mercredi 30 avril 2014

"La griffe du chien" de Don Winslow.

 Depuis quelques temps, il m'arrive de lire des polars, ce que je ne faisais quasiment jamais avant. Heureusement que j'ai commencé à en lire, car sinon, je serai certainement passé à coté de "Le diable, tout le temps", de Donald Ray Pollock, de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", de Joël Dicker ou de "Il" de Derek Van Arman. Et certainement aussi à coté de ce roman exceptionnel ! 

Don Winslow est un écrivain américain né en 1953 à New York. Il est l'auteur d'une quinzaine de romans. "La griffe du chien" a paru en 2007 en version française.

jeudi 24 avril 2014

"La lettre à Helga", de Bergsveinn Birgisson.

 "La lettre à Helga" m'a été conseillé par la bibliothécaire de mon petit village. Légèrement dubitatif quant au fait que cela pourrait me plaire (roman très court sous forme d'une longue lettre), je décidais tout de même de tester. Bergsveinn Birgisson est un écrivain islandais né en 1971.

Bjarni Gíslason de Kolkustadir est vieux et sent la mort approcher. Sa femme Unnur est morte et Bjarni décide d’écrire une lettre à Helga, la seule femme qu'il ait réellement aimé, décédée également. Bjarni est un éleveur de moutons, contrôleur de fourrage sur la terre de ses ancêtres.

mercredi 23 avril 2014

"Confiteor", de Jaume Cabré.

 Voici un énorme pavé de plus de 800 pages que l'on m'a recommandé. Jaume Cabré est un écrivain et scénariste espagnol né en 1947 à Barcelone, de langue catalane. Il a écrit une vingtaine de romans et essais. "Confiteor" est son dernier roman, paru en 2011.

"Confiteor" est un roman dense, atypique et difficile à résumer. Adrià Ardèvol est le personnage central du roman. On découvre rapidement qu'il en est le narrateur puisque ce sont ses confessions. Adrià est un enfant particulièrement doué. Son père souhaite faire de lui un érudit et sa mère souhaite qu'il devienne un grand violoniste. Grandissant dans ce foyer étrange où l'amour n'a pas de place et où son père règne, Adrià a pour amis deux jouets, un cowboy et un indien.  

lundi 14 avril 2014

"La Méthode Schopenhauer", de Irvin Yalom.

Un livre découvert un peu par hasard. Irvin Yalom est un professeur de psychiatrie à Stanford né en 1931 à Washington. Outre des publications spécialisées, des essais et des nouvelles, il est l'auteur de 6 romans. "la méthode schopenhauer" est son quatrième roman, paru en 2005.

Le célèbre psychiatre Julius Hertzfeld consulte un dermatologue pour un grain de beauté douteux. Le diagnostic tombe : un mélanome cancéreux. il ne reste que quelques mois à vivre à Julius. Passé le premier choc, Julius fait le point sur ce qu'a été sa vie. Depuis la mort de sa femme, son travail y a tenu un rôle essentiel. Julius décide de ressortir les dossiers de ses patients pour faire le point sur l'aide qu'il a pu apporter ou les échecs qu'il a rencontrés. Et il tombe sur le dossier douloureux : celui de Philip Slate. 

dimanche 1 décembre 2013

"La cuisinière d'Himmler", de Franz-Olivier Giesbert.

Rose a eu une vie pour le moins mouvementée. Âgée de 105 ans, et à la tête d'un petit restaurant très prisé à Marseille, elle décide d'écrire ses mémoires. Née en Arménie en 1907, ses parents et toute sa famille sont massacrés lors du génocide par les turcs. Gamine, elle se retrouve dans un harem à faire des pipes à Salim Bey. Lors d'un voyage en bateau, elle s'échappe pendant une escale à Marseille. Elle doit alors faire les poubelles pour un truand local, avant de travailler dans un restaurant. Adoptée par un charmant couple, elle sera réduite à l'esclavage par les descendants de ceux-ci.

samedi 24 août 2013

"La conjuration des imbéciles", de John Kennedy Toole.

Voici un livre pour le moins marqué par une histoire atypique puisque son auteur, John Kennedy Toole s'est donné la mort en 1969 suite à une dépression liée à l'incapacité à faire publier son livre. Il était persuadé d'avoir accouché d'un chef-d'oeuvre. Finalement publié post portem en 1980 grâce à la pugnacité de sa mère, "La conjuration des imbéciles" obtient un succès énorme et se verra décerner le prix Pulitzer 1981.

Le personnage principal, Ignatius J. Reilly vit à La Nouvelle Orleans, chez sa mère. Il passe ses journée dans son lit, à regarder la télé et à écrire ce qu'il pense être une œuvre remarquable. D'une intelligence et d'une érudition supérieures, Ignatius est une vraie feignasse. Sa maman qui s'adonne volontiers à la boisson, désespère de voir son fils travailler un jour. Mais lorsqu'elle a un accident de voiture, elle doit payer les dégats et ses maigres revenus n'y suffiront pas. Il n'y a plus le choix, Ignatius doit travailler.

mercredi 14 août 2013

"Avenue des Géants", de Marc Dugain.

Après la lecture il y a quelques mois de "La malédiction d'Edgar., roman avec lequel j'avais découvert Marc Dugain, j'ai eu envie de lire d'autres œuvres de cet auteur. Publié en 2012, "Avenue des Géants" est le dernier roman en date de Marc Dugain. Sans être cette fois-ci totalement une autobiographie, le personnage principal du livre, Al Kenner, s'inspire très fortement du tueur en série américain Edmund Kemper et de son histoire.

samedi 10 août 2013

"Une fille, qui danse", de Julian Barnes.

Julian Barnes fait partie d'un groupe d'écrivains britanniques dont j'ai adoré lire les livres. Mais depuis quelques temps, je suis plutôt déçu ou moins emballé par les productions de ces auteurs, que ce soit William Boyd, Jonathan Coe, ou Davis Lodge. Après quelques romans intéressant comme "Love, etc" ou "Dix ans après, je trouve que Julian Barnes avait atteint la maturité avec "Arthur et Georges". C'est donc avec un peu d'appréhension que j'ai entamé "Une fille, qui danse".

dimanche 4 août 2013

"Un roman américain", de Stephen L. Carter.

Voici un bon gros pavé de 800 pages comme je les aime. L'auteur, Stephen Carter est une découverte pour moi. Né en 1954 à Washington DC, il est professeur de droit à Yale, écrivain, essayiste, avocat et il participe à de nombreuses revues. Il a publié cinq romans qui ont rencontré le succès. Paru en 2008 aux États-Unis sous le titre "Palace Council", il a été traduit en français pour une parution début 2012. Je remarque encore en passant le titre ridiculement changé lors de la traduction. Stephen L.Carter a un site internet, uniquement en anglais ( traduire un bouquin de 800 pages, pas de problème. Mais un pauvre site de 10 pages, ça a l'air compliqué).

vendredi 2 août 2013

"La mauvaise rencontre", de Philippe Grimbert.

Comme tout le monde, j'avais lu "Le secret", à la différence que je n'avais pas été vraiment emballé. Pour tout dire, j'avais préféré le film qui en avait été tiré, ce qui est rarissime. Philippe Grimbert est ne en 1948 à Paris. Il est psychanaliste et écrivain. "La mauvaise rencontre est son troisième et avant dernier roman.

"La mauvaise rencontre" est un roman assez court. Il raconte l'amitié entre deux garçons qui commence des le plus jeune age. Loup, le narrateur, a rencontré Mando dans un parc. Ils vont vite devenir inséparables, ayant les mêmes centres d'intérêts, les mêmes goûts. Ils ont même eu leur première expérience sexuelle ensemble ( ou prseque).

jeudi 1 août 2013

"Sors de ce corps, William !", de David Safier.

Voici un livre acheté un peu au hasard. David Safier est un journaliste, scénariste et romancier allemand, né en 1966 à Brème. "Sors de ce corps, William !" a paru en 2010. C'est le troisième et avant dernier livre de l'auteur.

Le personnage principal, Rosa a une vie plutôt terne depuis deux ans. Elle a un metier qui ne lui plait absolument pas, l'homme de sa vie, Jan, l'a quitté il y a deux ans alors qu'il l'a surprise en train d'embrasser un prof de sport, et elle ne se supporte guère physiquement. Elle a perdu confiance en elle et ses piteuses tentatives pour essayer de récupérer Jan se soldent par des échecs, surtout que Jan a annoncé ses fiancailles avec une fille parfaite, Olivia.

jeudi 18 juillet 2013

"Je vais mieux", de David Foenkinos.

Le dernier livre de David Foenkinos que j'avais lu était "Le potentiel érotique de ma femme". Je n'avais pas vraiment aimé malgré le succès du livre à l'époque, mais j'ai quand même décidé de lire une deuxième œuvre de l'écrivain, on se sait jamais. 

David Foenkinos est né en 1974 à Paris. Très prolifique, il a publié une douzaine de romans en autant d'années. Ses romans se vendent énormément et sont traduits en de nombreuses langues étrangères.

"Le dïner", de Herman Koch"

Si je ne me trompe pas, c'est le premier livre d'un auteur néerlandais que je lis. Herman Koch est né en 1953 à Arnhem, au Pays-Bas. Journaliste, acteur, scénariste et écrivain, "Le dîner" est son sixième et avant dernier roman. C'est un énorme succès d'édition.

Toute l'histoire se passe dans un restaurant, pendant un dîner familial. Paul et Claire ont rendez-vous avec le frère de Paul, Serge et sa femme Babette. Dès le début du repas, la conversation file sur des sujets anodins mais la tension est déjà palpable. Paul, le narrateur, décrit le déroulé de la soirée en faisant de nombreux flashbacks sur son passé tumultueux. Il est sujet à de sérieux accès de violences verbale et physique, mais ce soir, tout commence à peu près normalement, il se contrôle.

mardi 16 juillet 2013

"Racaille Football Club", de Daniel Riolo.

Une fois n'est pas coutume, je sors un peu de la littérature. Bon, c'est un livre vite lu (dans la journée). A sa sortie, il avait une petite odeur de soufre car il parle d'un sujet plutôt tabou dans les médias : Le coté "racaille" des footballeurs professionnels et la présence de plus en plus forte de l'islam dur dans les vestiaires. Je dis tabou car même si le football est devenu un sujet de discussion de plus en plus couru dans les médias, parler de l'islam est toujours plus complexe et en parler sans prendre des pincettes est devenu quasiment impossible.

vendredi 5 juillet 2013

"Rien ne s'oppose à la nuit", de Delphine de Vigan.

"Rien ne s'oppose à la nuit" est le sixième et dernier roman en date de Delphine de Vigan, le deuxième que je lis après "No et moi", dont j'avais fait un bilan plutôt mitigé. Publié en 2011, "Rien ne s'oppose à la nuit" a obtenu le prix du roman Fnac et le Renaudot des lycéens.

Ce livre est beaucoup plus difficile car c'est une sorte d'autobiographie : L'auteur, à la suite du suicide de sa maman va tenté de faire un livre sur la maladie (la bipolarité) qui l'a poussée à ce geste ultime ainsi que toutes les souffrances qui ont accompagnées sa vie et celles de toute sa famille.

jeudi 4 juillet 2013

"Où on va, papa ?", de Jean-Louis Fournier.

Un livre que j'ai acheté un peu par hasard. En fait, par erreur : je pensais acheter un livre de Jean-Paul Dubois. Ce roman autobiographique a été publié en 2008 et a reçu le prix Fémina la même année. Son auteur, Jean-Louis Founier, né en 1938 est un écrivain et réalisateur. C'est entre autres, le créateur de "La noiraude", cette vache que tous ceux de ma génération connaissent bien.

"Où on va, papa ?" est un roman très court qui raconte le drame personnel qu'a vécu l'auteur, père coup sur coup de deux enfants handicapés à 80%. Jean-Louis Fournier y décrit ses hontes, ses regrets, ses peurs et son désarroi face à ses deux enfants avec lesquels il n'a jamais pu, su, ou voulu communiquer. Face à leur handicap profond, il oppose un humour noir grinçant, un cynisme, expliquant à quel point ils étaient "la tête pleine de paille".

jeudi 20 juin 2013

"oh...", de Philippe Djian.

Le bilan que je fais de ce que je connais de Philippe Djian est plutôt dans le genre mitigé. J'avais aimé "Impuretés" et pas du tout "Assassins". "Oh...", son vingt cinquième roman ( le vingtième si l'on considère les six volumes de "Doggy Bag" comme un seul). Il a obtenu le prix interallié en 2012 (Mais bon ! Zeller, d'arvor et Beigbeder aussi...).

Dans ce roman, Djian se met dans la peu d'une femme, Michèle, qui va connaitre quelques semaines mouvementées. Elle se fait violer, chez elle par un inconnu. Son père, un tueur de masse est en train de mourir en prison. Sa mère qui a connu des périodes de prostitution s'installe avec un homme de 40 ans son cadet. Son fils a décidé de s'installer avec une fille de 100 kg dont il veut reconnaître le fils et dont le père naturel croupi dans une prison pour trafic de droque. ses deux derniers (son fils et sa mère vivent plus ou moins à ses crochets). Michèle entretien une relation avec le mari de sa meilleure amie.

jeudi 13 juin 2013

"Pourquoi j'ai mangé mon père", de Roy Lewis.

Voilà un roman que je viens de relire avec autant de plaisir que lorsque je l'ai découvert pour la première fois il y a une quinzaine d'années. Roy Lewis est un écrivain britannique né en 1913 et décédé en 1996. Economiste de formation, journaliste et sociologue, il commence à écrire en 1960 avec "Pourquoi j'ai mangé mon père".

L'histoire est celle du narrateur, Ernest, un homme préhistorique de pléistocène moyen. Ernest décrit l'histoire de sa tribu et notamment le tournant décisif que son père, Edouard, fait prendre à celle-ci. Car Edouard est féru de science et a décidé de faire évoluer sa petite famille de façon accélérée. Edouard a déjà trouvé comment gérer le feu qu'il va chercher sur un volcan. Cette avancée lui permet d'avoir un temps d'avance sur les autres familles, les prédateurs et les proies. Car il a déjà pensé à brûler les pointes des armes de chasse.

mercredi 12 juin 2013

"Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann Shaffer.

Paru en 2008 aux États-Unis et en 2009 en France, ce livre ne m'avait jamais tapé dans l’œil jusqu'à maintenant. Sans doute le titre un brin trop accrocheur. Et puis, vu l'ampleur de l'engouement de la blogosphère pour ce roman, j'ai décidé de le lire, ne serait-ce que pour savoir de quoi il retrourne.

"Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" a été ecrit à quatre mains en partie car l'auteure, décédée en 2008 était trop faible sur la fin pour en terminer la rédaction. C'est sa nièce, Annie Barrows, qui l'a aidé à en terminer la rédaction. Mary Ann Shaffer est née en 1934 aux Etats-Unis. Elle n'aura donc pas connu le succès qu'a rencontré son ouvrage.

"Le diable, tout le temps", de Donald Ray Pollock.

Je ne sais comment j'ai pu faire pour passer à coté de ce livre lors de sa parution en 2012, élu meilleur livre de l'année par le magazine "lire". A ma décharge, il faut dire que l'on trouve souvent ce livre étiqueté "Polar". Ce qui n'est pas mon rayon favori.

Donald Ray Pollock est un écrivain américain né en 1957 dans l'Ohio. Après avoir été ouvrier pendant plus de trente ans, il prend des cours d'écriture et publie en 2008 un premier recueil de nouvelles qui est remarqué. En 2011, il publie "Le diable, tout le temps", son premier roman.