l'attendront. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Micha va se retrouver en Absurdistan, une république du Caucase créée de toutes pièces par des multinationales du pétrole. Et va même être enrôlé dans une guerre civile.

"Polichinelle" de Pierric Bailly.

A la sortie de "Polichinelle", je ne me rappelle plus exactement si j'avais entendu Pierric Bailly parler de son roman ou si c'était une tierce personne qui en parlait, mais toujours est-il que je m'étais dit qu'il faudra que je le lise un jour. A l'époque tout le monde faisait de ce roman UN des livres de la rentrée. Et donc je l'avais noté dans ma liste de livre à acheter. Bon, c'est fait ! Malheureusement...

Pierric Bailly est un jeune écrivain français et "Polichinelle" est son premier roman. L'action ( le terme "action" est peut-être un peu fort ) se déroule dans le Jura. Une bande de jeunes désabusés passe un été entre alcool, musique, joints et bagarre avec une bande rivale dans une petite ville ( Bon, voilà pour le volet action du roman ! ). Pas de quoi sauter au plafond, à priori. Mais, alors, me direz-vous, pourquoi a-t-on tant parlé de ce livre à sa sortie ? Et bien c'est parce que le ton du livre, lui, a quelque chose de particulier. C'est un écriture très vivante : ça fuse, ça rappe, ça déroute, ça invente des expression, ça utilise de l'argot, ça déménage... Alors certes le style de ce roman est peu commun et mérite de l'attention. C'est un bon début diront certains. Mais quoi d'autre ?

Pas grand chose, malheureusement.  Le style est alerte mais devient lassant à la longue, surtout qu'il n'est au service de rien du tout. On retombe dans ce qui est pour moi le plus gros défaut de la littérature française : le regardage de nombril ( ou branlage de nouille ).

"Orages ordinaires" de William Boyd.

Je reprends un peu mon blog après quelques mois d'absence en parlant du livre d'un auteur que j'apprécie depuis longtemps. William Boyd est un écrivain britannique de 29 ans ayant à son actif une dizaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Il est également scénariste et même réalisateur, ce qui explique qui soit relativement peu prolifique au niveau des oeuvres littéraires : un roman tous les 3 ou 4 ans. "Orages ordinaires" est son dernier roman et, chose surprenante, c'est un roman policier.

Le personnage principal, Adam Kindred est un jeune climatologue. Son avenir va basculer suite à une série d'évènements plus ou moins crédibles. Il va se retrouver sur une scène de meurtre et ne pouvant justifier de son innocence, il va choisir de fuir et de rentrer dans la clandestinité. Son objectif : pouvoir prendre du recul, et chercher à prouver son innocence. Il va devoir apprendre à vivre avec rien, en devenant invisible dans le Londres des bas-fonds. Il descend très bas, se clochardise, et va devoir progressivement remonter la pente. Mais le chemin sera long : il doit échapper à la police et aux véritable meurtriers, déjouer un complot ourdi par de puissantes firmes pharmaceutiques...

samedi 19 juin 2010

"Le monde des merveilles", de Robertson Davies.

Et voici le troisième épisode de la "trilogie de Deptford", commencée avec "L'objet du scandale", puis poursuivie avec "Le manticore". Et comme dans les deux tomes précédents, la même question se pose : "Mais qui a tué Boy Staunton ?".

Cette troisième partie de la trilogie va nous eclairé sur la vie du magicien Magnus Eisengrim, alias Paul Dempster puisqu'il s'agit du récit de sa vie. Son destin, même s'il a pris une voie résolument différente, semble croiser sans cesse celui de Dunstan Ramsay et de Boy Staunton avec qui il était à l'école.

Entre sa mère qui perd complètement la raison en accouchant de lui, Boy Staunton qui est coupable de l'accouchement accidentel et Dunstran Ramsay qui se sent responsable de tout ça, Paul Dempster se sent mal. Au point de quitter tout et de s'enfuir avec des gens du cirque qui faisaient une halte à Deptford.

"Tout peut arriver", de Jonathan Tropper

Je vous avis déjà parler d'un roman de Jonathan tropper, " Le livre de Joe" ( par ici ), que j'avais trouvé plutôt sympa. J'en ai lu un deuxième de lui, "Tout peut arriver". Et heureusement que j'avais lu le premier, car avec un titre aussi grotesque, je n'aurai jamais acheté celui-ci.

Le roman est une tranche de vie de Zach King. Zach est un américain moyen qui va connaitre un nombre improbable de complications dans sa vie. Professionnellement, il est en train train de perdre un des plus gros client de sa société mais il ne parait pas touché par cela car il comprend qu'il déteste son boulot.

Sentimentalement, il devrait être le plus heureux des hommes. Il vient de se fiancer avec une des plus belles femmes qu'il connait. Celle-ci est complètement amoureuse de lui et lui-même n'en revient pas. Et surtout, il rêve d'une autre.

vendredi 18 juin 2010

"Un million de dollars, et après ?", de Carolyn Parkhust.

Carolyn Parkhurst est une jeune écrivaine ( ça fait bizarre, quand même ) américaine de 39 ans. "Un million de dollars, et après ?" est son deuxième roman. Acheté vaguement pas hasard ( en réalité, je n'achète jamais un livre vaguement par hasard ), ce livre s'est révélé être plutôt une bonne surprise.


Des couples, concourant pour une émission de télé-réalité à l'échelle mondiale, sont soumis au regard d'une caméra quasiment 24 heures sur 24. Alors qu'ils doivent résoudre des énigmes et trouver des objets cachés aux quatre coins du monde, ils apprennent surtout à se connaitre et livre au téléspectateurs de l'émission ( à nous, lecteurs, en fait ) leurs vraies personnalités et les cotés les plus sombres de leurs vies. Car les sélections pour participer à ce jeu n'avaient pas pour but de trouver les personnes les plus fortes mais de choisir les duos qui, à coup sûr, auront des comptes à régler...

mardi 22 décembre 2009

"Les Lois de la Gravité", de Jean Teulé.

Comme beaucoup, j'ai découvert Jean Teulé grâce à l'émission "L'Assiette anglaise" de feu Bernard Rapp, diffusée sur Antenne 2 le samedi à la fin des années 80. Dans un décor on ne peut plus classique (la bibliothèque-bar du St James Club), des chroniqueurs ( dont faisait partie Jean Teulé) commentaient l'activité culturelle sur un ton décalé et moqueur. C'est à cette époque qu"il se met à écrire. SOn premier roman, "Rainbow pour Rimbaud", sort en 1991. "Les lois de la gravité" ezst publié en 2003. C'est son septième roman.

Le livre est très court. 135 pages dans sa version poche avec une police d'écriture très grosse et de nombreux espaces blanc. On se situe entre le nouvelle et le roman.

mardi 13 octobre 2009

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", de Harper Lee.

Étrange personnage que cette écrivaine américaine. Née en 1926 en Alabama, Nelle Harper Lee fait son apprentissage d'écrivain en collaborant avec Trumane Capote. En 1960, elle publie "Ne Tirez-pas sur l'Oiseau Moqueur", qui obtint de suite un immense succès qui ne sera jamais démenti car de nos jour encore, ce roman figure fréquemment sur les listes des meilleures vente de roman. L'année suivant la publication de son premier roman, elle obtient le prix Pulitzer. Et puis... et puis plus rien. Elle décide de ne plus écrire alors qu'à la sortie de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Harper Lee avait declaré avoir déjà commencé son roman suivant. Ce brusque retrait a été la cause de nombreuses rumeurs sur son compte. Quasiment personne ne l'a vue en quarante ans !

"Le manticore" de Robertson Davies.

J'enchaîne directement avec le deuxième tome de la "Trilogie de Deptford", de Robertson Davies, "Le Manticore". C'est la suite de "L'objet du Scandale" dont la fiche est ci-dessous ( ou ici ). Même si je le répète à chaque fois, chacune des trilogies de Robertson Davies peut être lue dans l'ordre que l'on souhaite et chacun des tomes est un roman en lui même n'obligeant pas à lire les autres tomes ( mais donnant tout de même beaucoup l'envie de le faire).

"Qui a tué Boy Staunton" ? Cette question, déjà posée dans "L'objet du scandale", revient dans ce roman. Et pour cause : c'est le fils de Boy, David, légèrement émeché, qui la pose à un magicien hors pair, Magnus Eisengrim - alias Paul Dempster- lors d'une représentation de celui-ci à Deptford. Et la réponse, qui sera mal entendue par le public en ébullition à cause du malaise dans la salle de Dunstan Ramsay, la réponse va décider David Staunton à aller consulter une psychologue.

"L'objet du Scandale" de Robertson davies.

Me voici de retour après quelques semaines sans posts. Beaucoup de livres lus pendant ce laps de temps. Et pour commencer, j'ai relu quasiment l'intégralité des romans de mon auteur préférés, Robertson Davies. Pour une brève présentation de l'auteur, voici le lien vers la fiche de lecture que j'avais ecrite sur sa première trilogie : La trilogie de Salterton.

"L'objet du Scandale" est la première partie de la seconde trilogie de Robertson Davies : "La trilogie de Deptford". "L'objet du Scandale" a aussi été traduit dans certaines éditions avec un autre titre : "Le cinquième emploi". Comme dans chacune des trilogies de Robertson Davies, il est possible de lire les romans dans le désordre sans aucun préjudice. Les trois romans de la "Trilogie de Deptford" ont pour personnages principaux Dunstan Ramsay, Boy Staunton et Paul Dempster, tous trois des natifs de Deptford, au Canada.