samedi 28 janvier 2012

"L'américain", de Franz-Olivier Giesbert.

Décidément, je fais dans l'autobiographie, en ce moment ! Après "Life" de Keith Richards, voici "L'américain", de Franz-Olivier Giesbert. Un livre dans lequel FOG parle de son enfance en Normandie. Franz-Olivier Giesbert est un romancier, journaliste, présentateur de télévision français né en 1949 aux États-Unis. Il est l’auteur d'une douzaine de  romans.

"L'américain", c'est le surnom de son père, américain dont les parents sont d'origine allemande. Le père de FOG débarque donc en Normandie en 1944. Il est très marqué pas les atrocités qu'il voit pendant le débarquement, et ressentira toute sa vie une culpabilité d'en être sorti vivant alors plusieurs de ses compagnons de combat sont morts. C'est évidemment suite au débarquement qu'il va rencontrer sa future femme. Traumatisé par son expérience de la guerre, il reporte sur les autres son mal-être en battant femme et enfant. FOG nous conte donc son enfance marquée par la haine qu'il développe pour son père à qui, même lorsque celui-ci sera repentant et affaibli, il ne pardonnera jamais. On apprend entre autres que le petit Franz-Olivier a été victime d'un viol. Mais aussi qu'avec le recul il pense avoir eu une enfance plutôt heureuse et que son seul regret restera de ne pas avoir eu un geste pour son père au moment où celui-ci lui tendait la main.

mercredi 25 janvier 2012

"Life", de Keith Richards.

Ça, c'est forcément un événement. "Life", c'est l'autobiographie de Keith Richards, le guitariste et membre fondateur des Rolling Stones. C'est également la première et unique biographie ou autobiographie que j'ai lue, ce style de livre ne m'ayant jamais vraiment attiré. Mais là , c'est différent : quand j'ai vu la ganache du bonhomme sur la couverture, j'ai tout de suite acheté le bouquin. 

Keith Richards est né en 1943 à Dartford, une banlieue ouvrière à l'est de Londres. Il découvre la musique et la guitare grâce à son grand-père maternel. Il rencontre Mick Jagger, avec qui il avait été à l'école primaire,  sur le quai d'une gare et ils ne vont plus se quitter, créant les Rolling Stones en 1962. C'était il y a une demi-siècle, et depuis, des milliers de concerts, des millions de disques vendus, le succès mondial.

Ce livre est donc une autobiographie, mais Keith Richards ne l'a pas écrit seul, mais en collaboration avec James Fox, un journaliste britannique. Il est impossible de déterminer le degré de "collaboration" de James Fox, et donc de savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une biographie. Mais bon, tout est raconté à la première personne. 

lundi 23 janvier 2012

"La petite fille de Monsieur Linh", de Philippe Claudel.

Ça faisait déjà un petit bout de temps que j'avais ce livre dans ma pile à lire. J'aime beaucoup Philippe Claudel, mais le titre et le peu d'épaisseur du bouquin m'ont fait repousser le moment de l'ouvrir. J'avais beaucoup aimé "Le rapport Brodeck" et surtout "Les âmes grises". Tous les livres de Philippe Claudel sont des best-sellers et traduits en de nombreuses langues. Il a publié dix romans, des recueils de nouvelles, a obtenu plusieurs prix littéraires dont le Renaudot pour "Les âmes grises" et a réalisé deux films dont "Il y a longtemps que je t'aime" pour lequel il a obtenu le César du meilleur premier film.

"La petite fille de Monsieur Linh" est un roman court. Très très court : 150 pages, écrites en très très gros, avec de très très gros interlignes. On est à la croisée du roman et de la nouvelle. Ce roman à la troisième personne raconte l'histoire de Monsieur Linh, qui a fui son pays en guerre, après avoir perdu son fils et sa femme suite à l'explosion d'une bombe dans une rizière. Monsieur Linh n'est pas seul : il tient dans les bras Sang Diû, sa petite fille de dix mois, mystérieusement rescapée dans l'explosion. Le narrateur ne nous donne pas d'indication sur le pays d'accueil (ça pourrait être la France), ni sur le pays d'origine de Monsieur Linh ( le Vietnam ?), ni sur l'époque où l'on est. Monsieur Linh est pris en charge par un centre de réfugiés.


lundi 16 janvier 2012

"Slam", de Nick Hornby.

Après avoir été déçu par les deux derniers livres de Nick Hornby que j'ai lus, "A propos d'un gamin" et "31 songs", je suis assez dubitatif à l'idée d’apprécier à nouveau un bouquin de Nick Hornby, comme ça avait été le cas avec "Haute Fidélité" ou "La bonté : mode d'emploi", par exemple. Mais par la force de l'habitude, j'ai acheté celui-ci.

Nick Hornby est un écrivain britannique né en 1957 à Redhill. "Slam" est son sixième roman. C'est l'histoire d'un adolescent, Sam, quinze ans, passionné de skate board. Et plus particulièrement de Tony Hawk, un champion de skate board avec lequel il communique gràce à un poster géant dans sa chambre. De plus, Sam à l'impression de trouver toutes les réponses à ses problèmes dans la biographie de Tony Hawk : "Tony Hawk - Occupation : skate boarder". La maman de Sam a accouché à 16 ans et elle met régulièrement en garde Sam pour qu'il se protège et qu'il ne devienne pas père aussi jeune qu'elle. Sam fait la connaissance d'Alicia, une fille magnifique et, bien sûr, qu'arrive-t-il ? Bingo ! Il met Alicia enceinte. Là-dessus, sa mère tombe enceinte de son nouveau petit ami en même temps. Alicia refusant d'avorter, Sam doit se résigner à devenir papa, même si certains matins, il se réveille dans le futur (eh oui!) et ce qu'il voit sur la paternité lui fait peur.

jeudi 12 janvier 2012

"Le monde de Sophie", de Jostein Gaarder.

J'ai acheté ce livre il y a une quinzaine d'année. A l'époque, j’avais commencé à le lire et puis ça ne m'avait pas emballé du tout. En théorie, je n'arrête jamais un bouquin avant de l'avoir fini mais je n'étais pas fan de philosophie et je pensais le lire plus tard. Et puis je l'ai prêté. Et puis on ma l'a rendu il y a quelques temps. J'ai décidé de le lire pour finir ce que j'avais commencé il y a quinze ans. A l'époque, ce livre est un vrai succès d'édition. Paru en 1991 en Norvège, il a été vendu en plusieurs millions d'exemplaire dans plus de 50 pays. Il a été traduit en français seulement en 1995. Son auteur, Jostein Gaarder est né à Oslo en 1952. Il enseigne la philosophie et est l'auteur de neuf livres.

Vrai succès de librairie, donc, pour "Le monde de Sophie", qui est un roman philosophique. C'est l'histoire de Sophie Amundsen, une adolescente de 14 ans, qui découvre dans sa boite aux lettres des petites enveloppes contenants des questions essentielles ("qui es-tu" , "D'où vient le monde ?", "qu'est-ce qui est le plus important, dans la vie ?"...) et de grandes enveloppes jaunes contenant les réponses des philosophes à ces questions. Elle fait la connaissance de l'auteur de ces courrier, Alberto Knox. Mais bientôt, des nouveaux courriers envoyés par un Major Albert Knag à une adolescente nommée Hilde font leur apparition, et étrangement, tous sont datés au 15 juin 1990 et adressés à Hilde au bon soin de Sophie. Le 15 juin est aussi la date anniversaire de Sophie. De plus Sophie trouve des objets appartenant à Hilde...

lundi 9 janvier 2012

"Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux", de Kate Atkinson.

On est bien d'accord : si on ne regarde que le titre, le livre, on ne l'achète pas ! Ça pourrait être le titre d'un film de 1973 avec Henri Guybet, Jean Lefebvre et Guy Tréjean. Et ça ne serait pas gênant. Mais là, c'est la traduction du titre d'un roman de Kate Atkinson, alors c'est embêtant, d'autant que le titre original est " One Good Turn". Petit message personnel au traducteur ou à l'éditeur : si tu veux faire preuve de créativité, tu ne le traduit pas, le livre ; tu l'écris !

"Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux" (Gurp! Ça a du mal à passer), est le cinquième livre de Kate Atkinson, une écrivaine britannique née en 1951 à York. Diplomée de littérature, elle echouera à passer son doctorat. Elle cumule pleins de boulots ( institutrice, secrétaire juridique...) jusqu'à la publication de son premier roman en 1995, "Dans les coulisses du musée" qui a remporté de nombreux prix, dont celui du meilleur roman par le magazine Lire. Son site internet, en anglais, est ici

"Sale mec"

Hollande aurait dit de Sarkozy que c'est un sale mec devant des journalistes lors d'un déjeûner au restaurant. Whaou ! L'affaire du siècle ! La droite toute entière ( Morano en tête, c'est dire le niveau ) est outrée, oubliant les Chamallow, Babar et autres noms d'oiseaux dont ils ont affublé Hollande. Putain ! La France crève la dalle, y'a 5 millions de chômeurs, on va droit dans le mur et des membres du gouvernement passent trois jours à commenter un jugement somme toute bien gentil sur Sarkozy. J'invite le gouvernement et l'UMP à aller écouter ce qui se dit de Sarko dans la rue... Nadine Morano est rattachée au Ministère du travail. Il doit y avoir quelques piles de dossiers à régler sur son bureau, en ce moment ! Elle passe son temps à dire des conneries, à se faire moucher par des journalistes ou des comiques à la télé et à la radio.

Mais je me disperse. Je voulais m'arrêter sur cette histoire de "Sale mec" pour une autre raison. Tout le monde commente la conversation mais personne n'est choqué par le fait que les hommes politiques et les journalistes mangent ensemble au resto. Ça me semble pas très bon pour la démocratie et ça confirme ce que je pense depuis longtemps : on a quasiment plus de journalisme en France. Comment voulez-vous être un tant soit peu critique avec quelqu'un quand vous venez de descendre une bouteille de Chablis avec cette personne la veille ? Les journalistes sont devenus des attachés de presse. Quand on a un message à faire passer, on siffle un journaliste qui fera le messager. Les journaux font faillite les uns après les autres. La faute à qui ? Y'a rien à lire dans les journaux qui ne soit déjà en ligne. Plus d'enquêtes, plus d'investigation. Ça me rend malade de regarder un journal télévisé, surtout sur TF1 ou France 2 : la moitié est consacrée à la promotion de tel ou tel film, pièce de théatre, disque, concert...

vendredi 6 janvier 2012

"Ritournelle de la faim", de J.M.G Le Clezio.

Après 25 ans de lecture intensive, je me retrouve encore avec des auteurs importants que je n'ai pas encore lus. J.M.G (Jean-Marie Gustave !) Le Clezio fait partie de ceux-là. Ca ne pouvait plus durer ! Son œuvre est dense : plus de cinquante ouvrages à 71 ans. De multiples prix littéraires ont jalonné son parcours, dont le Nobel, le Renaudot, le prix de l'Académie Française. Je me suis lancé donc dans la lecture de "Ritournelle de la faim" avec gourmandise, mais aussi avec un peu d'appréhension. C'est souvent quand on attend beaucoup que l'on est déçu. 

"Ritournelle de la faim" nous conte l'histoire d'Ethel, une jeune adolescente d'origine mauricienne dans le Paris des années trente. Son grand-oncle, Samuel Soliman s'occupe beaucoup d'elle, l'emmène promener dans Paris, lui prodigue des conseils et fait d'elle son héritière. Mais Alexandre, le père d'Ethel, une grande gueule, décide de gérer l'héritage de sa fille. Entre placements désastreux, investissements dans des sociétés n’existant même pas, membres de lafamille à dépanner, amis intéresses, Alexandre niera pendant trop longtemps l'évidence, la famille cours à la ruine. Alors que se déclare la seconde guerre mondiale, Ethel décide de prendre les rênes de la famille. Mais il est trop tard. La famille part dans le sud où la faim va commencer à se faire sentir.

jeudi 5 janvier 2012

"Un patron modèle", de Seth greenland.

Dans mon article précédent, "La vie en sourdine", je disait à quel point la couverture du roman de David Lodge était moche. Et bien, là, pour "Un patron modèle", je ne sais même pas quoi dire ! Ça fait mal aux yeux tellement c'est vilain. On dirait une couverture de roman Harlequin... Si je n'avais pas lu l'excellent premier roman de Seth Greenland, "Mister Bones", il y a, à peu près, zéro pour cent de chance pour que j'achète celui-ci. Je n'avais jamais lu de livre aux éditions Liana Levi. Je suis allé faire un tour sur le site internet de cet éditeur pour voir si le mauvais goût avait été institué en règle et apparemment, il n'y a pas que des couvertures mièvres. 

Ce n'est pas que je focalise particulièrement sur la couverture mais il y a deux choses tout de même qui me font penser que le physique du livre est important : tout d'abord, un livre, ça coûte cher et donc on est en droit d'avoir un bel objet. Ensuite, la couverture, c'est l'emballage de l’œuvre. Donc, elle doit refléter le contenu au mieux. Quand je prends une barquette de lasagnes au rayon surgelés, je ne m'attends pas à manger des saucisses -lentilles. C'est compliqué de faire des choix, lorsque l'on est dans les rayons d'une librairie. La couverture du livre devrait à mon sens pouvoir nous aider.

mercredi 4 janvier 2012

"La vie en sourdine", de David Lodge.

Quelle couverture affreuse ! Je comprends que c'est certainement judicieux d'essayer de se faire remarquer dans les rayons d'une librairie, mais il y a peut-être des limites. J'ai quand même rarement vu un contenant aussi peu en rapport avec le contenu. D'autant que David Lodge n'a certainement pas besoin de ça pour être lu. Parce que Mr Lodge a une sacrée carrière derrière lui, avec une trentaine d'ouvrages dont une vingtaine de romans. C'est qu'il n'est plus tout jeune, l'artiste. Il est né en 1935 à Londres. Docteur en philosophie, il enseigne la littérature anglaise jusqu'en 1987, puis se consacre ensuite uniquement à l'écriture. Traduit très tardivement en français (1990), ses premières œuvres datent de 1960.

Comme très souvent dans les romans de David Lodge, l'action de "La vie ne sourdine" se déroule dans le milieu universitaire anglais. Le personnage principal, Desmond, professeur de linguistique, a décidé de prendre sa retraite avec un petit peu d'avance quand l'occasion se présente à lui, suite à la réorganisation du département dont il dépend. Il faut dire que Desmond souffre d'un handicap de plus en plus gênant : Il n'entend presque plus rien. Il n'est pas complètement sourd mais un appareil auditif est tout de même nécessaire. Et depuis quelques temps, il se retrouve de plus en plus souvent dans des situations désagréables en voulant essayer de cacher aux autres son handicap. Comme à cette réception où une magnifique jeune femme vient lui parler. Les appareils auditifs ayant beaucoup de mal à faire la différence entre une discussion et un brouhaha général, Desmond ne comprendra absolument rien de ce qu'elle lui dit.

lundi 2 janvier 2012

"Sous le règne de Bone", de Russel Banks.

Petit à petit, je continue de découvrir l’œuvre de Russel Banks, assurément un grand de la littérature américaine. Après "Hamilton Stark" que j'avais trouvé plûtot moyen, "De beaux lendemain", que j'avais aimé et "Affliction", que j'avais trouvé particulièrement excellent, voici donc "Sous le règne de Bone", considéré par beaucoup comme un roman majeur de l’œuvre de ce romancier. Russel Banks est né en 1940 dans le Massachusetts. Il est l'auteur de 16 romans ou recueils de nouvelles. "Sous le règne de Bone" a paru en 1996 et beaucoup de critiques à l'époque ont comparé ce roman avec le "Huckleberry Finn" de Mark Twain.

L'histoire, c'est Chappie qui la raconte. Chappie est un adolescent américain de quatorze ans pour qui rien ne va plus : il ne va quasiment plus à l'école, fume de plus en plus d'herbe, vole de l'argent notamment à ses parents pour se la payer. Qui plus est, son beau-père est violent et a des tendances pédophile. Il quitte donc le domicile familial et se met à naviguer de squat en squat, en compagnie de son ami Russ. Présumé mort après l'incendie d'un squat qu'il partageait avec des bikers marginaux, Chappie va renaitre sous le nom de Bone (Os en anglais, dû à un tatouage qu'il a). Après de multiples aventures, Bone va faire une rencontre essentielle : I.man, un vieux rastafari qui va devenir son guide le conduire à la Jamaïque où il va essayer de retrouver son vrai père.

vendredi 30 décembre 2011

"Précis de médecine imaginaire", d'Emmanuel Venet.

Ce "précis de médecine imaginaire", j'ai eu envie de le lire en voyant quelques articles de presse en parler et en observant avec bienveillance que son auteur était lyonnais. Mais, point de chauvinisme ! Je me le suis donc procuré. Emmanuel Venet est donc né dans l'ancienne capitale des Gaules en 1959. Il est psychiatre.

Dans ce livre, Emmanuel nous fait une peinture quelque peu tendre et nostalgiques de toutes sortes de maladies que nous avons pu avoir dans l'enfance ou de celles, plus graves dont on entendait parler à voix basse. Mais aussi des remèdes, des mythologies liées à ces maladies. Cela se présente donc comme un recueil de nouvelles douces-amères, un dictionnaires de maladies qui ne nous donne pas la définition scientifique ou médicale, mais plutôt la représentation que l'on s'en fait au niveau affectif.

"La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", de Michel Folco.

La sortie d'un livre de Michel Folco est toujours pour moi un  petit évènement pour deux raisons : tout d'abord parce qu'en moyenne, il sort un livre tous  les 5 ans, et ensuite parce qu'il est l'auteur d'un des livres que j'ai le plus aimé et que j'ai déjà relu au moins trois fois : "Dieu et nous seuls pouvons : Les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs" qui a été adapté de façon malheureuse au cinéma par Christian Fechner sous le titre " Justinien Trouvé ou le Batard de Dieu". Donc, une grande attente, surtout que son précédent roman, "Même le mal se fait bien" était particulièrement réussi. Michel Folco est né en 1943 à Albi.

Là, pour "La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", Michel Folco se lance dans un projet ambitieux : conter la genèse, la jeunesse et l'adolescence d'Adolf Hitler. Je dis "ambitieux" parce que plusieurs écrivains se sont déjà essayé à ce sujet et surtout parce que Michel Folco a une écriture plutôt drôle et truculente, ce qui parait pour le moins en contradiction avec le sujet.

Comme souvent dans les romans de Michel Folco, il y a un savant mélange de réalité historique et de fiction. Tout sur les origines quelques peu confuses d'Hitler, sur son histoire, sur certaines de ses rencontres sont véridiques. Par contre, certaines situations, certains personnages et les dialogues sont, eux, directement issus des circonvolutions du cerveau de Folco


mercredi 28 décembre 2011

"La Femme de hasard", de Jonathan Coe.

J'ai toujours eu de l'admiration pour les éditeurs qui dénichent de nouveaux talents. Et il faut bien reconnaître que des fois, il faut sacrément avoir du flair. Autant celui qui a découvert john Irving en lisant "Liberté pour les ours !" a eu un petit boulot bien pépère, autant celui qui a décelé un futur grand de la littérature anglaise en lisant "La femme de hasard" doit être un descendant d'Elisabeth Teyssier de Nostradamus

Car talentueux, Jonathan Coe, auteur britannique de 50 ans l'est assurément. Son deuxième roman, "Une touche d'amour", commencera à le démontrer. Mais c'est avec son quatrième roman, "testament à l'anglaise" que Coe entrera dans la cour des grands. Donc, encore bravo donc pour la personne qui a découvert Jonathan Coe ( et bonne chance, il en faut !).

lundi 26 décembre 2011

"Jack l'épate et Mary pleine de grâce", de Joseph Connolly.

En voyant la photo de Joseph Connoly, un peu plus bas sur cette page, vous serez certainement saisis par ce physique complètement décalé et hors-normes. Et il se pourrait bien que le même état de surprise ne vous submerge en ouvrant l'un de ses romans. 

Joseph Connolly est un écrivain britannique né en 1950. Il est l'auteur d'une dizaine de romans. Il a longtemps été libraire avant de devenir romancier à plein temps. Un peu plus connu en France depuis que Michel Blanc a adapté son roman "Vacances anglaises" au cinéma sous le titre " Embrassez qui vous voudrez", chacun de ses romans est un best-seller.

Il est pour moi typiquement le genre d'écrivain qui se bonifie avec le temps. Alors que nombre d'auteurs n'ont plus rien à raconter après leur premier roman, on sent que chez Connoly, l’écriture est un long apprentissage et que ce sont ses "petits romans" du début qui lui on permis d'apprendre à maitriser l'art d’écrire et d'affiner son style propre. Car Joseph Connolly a un style reconnaissable entre tous. Ses romans se racontent la plupart du temps à la première personne, à ceci près que le narrateur ne narre pas : il pense. En effet, c'est comme ci l'on se retrouvait dans le crane des personnages. Et cela donne un style vif et ironique, ça permet de mieux comprendre la psychologie des personnages. Si ses premiers romans ont souvent été considérés comme "juste" des romans humoristiques, ce que l'auteur, amateur de Tom Sharp et de P.G Wodehouse ne renie pas, ils ont toujours une part de critique de la société. Et puis au fil du temps, l'écriture s'est affinée, la psychologie des personnages s'est développée, les thèmes sont de plus en plus sérieux. Son roman précédent, "L'amour est une chose étrange" marquait déjà très nettement cette évolution.

"Dans le café de la jeunesse perdue", de Patrick Modiano

Il est des auteurs dont on entend souvent parler, et dont on a un peu honte de n'avoir rien lu. C'était le cas de Patrick Modiano pour moi. Au cours de sa "carrière", Modiano a écrit une vingtaine de roman, raflé une flopée de prix littéraires et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il ne m'inspirait pas. J'ai tout de même voulu remédié à ça et donc, je me suis lancé.

"Dans le café de la jeunesse perdue" a paru en 2007. Patrick Modiano y dépeint le portrait d'une jeune femme, Jacqueline Delanque, alias Louki, qui se retrouve chaque soir parmi les habitués du Condé, un café où se réunit chaque jour une jeunesse littéraire et bohème. L'histoire est contée par quatre narrateurs successifs qui vont dévoiler chacun une facette de la personnalité de Louki. Tout d'abord un étudiant des Mines, habitué du Condé qui va décrire certaines de ses apparitions au café. Le deuxième narrateur, Caisley, est un détective, ancien des RG. Il a été chargé par le mari de Louki, un patron d'agence immobilière, de retrouver celle-ci. Caisley  va nous en dire un peu plus sur la vie de Louki a travers l’enquête qu'il a mené pour la retrouver. Ensuite, Louki elle même prend la parole. Louki va nous en dire un peu plus sur son enfance. Et enfin, la dernière voix est celle de Roland, un amant ayant partagé quelque temps la vie de Louki et avec qui il forme un couple sans attaches, sans passé ni futur. Chacun des narrateurs nous présente Louki sous un angle différent dans ce Paris de début des années 60. Et chaque fragment de son histoire nous permet de déchiffrer les raisons pour lesquelles Louki commet un acte définitif.

mardi 20 décembre 2011

"Les femmes" de T.C Boyle.

T.C Boyle fait partie des auteurs que j'adore et dont je me réserve la lecture pour mes vacances d'été. Un bouquin de T.C Boyle, c'est bien, mais un bouquin de T.C Boyle sur une terrasse au soleil avec un verre de rosé-pamplemousse, c'est encore mieux.

Tom Coraghessan Boyle est un écrivain américain ayant déjà une vingtaine de romans et recueils de nouvelles à son actif. Atypique, il cultive une attitude très rock 'n' roll. Il est professeur de littérature et est très proche de son lectorat. Il fait beaucoup de lectures publiques et converse avec ses lecteurs par le biais du forum de son site internet. Beaucoup de ses romans sont des best-sellers et à titre personnel, je classerais  "Au bout du monde", dans mon Top 20 de tous les temps. Ses romans sont souvent basé sur des thèmes très serieux ( immigration, pauvreté, écologie, usurpation d'identité...) mais traités avec beaucoup d'ironie.

lundi 19 décembre 2011

"Absurdistan", de Gary Shteyngart

Voici un auteur que je ne connaissais pas. Gary Shteyngart est un auteur américain né à St Petersbourg ( et oui !) en 1972. "Absurdistan" est son deuxième roman. Le personnage principal, Micha est le fils d'un défunt baron de la mafia russe. Micha à fait ses études aux Etats-Unis mais les activités de son papa, accusé de meurtre, l’empêchent d'y retourner. Micha traine donc son ennui en Russie entre fainéantise, repas gargantuesques, soirées alcoolisées. Plutôt couard, lâche et geignard, Micha aimerait retourner aux Etats-unis, surtout que Rouenna est restée là-bas. Ex-prostituée qu'il entretien, celle-ci a de plus une relation avec son professeur d'atelier d’écriture. Micha décide donc de retourner aux Etats-unis et pour cela, il doit changer de nationalité. Il passera donc par la Belgique, où des nouveaux papiers l'attendront. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Micha va se retrouver en Absurdistan, une république du Caucase créée de toutes pièces par des multinationales du pétrole. Et va même être enrôlé dans une guerre civile.

"Polichinelle" de Pierric Bailly.

A la sortie de "Polichinelle", je ne me rappelle plus exactement si j'avais entendu Pierric Bailly parler de son roman ou si c'était une tierce personne qui en parlait, mais toujours est-il que je m'étais dit qu'il faudra que je le lise un jour. A l'époque tout le monde faisait de ce roman UN des livres de la rentrée. Et donc je l'avais noté dans ma liste de livre à acheter. Bon, c'est fait ! Malheureusement...

Pierric Bailly est un jeune écrivain français et "Polichinelle" est son premier roman. L'action ( le terme "action" est peut-être un peu fort ) se déroule dans le Jura. Une bande de jeunes désabusés passe un été entre alcool, musique, joints et bagarre avec une bande rivale dans une petite ville ( Bon, voilà pour le volet action du roman ! ). Pas de quoi sauter au plafond, à priori. Mais, alors, me direz-vous, pourquoi a-t-on tant parlé de ce livre à sa sortie ? Et bien c'est parce que le ton du livre, lui, a quelque chose de particulier. C'est un écriture très vivante : ça fuse, ça rappe, ça déroute, ça invente des expression, ça utilise de l'argot, ça déménage... Alors certes le style de ce roman est peu commun et mérite de l'attention. C'est un bon début diront certains. Mais quoi d'autre ?

Pas grand chose, malheureusement.  Le style est alerte mais devient lassant à la longue, surtout qu'il n'est au service de rien du tout. On retombe dans ce qui est pour moi le plus gros défaut de la littérature française : le regardage de nombril ( ou branlage de nouille ).

"Orages ordinaires" de William Boyd.

Je reprends un peu mon blog après quelques mois d'absence en parlant du livre d'un auteur que j'apprécie depuis longtemps. William Boyd est un écrivain britannique de 29 ans ayant à son actif une dizaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Il est également scénariste et même réalisateur, ce qui explique qui soit relativement peu prolifique au niveau des oeuvres littéraires : un roman tous les 3 ou 4 ans. "Orages ordinaires" est son dernier roman et, chose surprenante, c'est un roman policier.

Le personnage principal, Adam Kindred est un jeune climatologue. Son avenir va basculer suite à une série d'évènements plus ou moins crédibles. Il va se retrouver sur une scène de meurtre et ne pouvant justifier de son innocence, il va choisir de fuir et de rentrer dans la clandestinité. Son objectif : pouvoir prendre du recul, et chercher à prouver son innocence. Il va devoir apprendre à vivre avec rien, en devenant invisible dans le Londres des bas-fonds. Il descend très bas, se clochardise, et va devoir progressivement remonter la pente. Mais le chemin sera long : il doit échapper à la police et aux véritable meurtriers, déjouer un complot ourdi par de puissantes firmes pharmaceutiques...

samedi 19 juin 2010

"Le monde des merveilles", de Robertson Davies.

Et voici le troisième épisode de la "trilogie de Deptford", commencée avec "L'objet du scandale", puis poursuivie avec "Le manticore". Et comme dans les deux tomes précédents, la même question se pose : "Mais qui a tué Boy Staunton ?".

Cette troisième partie de la trilogie va nous eclairé sur la vie du magicien Magnus Eisengrim, alias Paul Dempster puisqu'il s'agit du récit de sa vie. Son destin, même s'il a pris une voie résolument différente, semble croiser sans cesse celui de Dunstan Ramsay et de Boy Staunton avec qui il était à l'école.

Entre sa mère qui perd complètement la raison en accouchant de lui, Boy Staunton qui est coupable de l'accouchement accidentel et Dunstran Ramsay qui se sent responsable de tout ça, Paul Dempster se sent mal. Au point de quitter tout et de s'enfuir avec des gens du cirque qui faisaient une halte à Deptford.

"Tout peut arriver", de Jonathan Tropper

Je vous avis déjà parler d'un roman de Jonathan tropper, " Le livre de Joe" ( par ici ), que j'avais trouvé plutôt sympa. J'en ai lu un deuxième de lui, "Tout peut arriver". Et heureusement que j'avais lu le premier, car avec un titre aussi grotesque, je n'aurai jamais acheté celui-ci.

Le roman est une tranche de vie de Zach King. Zach est un américain moyen qui va connaitre un nombre improbable de complications dans sa vie. Professionnellement, il est en train train de perdre un des plus gros client de sa société mais il ne parait pas touché par cela car il comprend qu'il déteste son boulot.

Sentimentalement, il devrait être le plus heureux des hommes. Il vient de se fiancer avec une des plus belles femmes qu'il connait. Celle-ci est complètement amoureuse de lui et lui-même n'en revient pas. Et surtout, il rêve d'une autre.

vendredi 18 juin 2010

"Un million de dollars, et après ?", de Carolyn Parkhust.

Carolyn Parkhurst est une jeune écrivaine ( ça fait bizarre, quand même ) américaine de 39 ans. "Un million de dollars, et après ?" est son deuxième roman. Acheté vaguement pas hasard ( en réalité, je n'achète jamais un livre vaguement par hasard ), ce livre s'est révélé être plutôt une bonne surprise.


Des couples, concourant pour une émission de télé-réalité à l'échelle mondiale, sont soumis au regard d'une caméra quasiment 24 heures sur 24. Alors qu'ils doivent résoudre des énigmes et trouver des objets cachés aux quatre coins du monde, ils apprennent surtout à se connaitre et livre au téléspectateurs de l'émission ( à nous, lecteurs, en fait ) leurs vraies personnalités et les cotés les plus sombres de leurs vies. Car les sélections pour participer à ce jeu n'avaient pas pour but de trouver les personnes les plus fortes mais de choisir les duos qui, à coup sûr, auront des comptes à régler...

mardi 22 décembre 2009

"Les Lois de la Gravité", de Jean Teulé.

Comme beaucoup, j'ai découvert Jean Teulé grâce à l'émission "L'Assiette anglaise" de feu Bernard Rapp, diffusée sur Antenne 2 le samedi à la fin des années 80. Dans un décor on ne peut plus classique (la bibliothèque-bar du St James Club), des chroniqueurs ( dont faisait partie Jean Teulé) commentaient l'activité culturelle sur un ton décalé et moqueur. C'est à cette époque qu"il se met à écrire. SOn premier roman, "Rainbow pour Rimbaud", sort en 1991. "Les lois de la gravité" ezst publié en 2003. C'est son septième roman.

Le livre est très court. 135 pages dans sa version poche avec une police d'écriture très grosse et de nombreux espaces blanc. On se situe entre le nouvelle et le roman.

mardi 13 octobre 2009

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", de Harper Lee.

Étrange personnage que cette écrivaine américaine. Née en 1926 en Alabama, Nelle Harper Lee fait son apprentissage d'écrivain en collaborant avec Trumane Capote. En 1960, elle publie "Ne Tirez-pas sur l'Oiseau Moqueur", qui obtint de suite un immense succès qui ne sera jamais démenti car de nos jour encore, ce roman figure fréquemment sur les listes des meilleures vente de roman. L'année suivant la publication de son premier roman, elle obtient le prix Pulitzer. Et puis... et puis plus rien. Elle décide de ne plus écrire alors qu'à la sortie de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Harper Lee avait declaré avoir déjà commencé son roman suivant. Ce brusque retrait a été la cause de nombreuses rumeurs sur son compte. Quasiment personne ne l'a vue en quarante ans !

"Le manticore" de Robertson Davies.

J'enchaîne directement avec le deuxième tome de la "Trilogie de Deptford", de Robertson Davies, "Le Manticore". C'est la suite de "L'objet du Scandale" dont la fiche est ci-dessous ( ou ici ). Même si je le répète à chaque fois, chacune des trilogies de Robertson Davies peut être lue dans l'ordre que l'on souhaite et chacun des tomes est un roman en lui même n'obligeant pas à lire les autres tomes ( mais donnant tout de même beaucoup l'envie de le faire).

"Qui a tué Boy Staunton" ? Cette question, déjà posée dans "L'objet du scandale", revient dans ce roman. Et pour cause : c'est le fils de Boy, David, légèrement émeché, qui la pose à un magicien hors pair, Magnus Eisengrim - alias Paul Dempster- lors d'une représentation de celui-ci à Deptford. Et la réponse, qui sera mal entendue par le public en ébullition à cause du malaise dans la salle de Dunstan Ramsay, la réponse va décider David Staunton à aller consulter une psychologue.

"L'objet du Scandale" de Robertson davies.

Me voici de retour après quelques semaines sans posts. Beaucoup de livres lus pendant ce laps de temps. Et pour commencer, j'ai relu quasiment l'intégralité des romans de mon auteur préférés, Robertson Davies. Pour une brève présentation de l'auteur, voici le lien vers la fiche de lecture que j'avais ecrite sur sa première trilogie : La trilogie de Salterton.

"L'objet du Scandale" est la première partie de la seconde trilogie de Robertson Davies : "La trilogie de Deptford". "L'objet du Scandale" a aussi été traduit dans certaines éditions avec un autre titre : "Le cinquième emploi". Comme dans chacune des trilogies de Robertson Davies, il est possible de lire les romans dans le désordre sans aucun préjudice. Les trois romans de la "Trilogie de Deptford" ont pour personnages principaux Dunstan Ramsay, Boy Staunton et Paul Dempster, tous trois des natifs de Deptford, au Canada.

lundi 10 août 2009

"Sauvez Hamlet !", de Jasper Fforde.

Jasper Fforde est un écrivain britannique né en 1961. "Sauvez Hamlet !" est le quatrième épisode des aventures de Thursday Next, détective littéraire à la Jurifiction. Son travail est de veiller à ce que les oeuvres littéraires se déroulent comme prévu par leurs auteurs. Mais elle décide de revenir dans la vie réelle pour s'occuper de son fils Friday.

Elle fait l'erreur de ramener Hamlet, qui a besoin de savoir comment son personnage est perçu dans la vraie vie, et de le loger chez sa mère. Il va flirter avec Lady Hamilton tandis qu'en son absence, un coup d'état se fomente dans le royaume du Danemark. Thursday Next apprends par son père, qui travaille dans les Chronogardes ( qui ont la possibilité de naviquer dans le temps ) qu'un très efficace tueur à gage va essayer par trois fois de l’éliminer. En même temps, elle doit s'occuper de Yorrick Kaine, un dictateur venu d'une obscur roman de seconde zone va essayer de s'emparer du monde entier. Un étrange saint du XIII ème siècle lui annonce que si l'équipe locale de Swindon pert le derby de Cricket, le plan de Yorrick Kaine va réussir. Elle doit donc reprendre en mains l'équipe de bras cassés de cricket de Swindon. Elle doit aussi retrouver son mari qui a été éradiqué par Goliath...

"La route", de Cormac McCarthy.

Un auteur que je connaissais pas malgré la très bonne réputation dont il jouit. J'ai attendu la sortie en format poche pour l'essayer. Cormac McCarthy est un écrivain américain né en 1933. Relativement peu productif concernant son oeuvre ( une dizaine de roman en 45 ansde carrière ), il est également peu prolixe avec les médias. Sa dernière oeuvre, "La route" est un succès mondial et il a obtenu notamment le prix Pulitzer étranger. Il est adapté au cinéma.

"La route" est une tranche de vie d'un père et de son fils. Suite à l'apocalypse, survenu deux ou trois ans plus tôt, il ne reste presque plus rien sur terre. On ne sait pas ce qui sait passé. La planète est recouverte de cendres. Ils restent quelques hommes vivants. Mais le père et le fils fuient les autres, avec pour seules possessions, un caddie et les quelques outils qu'il ont glanés ici et là. Il y a un pacte entre eux deux. Ils doivent rester des êtres humains "bons". Car les autres rodent à la recherche de nourriture, n'hésitant pas à sombrer dans la barbarie, voir le cannibalisme pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Certains affament des esclaves, des enfants, créent des groupes pour être plus fort.

dimanche 9 août 2009

"La femme du Vème", de Douglas Kennedy.

Douglas Kennedy, y'a pas à dire : il a une tête de mec sympa. Il est américain, personne n'est parfait, mais il aime bien la France. Il parle d'ailleurs admirablement bien le français. Depuis ses débuts dans l'écriture il y a une dizaine d'année, chacun de ses romans est un best-seller ( "L'homme qui voulait vivre sa vie", "Les charmes discrets de la vie conjugale"...). Et bien pourtant, je n'accroche pas.

Ses romans sont en général assez prenants, on a du mal à les poser pour faire autre chose, mais à chaque fois, c'est pour moi une décéption. "La femme du Vème" n'echappe pas à la règle. et je pense que c'est le moins bon de ses romans.

Harry Ricks, un professeur d'université américain débarque en France seul, sans boulot et sans un sou. Après quelques mésaventures rocambolesques, il se retrouve dans un loué sordide à faire un boulot louche. Il est au fond du trou. A ce moment, il fait la rencontre d'une femme dont il tombe amoureux. Mais il ne doit la voir que deux fois par semaines, à 17h00, et pour deux heures seulement. Depuis cette rencontre, des événements inattendus surviennent...

samedi 20 juin 2009

"Le Montespan", de Jean Teulé.

Il est complètement incroyable que je n'ai pas lu ce livre beaucoup plus tôt. Et ceci pour trois raisons. La première, c'est que lors de la promo de ce livre par l'auteur, j'avais trouvé l'idée originale. Ensuite, parce que je n'avais étrangement rien lu de Jean Teulé depuis "Balade pour un père oublié" alors que j'avais aimé ce livre. Et enfin, parce que j'aime bien le bonhomme en général.

Jean Teulé, c'est ce gars avec une bonne ganache et des drôles de chemises qui apparaissait dans l'émission de Bernard Rapp "L'assiette anglaise". Oui oui, ça ne nous rajeunit pas ! Il est né en 1953 à Saint-Lô. Il est l'auteur d'une douzaine de roman dont le dernier "Mangez-le si vous voulez" vient de paraitre. En plus d'avoir reçu quelques prix et une critique très positive, "Le Montespan" est un succès d'édition.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" de Vikas Swarup.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire". Ouf ! Ça, c'est du titre ! Ça ne fait pas franchement envie. Çà donne légèrement que losrque l'on a terminé de citer le titre, on a lu le roman. Et bien, peu s'en faut.

Vikas Swarup est un écrivain indien né en 1963 à Allahabad. Il a été également diplomate au Royaume Uni, en Turquie, aux États-Unis et en Éthiopie. Il est actuellement Haut-Commissaire en Afrique du Sud. "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" est son premier roman. Il a été adapté au cinéma sous le titre "Slumdog millionaire" par Danny Boyle ("Petits meurtres entre amis", "Trainspotting", "la plage"...). Son second roman, "Six suspects" a été publié et sera également adapté pour le cinéma.

vendredi 29 mai 2009

"Même le mal se fait bien", de Michel Folco.

Je me rappelle d'un numéro de l'émission "Apostrophes" de Bernard Pivot dans lequel Michel Folco venait présenter son premier roman : "Dieu et nous seul pouvons"(J'ai essayé de retrouver la vidéo de l'émission sur internet. Pas trouvé. De plus "Apostrophes" s'est arrété en 1990, donc, c'est peut-être une autre émission de Pivot. "Bouillon de culture"?). Dès les premières minutes de son entretien, je me suis dit, avec toute la classe qui me caractérise : "P*****, ça a l'air génial, il me faut lire ce livre". Et je l'ai fait, et je ne le regrette pas. Déjà, rien que le titre complet du livre est caractéristique du contenu : "Dieu et nous seul pouvons : les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs". Livre dont le film "Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu" est tiré.

Michel Folco est né le 23 septembre 1943 à Albi. Son dernier roman, "Même le mal se fait bien", est sorti l'année dernière et vient de paître en poche. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il était attendu avec impatience par les nombreux lecteurs fidèles que Michel Folco a su séduire en seulement 3 romans. Car "Même le mal se fait bien" est la dernière partie d'une trilogie commencée par "Un loup est un loup" et "En avant comme avant".

lundi 4 mai 2009

"Talk talk" de T.C Boyle.

Quand j'achète plusieurs romans en même temps, je garde toujours ceux que j'ai le plus envie de lire pour la fin. Les livres de T.C Boyle ( Tom Coraghessan Boyle ) font toujours parti de ceux-là. C'est sans conteste un de mes auteurs favoris. Je veux dire par là que j'ai lu tous ses romans et que je rentre en état de transe à chaque fois que j'en ouvre un nouveau.

T.C Boyle est un écrivain américain né en 1948 à Peekskill, état de New-York. "Water Music", son premier roman, a été publié en 1981. "Talk talk" est son onzième roman. Le douzième, " The Women" a paru aux Etats-Unis il y a quelques semaines. Il a publié également de nombreux recueils de nouvelles.

T.C Boyle s'inspire souvent des problèmes de la société américaine pour ses romans. "Talk talk" traite notamment de l'usurpation d'identité. Sujet qui à priori permettait de multiples traitements. Mais alors qu'habituellement la plume de T.C Boyle se révèle si juste, si acerbe, si vivante, on a l'impression que dans "Talk talk", tout tombe à plat.

mercredi 15 avril 2009

En forçant, ça passe.

20 ans ! 20 ans que ça dure ! 20 ans qu'on nous fourgue du 16/9ème. Personne ne sait pourquoi. Ah si ! parce que c'est mieux. En voilà un argument qu'il est bien. Pendant 20 ans, on nous a vendu le 16/9ème comme un progrès sans quasiment nous fournir de quoi utiliser ce format : La télévision a diffusé presque totalement en 4/3 jusqu'à il y a 2 ou 3 ans et encore aujourd'hui la majorité des programmes est en 4/3.

Il faut tout de même savoir que ce format 16/9ème ne correspond à rien du tout. Il a été choisi en faisant le carré de 4/3 (4²/3²). Voilà ! c'est tout ! Et en justifiant cela par le fait que lorsque l'on regarde un film en cinémascope ( donc en 7/3, ou 21/9ème), les bandes noires seraient plus fines...

J'ai quand même une pensée pour tous ces ménages avant-gardistes qui ont déjà acheté ( plus cher, puisque c'est mieux !) et renouvelé leurs appareils 16/9ème depuis 1990. Et qui se sont tapé des heures et des heures de télé avec 2 bandes noires supplémentaires de part et d'autre de l'écran pour rectifier l'image en 4/3. Ou pire qui ont regardé leurs programmes en supprimant le haut et le bas de l'image pour pouvoir profiter de toute la largeur de l'écran...

Mais j'ai une pensée particulière pour une autre catégorie de téléspectateurs. Ceux à qui on ne la fait pas. Les plus malins. On leur a fourgé du 16/9ème : et bien il vont en profiter pleinement de leur 16/9ème. Et en hauteur et en largeur, s'il vous plait. C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait. Lorsque l'on regarde la télé chez eux, un reportage sur l'anorexie ressemble à un reportage sur l'effet de la nourriture de chez McDo sur l'américain moyen. Un défilé de mode se transforme en un défilé de Philippes Bouvards. Et quand on veut voir un match de foot, on a l'impression de voir 22 Maradonnas sur le terrain ( version 2009, les Maradonna. Pas 1986...). Et oui ! ils suivent les programmes diffusés en 4/3 en format 16/9ème sur la télé en étirant l'image.

20 ans à se mater des images déformées parce que des fabricants de télés ont voulu nous faire changer des postes encore en état de marche. Et maintenant il faut changé le 16/9ème cathodique qui n'a jamais servi à rien en 16/9ème plasma ou lcd ( parce que c'est mieux), ce qui permet de gagner de la place sur le meuble télé pour mettre un pot de fleur, par exemple, derrière l'écran plat.

Mais là où l'on sombre vraiment dans le foutage de gueule intégral, c'est quand les fabricants de moniteurs pour ordinateurs se disent qu'eux aussi ils aimeraient bien que ceux qui ont acheté un ecran lcd il y a 3 ou 4 ans le changent pour un lcd 16/9ème ( parce que c'est mieux), et si possible avant la fin de vie de l'appareil.

Si vous voulez, changer un écran de pc 4/3 en 16/9ème ( en l'occurrence 16/10ème), c'est un peu comme de vouloir manger un velouté aux morilles avec des baguettes plutôt qu'avec une cuiller à soupe. C'est un peu plus chiant. Mais c'est plus chic.

C'est surtout débile. Réfléchissons un peu. A quoi nous sert majoritairement un pc familial ?
- A naviguer sur internet principalement (95% au moins pour ma part).
- A lire du multimédia ( de la musique et des films de boules téléchargés légalement).
- A jouer (en ligne)
- A stocker de la donnée ( les photos des 70 ans de tata Gilberte).
- A travailloter ( un petit tableau excel, un cv word ou openoffice, les comptes...)

Bon, à part pour celui qui va vouloir regarder son film grand spectacle sur son écran d'ordinateur, on a surtout besoin de verticalité sur un pc. D'avoir le maximum de d'affichage des pages web, de pouvoir lire du format A4 sans utiliser les ascenseurs ( les petites barres sur le coté droit qui permettent de faire descendre la page). Mais non ! Il a fallu que des ingénieurs, ou des responsables merchandising décident de nous infliger le 16/10ème pour les écrans d'ordinateur où un format acceptable aurait plutôt été le 10/16ème. D'où les 12 cm inutiles de chaque coté de ce texte si vous avez un écran 22 pouces, ce qui est la norme aujourd'hui. On nous prend vraiment pour des cons.

Mais il y a encore pire ! La sodomie avec la poignée de gravier ! On nous vend le 16/10ème dans les appareils photos numériques ! Il faut savoir que c'est presque antinomique. Le plus important dans un apn, c'est les lentilles. Votre appareil avec un zoom X25 et un capteur 25MP, il vous fera des photos de merde s'il n'a pas de bonnes optiques. Bon avec un zoom et un capteur pareil, vous pourrez entrapercevoir les bactéries sur le caca, mais floues.

Et le format le plus adapté aux optiques (rondes), c'est le carré. C'est ce qui rentre le mieux dans un rond. Plus le rapport entre la hauteur et la largeur est élevé, plus il y aura de déformation sur les angles. Et à qualité de photo équivalente, il faudra un appareil beaucoup plus gros. Bref, ca va à l'encontre du progrès dans la photo. Olympus et quelques autres marques ont d'ailleurs adopté toute un gamme d'objectifs 4/3 en lieu et place du 3/2. Et Ricoh propose le format 1/1 sur une bonne partie de ses appareils.

mercredi 25 mars 2009

"31 songs" de Nick Hornby.

J'aurai du me mefier ! 2 euros sur ebay et je deviens propriétaire de ce livre. Non que ce livre ne soit pas bon - encore que - mais ce n'est pas un roman. C'est l'inventaire des 31 chansons préférées de Nick Hornby. Passionnant !

Je ne l'ai même pas terminé. En plus je l'ai acheté en anglais sans le savoir. D'où le prix peut-être. A réserver vraiment aux fans de Nick Hornby, sinon l'interêt est tout de même assez limité.

samedi 21 mars 2009

Catherine Nay sur Europe.

Mon dieu ! Quelle horreur !
Comment l'intérieur peut-il être encore plus moche que l'extérieur ? Ce matin, elle a commenté la mobilisation d'hier sur la baisse du pouvoir d'achat. Elle nous a expliqué que le peuple français, non content d'être le seul du monde à être profondément anti-mondialisation, est aussi le seul à se plaindre de la crise !
Cela viendrait de notre passé révolutionnaire ! Pas du sien ! Elle n'est pas du même monde que nous.
Et elle nous sort des énormités sur le service minimum, les bonus des cadres des entreprises...
C'est puant, moche, snob, de droite très très à droite. C'est vrai qu'avec ses fréquentations, son environnement de travail , son mari, on ne s'attend pas à ce qu'elle se préoccupe des soucis bassement matériels des français.
Et puis, comment arrive-t-on à faire de la radio avec une voix pareil. La chirurgie esthétique n'existe pas encore pour la voix. Heureusement d'ailleurs, parce quand on voit ce qu'elle a fait avec son visage... On dirait un frère Bogdanov. Surement que son véritable visage de femme de 65 ans serait plus avenant que ce morceau de plastique qui le remplace.
Le podcast n'est pas encore en ligne. Dommage !
J'écoute habituellement une autre radio le matin. Hop ! j'y retourne. Bye bye Europe 1.

vendredi 20 mars 2009

"Portrait du Gulf Stream", d'Erik Orsenna.

Entre Erik Orsenna et moi, ça a débuté il y a une vingtaine d'années, à l'époque de "L'exposition coloniale", roman qui a reçu le prix Goncourt en 1988. Comme quoi, il peut être décerné à de bons romans de temps en temps. A l'époque, j'étais au lycée à Laon en 1ère. Ma prof de français de l'époque, Madame Cani nous demandait de lire des livres parmi une grande liste de titres qu'elle nous fournissait, puis de faire une fiche de lecture sur ces livres. En nous précisant que l'on pouvait également lui proposer des romans qui n'étaient pas sur sa liste en la prévenant à l'avance afin qu'elle puisse lire ces livre et être en mesure de nous noter. Je fais remarquer en passant le grand professionnalisme et de cette prof... Etant en train de finir "L'exposition coloniale", j'annonce à ma prof que je ferai une fiche de lecture sur ce roman, ce qui me permettait de ne pas mire en plus un livre de la liste. Et comme promis, elle le lut. Je ne me souviens pas de la note qu'elle m'a mise mais je me rappelle de son commentaire sur ma copie qui disait en substance : "Vincent, je ne vous remercie absolument pas de m'avoir fait lire ce pénible pavé de plus de 800 pages". Madame Cani, que j'ai vu par hasard dans un journal télévisé sur France 3 est docteur en littérature, chargée de cours à l'université de Clermont -Ferrand, spécialiste de la littérature de jeunesse et l'auteur, entre autre, d'un essai sur Harry Potter, ne partageait donc pas mon amour naissant pour Erik Orsenna.

mardi 3 mars 2009

"Un homme presque parfait", de Richard Russo.

Encore une découverte chez 10/18 dans la collection "Domaine étranger", décidément une formidable source de bonnes surprises. Richard Russo est un écrivain américain né en 1949 dans l'état de New York. Titulaire d'un doctorat de philosophie et d'un Master of Fine Arts, il devient professeur de littérature avant de se consacrer exclusivement à l'écriture au milieu des années 80. "Un homme presque parfait" est son premier roman traduit en français. Il a été adapté au cinéma avec notamment dans les rôles principaux Paul Newman et Melany Griffith. Mais c'est avec son roman "Le déclin de l'empire Whiting" (2002), lauréat du prix Pulitzer, que Richard Russo commencera à se faire connaitre en France. Et c'est avec ce dernier que j'ai découvert cet auteur. Cet auteur malheureusement peu prolixe. Un livre tous les 5-6 ans, c'est pas tout à fait Balzac...

mercredi 18 février 2009

"Prenez soin du chien", de J.M. Erre.

Une sacrée petite découverte ! Ce premier roman publié en 2006 de J.M Erre (pseudo ?), professeur de français dans le sud de la France est assez surprenant. Alors qu'a paru son second roman en 2008, "Made In China", cet auteur reste encore dans l'anonymat pour le grand public. Il est quasi-absent de la scène médiatique et il est impossible de trouver ne serait-ce qu'une photo de lui ( Ce qui, finalement, ressemble tout de même beaucoup à une stratégie de communication bien étudiée). Par contre, il bénéficie d'un énorme bourdonnement sur internet (désolé ! le mot "buzz" m'insupporte vraiment) et la critique est, dans son ensemble, plutôt très positive.

"Prenez soin du chien" est un roman construit autour du journal intime de deux personnages principaux, Max Corneloup qui écrit des romans-feuilletons pour la radio et Eugène Ruche, peintre sur oeuf ( sic ). Ces deux personnages habitent dans la même résidence, l'un en face de l'autre, et vont se persuader mutuellement qu'ils sont espionnés l'un par l'autre. On va ainsi découvrir la vie de l'immeuble et de ses habitants, qui va être chamboulée par des meurtres et les mésaventures rocambolesques des occupants.

dimanche 8 février 2009

"L'oeil du silence", de Marc Lambron.

Ça m'apprendra à ne pas me renseigner sur un livre avant de l'acheter. Si j'avais lu que "L'oeil du silence" était une biographie romancée de Lee Miller, je me serais peut être méfié. Les biographies, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Par contre, je n'ai rien contre Marc Lambron en particulier, j'avais même plutôt bien aimé son roman "Etrangers dans la nuit". Mais "L'oeil du silence" est un exemple presque parfait de ce que j'appelle l'auto-branlage-de-nouilles d'une certaine littérature française.

Quelques mots sur l'histoire. Un étudiant français est amené à faire la traduction des mémoires d'un journaliste américain à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le journaliste, David Sherman est chargé par le magazine Life de couvrir la libération de Paris en 1944. A Paris il rencontre Lee Miller, mannequin et photographe pour le magazine Vogue. Ils vont tomber amoureux l'un de l'autre et convaincre leurs magazines respectifs de partir couvir ensemble l'avancées des forces américaines en direction de Berlin.