lundi 26 décembre 2011

"Jack l'épate et Mary pleine de grâce", de Joseph Connolly.

En voyant la photo de Joseph Connoly, un peu plus bas sur cette page, vous serez certainement saisis par ce physique complètement décalé et hors-normes. Et il se pourrait bien que le même état de surprise ne vous submerge en ouvrant l'un de ses romans. 

Joseph Connolly est un écrivain britannique né en 1950. Il est l'auteur d'une dizaine de romans. Il a longtemps été libraire avant de devenir romancier à plein temps. Un peu plus connu en France depuis que Michel Blanc a adapté son roman "Vacances anglaises" au cinéma sous le titre " Embrassez qui vous voudrez", chacun de ses romans est un best-seller.

Il est pour moi typiquement le genre d'écrivain qui se bonifie avec le temps. Alors que nombre d'auteurs n'ont plus rien à raconter après leur premier roman, on sent que chez Connoly, l’écriture est un long apprentissage et que ce sont ses "petits romans" du début qui lui on permis d'apprendre à maitriser l'art d’écrire et d'affiner son style propre. Car Joseph Connolly a un style reconnaissable entre tous. Ses romans se racontent la plupart du temps à la première personne, à ceci près que le narrateur ne narre pas : il pense. En effet, c'est comme ci l'on se retrouvait dans le crane des personnages. Et cela donne un style vif et ironique, ça permet de mieux comprendre la psychologie des personnages. Si ses premiers romans ont souvent été considérés comme "juste" des romans humoristiques, ce que l'auteur, amateur de Tom Sharp et de P.G Wodehouse ne renie pas, ils ont toujours une part de critique de la société. Et puis au fil du temps, l'écriture s'est affinée, la psychologie des personnages s'est développée, les thèmes sont de plus en plus sérieux. Son roman précédent, "L'amour est une chose étrange" marquait déjà très nettement cette évolution.

"Dans le café de la jeunesse perdue", de Patrick Modiano

Il est des auteurs dont on entend souvent parler, et dont on a un peu honte de n'avoir rien lu. C'était le cas de Patrick Modiano pour moi. Au cours de sa "carrière", Modiano a écrit une vingtaine de roman, raflé une flopée de prix littéraires et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il ne m'inspirait pas. J'ai tout de même voulu remédié à ça et donc, je me suis lancé.

"Dans le café de la jeunesse perdue" a paru en 2007. Patrick Modiano y dépeint le portrait d'une jeune femme, Jacqueline Delanque, alias Louki, qui se retrouve chaque soir parmi les habitués du Condé, un café où se réunit chaque jour une jeunesse littéraire et bohème. L'histoire est contée par quatre narrateurs successifs qui vont dévoiler chacun une facette de la personnalité de Louki. Tout d'abord un étudiant des Mines, habitué du Condé qui va décrire certaines de ses apparitions au café. Le deuxième narrateur, Caisley, est un détective, ancien des RG. Il a été chargé par le mari de Louki, un patron d'agence immobilière, de retrouver celle-ci. Caisley  va nous en dire un peu plus sur la vie de Louki a travers l’enquête qu'il a mené pour la retrouver. Ensuite, Louki elle même prend la parole. Louki va nous en dire un peu plus sur son enfance. Et enfin, la dernière voix est celle de Roland, un amant ayant partagé quelque temps la vie de Louki et avec qui il forme un couple sans attaches, sans passé ni futur. Chacun des narrateurs nous présente Louki sous un angle différent dans ce Paris de début des années 60. Et chaque fragment de son histoire nous permet de déchiffrer les raisons pour lesquelles Louki commet un acte définitif.

mardi 20 décembre 2011

"Les femmes" de T.C Boyle.

T.C Boyle fait partie des auteurs que j'adore et dont je me réserve la lecture pour mes vacances d'été. Un bouquin de T.C Boyle, c'est bien, mais un bouquin de T.C Boyle sur une terrasse au soleil avec un verre de rosé-pamplemousse, c'est encore mieux.

Tom Coraghessan Boyle est un écrivain américain ayant déjà une vingtaine de romans et recueils de nouvelles à son actif. Atypique, il cultive une attitude très rock 'n' roll. Il est professeur de littérature et est très proche de son lectorat. Il fait beaucoup de lectures publiques et converse avec ses lecteurs par le biais du forum de son site internet. Beaucoup de ses romans sont des best-sellers et à titre personnel, je classerais  "Au bout du monde", dans mon Top 20 de tous les temps. Ses romans sont souvent basé sur des thèmes très serieux ( immigration, pauvreté, écologie, usurpation d'identité...) mais traités avec beaucoup d'ironie.

lundi 19 décembre 2011

"Absurdistan", de Gary Shteyngart

Voici un auteur que je ne connaissais pas. Gary Shteyngart est un auteur américain né à St Petersbourg ( et oui !) en 1972. "Absurdistan" est son deuxième roman. Le personnage principal, Micha est le fils d'un défunt baron de la mafia russe. Micha à fait ses études aux Etats-Unis mais les activités de son papa, accusé de meurtre, l’empêchent d'y retourner. Micha traine donc son ennui en Russie entre fainéantise, repas gargantuesques, soirées alcoolisées. Plutôt couard, lâche et geignard, Micha aimerait retourner aux Etats-unis, surtout que Rouenna est restée là-bas. Ex-prostituée qu'il entretien, celle-ci a de plus une relation avec son professeur d'atelier d’écriture. Micha décide donc de retourner aux Etats-unis et pour cela, il doit changer de nationalité. Il passera donc par la Belgique, où des nouveaux papiers l'attendront. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Micha va se retrouver en Absurdistan, une république du Caucase créée de toutes pièces par des multinationales du pétrole. Et va même être enrôlé dans une guerre civile.

"Polichinelle" de Pierric Bailly.

A la sortie de "Polichinelle", je ne me rappelle plus exactement si j'avais entendu Pierric Bailly parler de son roman ou si c'était une tierce personne qui en parlait, mais toujours est-il que je m'étais dit qu'il faudra que je le lise un jour. A l'époque tout le monde faisait de ce roman UN des livres de la rentrée. Et donc je l'avais noté dans ma liste de livre à acheter. Bon, c'est fait ! Malheureusement...

Pierric Bailly est un jeune écrivain français et "Polichinelle" est son premier roman. L'action ( le terme "action" est peut-être un peu fort ) se déroule dans le Jura. Une bande de jeunes désabusés passe un été entre alcool, musique, joints et bagarre avec une bande rivale dans une petite ville ( Bon, voilà pour le volet action du roman ! ). Pas de quoi sauter au plafond, à priori. Mais, alors, me direz-vous, pourquoi a-t-on tant parlé de ce livre à sa sortie ? Et bien c'est parce que le ton du livre, lui, a quelque chose de particulier. C'est un écriture très vivante : ça fuse, ça rappe, ça déroute, ça invente des expression, ça utilise de l'argot, ça déménage... Alors certes le style de ce roman est peu commun et mérite de l'attention. C'est un bon début diront certains. Mais quoi d'autre ?

Pas grand chose, malheureusement.  Le style est alerte mais devient lassant à la longue, surtout qu'il n'est au service de rien du tout. On retombe dans ce qui est pour moi le plus gros défaut de la littérature française : le regardage de nombril ( ou branlage de nouille ).

"Orages ordinaires" de William Boyd.

Je reprends un peu mon blog après quelques mois d'absence en parlant du livre d'un auteur que j'apprécie depuis longtemps. William Boyd est un écrivain britannique de 29 ans ayant à son actif une dizaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Il est également scénariste et même réalisateur, ce qui explique qui soit relativement peu prolifique au niveau des oeuvres littéraires : un roman tous les 3 ou 4 ans. "Orages ordinaires" est son dernier roman et, chose surprenante, c'est un roman policier.

Le personnage principal, Adam Kindred est un jeune climatologue. Son avenir va basculer suite à une série d'évènements plus ou moins crédibles. Il va se retrouver sur une scène de meurtre et ne pouvant justifier de son innocence, il va choisir de fuir et de rentrer dans la clandestinité. Son objectif : pouvoir prendre du recul, et chercher à prouver son innocence. Il va devoir apprendre à vivre avec rien, en devenant invisible dans le Londres des bas-fonds. Il descend très bas, se clochardise, et va devoir progressivement remonter la pente. Mais le chemin sera long : il doit échapper à la police et aux véritable meurtriers, déjouer un complot ourdi par de puissantes firmes pharmaceutiques...

samedi 19 juin 2010

"Le monde des merveilles", de Robertson Davies.

Et voici le troisième épisode de la "trilogie de Deptford", commencée avec "L'objet du scandale", puis poursuivie avec "Le manticore". Et comme dans les deux tomes précédents, la même question se pose : "Mais qui a tué Boy Staunton ?".

Cette troisième partie de la trilogie va nous eclairé sur la vie du magicien Magnus Eisengrim, alias Paul Dempster puisqu'il s'agit du récit de sa vie. Son destin, même s'il a pris une voie résolument différente, semble croiser sans cesse celui de Dunstan Ramsay et de Boy Staunton avec qui il était à l'école.

Entre sa mère qui perd complètement la raison en accouchant de lui, Boy Staunton qui est coupable de l'accouchement accidentel et Dunstran Ramsay qui se sent responsable de tout ça, Paul Dempster se sent mal. Au point de quitter tout et de s'enfuir avec des gens du cirque qui faisaient une halte à Deptford.

"Tout peut arriver", de Jonathan Tropper

Je vous avis déjà parler d'un roman de Jonathan tropper, " Le livre de Joe" ( par ici ), que j'avais trouvé plutôt sympa. J'en ai lu un deuxième de lui, "Tout peut arriver". Et heureusement que j'avais lu le premier, car avec un titre aussi grotesque, je n'aurai jamais acheté celui-ci.

Le roman est une tranche de vie de Zach King. Zach est un américain moyen qui va connaitre un nombre improbable de complications dans sa vie. Professionnellement, il est en train train de perdre un des plus gros client de sa société mais il ne parait pas touché par cela car il comprend qu'il déteste son boulot.

Sentimentalement, il devrait être le plus heureux des hommes. Il vient de se fiancer avec une des plus belles femmes qu'il connait. Celle-ci est complètement amoureuse de lui et lui-même n'en revient pas. Et surtout, il rêve d'une autre.

vendredi 18 juin 2010

"Un million de dollars, et après ?", de Carolyn Parkhust.

Carolyn Parkhurst est une jeune écrivaine ( ça fait bizarre, quand même ) américaine de 39 ans. "Un million de dollars, et après ?" est son deuxième roman. Acheté vaguement pas hasard ( en réalité, je n'achète jamais un livre vaguement par hasard ), ce livre s'est révélé être plutôt une bonne surprise.


Des couples, concourant pour une émission de télé-réalité à l'échelle mondiale, sont soumis au regard d'une caméra quasiment 24 heures sur 24. Alors qu'ils doivent résoudre des énigmes et trouver des objets cachés aux quatre coins du monde, ils apprennent surtout à se connaitre et livre au téléspectateurs de l'émission ( à nous, lecteurs, en fait ) leurs vraies personnalités et les cotés les plus sombres de leurs vies. Car les sélections pour participer à ce jeu n'avaient pas pour but de trouver les personnes les plus fortes mais de choisir les duos qui, à coup sûr, auront des comptes à régler...

mardi 22 décembre 2009

"Les Lois de la Gravité", de Jean Teulé.

Comme beaucoup, j'ai découvert Jean Teulé grâce à l'émission "L'Assiette anglaise" de feu Bernard Rapp, diffusée sur Antenne 2 le samedi à la fin des années 80. Dans un décor on ne peut plus classique (la bibliothèque-bar du St James Club), des chroniqueurs ( dont faisait partie Jean Teulé) commentaient l'activité culturelle sur un ton décalé et moqueur. C'est à cette époque qu"il se met à écrire. SOn premier roman, "Rainbow pour Rimbaud", sort en 1991. "Les lois de la gravité" ezst publié en 2003. C'est son septième roman.

Le livre est très court. 135 pages dans sa version poche avec une police d'écriture très grosse et de nombreux espaces blanc. On se situe entre le nouvelle et le roman.

mardi 13 octobre 2009

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", de Harper Lee.

Étrange personnage que cette écrivaine américaine. Née en 1926 en Alabama, Nelle Harper Lee fait son apprentissage d'écrivain en collaborant avec Trumane Capote. En 1960, elle publie "Ne Tirez-pas sur l'Oiseau Moqueur", qui obtint de suite un immense succès qui ne sera jamais démenti car de nos jour encore, ce roman figure fréquemment sur les listes des meilleures vente de roman. L'année suivant la publication de son premier roman, elle obtient le prix Pulitzer. Et puis... et puis plus rien. Elle décide de ne plus écrire alors qu'à la sortie de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Harper Lee avait declaré avoir déjà commencé son roman suivant. Ce brusque retrait a été la cause de nombreuses rumeurs sur son compte. Quasiment personne ne l'a vue en quarante ans !

"Le manticore" de Robertson Davies.

J'enchaîne directement avec le deuxième tome de la "Trilogie de Deptford", de Robertson Davies, "Le Manticore". C'est la suite de "L'objet du Scandale" dont la fiche est ci-dessous ( ou ici ). Même si je le répète à chaque fois, chacune des trilogies de Robertson Davies peut être lue dans l'ordre que l'on souhaite et chacun des tomes est un roman en lui même n'obligeant pas à lire les autres tomes ( mais donnant tout de même beaucoup l'envie de le faire).

"Qui a tué Boy Staunton" ? Cette question, déjà posée dans "L'objet du scandale", revient dans ce roman. Et pour cause : c'est le fils de Boy, David, légèrement émeché, qui la pose à un magicien hors pair, Magnus Eisengrim - alias Paul Dempster- lors d'une représentation de celui-ci à Deptford. Et la réponse, qui sera mal entendue par le public en ébullition à cause du malaise dans la salle de Dunstan Ramsay, la réponse va décider David Staunton à aller consulter une psychologue.

"L'objet du Scandale" de Robertson davies.

Me voici de retour après quelques semaines sans posts. Beaucoup de livres lus pendant ce laps de temps. Et pour commencer, j'ai relu quasiment l'intégralité des romans de mon auteur préférés, Robertson Davies. Pour une brève présentation de l'auteur, voici le lien vers la fiche de lecture que j'avais ecrite sur sa première trilogie : La trilogie de Salterton.

"L'objet du Scandale" est la première partie de la seconde trilogie de Robertson Davies : "La trilogie de Deptford". "L'objet du Scandale" a aussi été traduit dans certaines éditions avec un autre titre : "Le cinquième emploi". Comme dans chacune des trilogies de Robertson Davies, il est possible de lire les romans dans le désordre sans aucun préjudice. Les trois romans de la "Trilogie de Deptford" ont pour personnages principaux Dunstan Ramsay, Boy Staunton et Paul Dempster, tous trois des natifs de Deptford, au Canada.

lundi 10 août 2009

"Sauvez Hamlet !", de Jasper Fforde.

Jasper Fforde est un écrivain britannique né en 1961. "Sauvez Hamlet !" est le quatrième épisode des aventures de Thursday Next, détective littéraire à la Jurifiction. Son travail est de veiller à ce que les oeuvres littéraires se déroulent comme prévu par leurs auteurs. Mais elle décide de revenir dans la vie réelle pour s'occuper de son fils Friday.

Elle fait l'erreur de ramener Hamlet, qui a besoin de savoir comment son personnage est perçu dans la vraie vie, et de le loger chez sa mère. Il va flirter avec Lady Hamilton tandis qu'en son absence, un coup d'état se fomente dans le royaume du Danemark. Thursday Next apprends par son père, qui travaille dans les Chronogardes ( qui ont la possibilité de naviquer dans le temps ) qu'un très efficace tueur à gage va essayer par trois fois de l’éliminer. En même temps, elle doit s'occuper de Yorrick Kaine, un dictateur venu d'une obscur roman de seconde zone va essayer de s'emparer du monde entier. Un étrange saint du XIII ème siècle lui annonce que si l'équipe locale de Swindon pert le derby de Cricket, le plan de Yorrick Kaine va réussir. Elle doit donc reprendre en mains l'équipe de bras cassés de cricket de Swindon. Elle doit aussi retrouver son mari qui a été éradiqué par Goliath...

"La route", de Cormac McCarthy.

Un auteur que je connaissais pas malgré la très bonne réputation dont il jouit. J'ai attendu la sortie en format poche pour l'essayer. Cormac McCarthy est un écrivain américain né en 1933. Relativement peu productif concernant son oeuvre ( une dizaine de roman en 45 ansde carrière ), il est également peu prolixe avec les médias. Sa dernière oeuvre, "La route" est un succès mondial et il a obtenu notamment le prix Pulitzer étranger. Il est adapté au cinéma.

"La route" est une tranche de vie d'un père et de son fils. Suite à l'apocalypse, survenu deux ou trois ans plus tôt, il ne reste presque plus rien sur terre. On ne sait pas ce qui sait passé. La planète est recouverte de cendres. Ils restent quelques hommes vivants. Mais le père et le fils fuient les autres, avec pour seules possessions, un caddie et les quelques outils qu'il ont glanés ici et là. Il y a un pacte entre eux deux. Ils doivent rester des êtres humains "bons". Car les autres rodent à la recherche de nourriture, n'hésitant pas à sombrer dans la barbarie, voir le cannibalisme pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Certains affament des esclaves, des enfants, créent des groupes pour être plus fort.

dimanche 9 août 2009

"La femme du Vème", de Douglas Kennedy.

Douglas Kennedy, y'a pas à dire : il a une tête de mec sympa. Il est américain, personne n'est parfait, mais il aime bien la France. Il parle d'ailleurs admirablement bien le français. Depuis ses débuts dans l'écriture il y a une dizaine d'année, chacun de ses romans est un best-seller ( "L'homme qui voulait vivre sa vie", "Les charmes discrets de la vie conjugale"...). Et bien pourtant, je n'accroche pas.

Ses romans sont en général assez prenants, on a du mal à les poser pour faire autre chose, mais à chaque fois, c'est pour moi une décéption. "La femme du Vème" n'echappe pas à la règle. et je pense que c'est le moins bon de ses romans.

Harry Ricks, un professeur d'université américain débarque en France seul, sans boulot et sans un sou. Après quelques mésaventures rocambolesques, il se retrouve dans un loué sordide à faire un boulot louche. Il est au fond du trou. A ce moment, il fait la rencontre d'une femme dont il tombe amoureux. Mais il ne doit la voir que deux fois par semaines, à 17h00, et pour deux heures seulement. Depuis cette rencontre, des événements inattendus surviennent...

samedi 20 juin 2009

"Le Montespan", de Jean Teulé.

Il est complètement incroyable que je n'ai pas lu ce livre beaucoup plus tôt. Et ceci pour trois raisons. La première, c'est que lors de la promo de ce livre par l'auteur, j'avais trouvé l'idée originale. Ensuite, parce que je n'avais étrangement rien lu de Jean Teulé depuis "Balade pour un père oublié" alors que j'avais aimé ce livre. Et enfin, parce que j'aime bien le bonhomme en général.

Jean Teulé, c'est ce gars avec une bonne ganache et des drôles de chemises qui apparaissait dans l'émission de Bernard Rapp "L'assiette anglaise". Oui oui, ça ne nous rajeunit pas ! Il est né en 1953 à Saint-Lô. Il est l'auteur d'une douzaine de roman dont le dernier "Mangez-le si vous voulez" vient de paraitre. En plus d'avoir reçu quelques prix et une critique très positive, "Le Montespan" est un succès d'édition.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" de Vikas Swarup.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire". Ouf ! Ça, c'est du titre ! Ça ne fait pas franchement envie. Çà donne légèrement que losrque l'on a terminé de citer le titre, on a lu le roman. Et bien, peu s'en faut.

Vikas Swarup est un écrivain indien né en 1963 à Allahabad. Il a été également diplomate au Royaume Uni, en Turquie, aux États-Unis et en Éthiopie. Il est actuellement Haut-Commissaire en Afrique du Sud. "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" est son premier roman. Il a été adapté au cinéma sous le titre "Slumdog millionaire" par Danny Boyle ("Petits meurtres entre amis", "Trainspotting", "la plage"...). Son second roman, "Six suspects" a été publié et sera également adapté pour le cinéma.

vendredi 29 mai 2009

"Même le mal se fait bien", de Michel Folco.

Je me rappelle d'un numéro de l'émission "Apostrophes" de Bernard Pivot dans lequel Michel Folco venait présenter son premier roman : "Dieu et nous seul pouvons"(J'ai essayé de retrouver la vidéo de l'émission sur internet. Pas trouvé. De plus "Apostrophes" s'est arrété en 1990, donc, c'est peut-être une autre émission de Pivot. "Bouillon de culture"?). Dès les premières minutes de son entretien, je me suis dit, avec toute la classe qui me caractérise : "P*****, ça a l'air génial, il me faut lire ce livre". Et je l'ai fait, et je ne le regrette pas. Déjà, rien que le titre complet du livre est caractéristique du contenu : "Dieu et nous seul pouvons : les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs". Livre dont le film "Justinien Trouvé ou le Bâtard de Dieu" est tiré.

Michel Folco est né le 23 septembre 1943 à Albi. Son dernier roman, "Même le mal se fait bien", est sorti l'année dernière et vient de paître en poche. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il était attendu avec impatience par les nombreux lecteurs fidèles que Michel Folco a su séduire en seulement 3 romans. Car "Même le mal se fait bien" est la dernière partie d'une trilogie commencée par "Un loup est un loup" et "En avant comme avant".

lundi 4 mai 2009

"Talk talk" de T.C Boyle.

Quand j'achète plusieurs romans en même temps, je garde toujours ceux que j'ai le plus envie de lire pour la fin. Les livres de T.C Boyle ( Tom Coraghessan Boyle ) font toujours parti de ceux-là. C'est sans conteste un de mes auteurs favoris. Je veux dire par là que j'ai lu tous ses romans et que je rentre en état de transe à chaque fois que j'en ouvre un nouveau.

T.C Boyle est un écrivain américain né en 1948 à Peekskill, état de New-York. "Water Music", son premier roman, a été publié en 1981. "Talk talk" est son onzième roman. Le douzième, " The Women" a paru aux Etats-Unis il y a quelques semaines. Il a publié également de nombreux recueils de nouvelles.

T.C Boyle s'inspire souvent des problèmes de la société américaine pour ses romans. "Talk talk" traite notamment de l'usurpation d'identité. Sujet qui à priori permettait de multiples traitements. Mais alors qu'habituellement la plume de T.C Boyle se révèle si juste, si acerbe, si vivante, on a l'impression que dans "Talk talk", tout tombe à plat.

mercredi 15 avril 2009

En forçant, ça passe.

20 ans ! 20 ans que ça dure ! 20 ans qu'on nous fourgue du 16/9ème. Personne ne sait pourquoi. Ah si ! parce que c'est mieux. En voilà un argument qu'il est bien. Pendant 20 ans, on nous a vendu le 16/9ème comme un progrès sans quasiment nous fournir de quoi utiliser ce format : La télévision a diffusé presque totalement en 4/3 jusqu'à il y a 2 ou 3 ans et encore aujourd'hui la majorité des programmes est en 4/3.

Il faut tout de même savoir que ce format 16/9ème ne correspond à rien du tout. Il a été choisi en faisant le carré de 4/3 (4²/3²). Voilà ! c'est tout ! Et en justifiant cela par le fait que lorsque l'on regarde un film en cinémascope ( donc en 7/3, ou 21/9ème), les bandes noires seraient plus fines...

J'ai quand même une pensée pour tous ces ménages avant-gardistes qui ont déjà acheté ( plus cher, puisque c'est mieux !) et renouvelé leurs appareils 16/9ème depuis 1990. Et qui se sont tapé des heures et des heures de télé avec 2 bandes noires supplémentaires de part et d'autre de l'écran pour rectifier l'image en 4/3. Ou pire qui ont regardé leurs programmes en supprimant le haut et le bas de l'image pour pouvoir profiter de toute la largeur de l'écran...

Mais j'ai une pensée particulière pour une autre catégorie de téléspectateurs. Ceux à qui on ne la fait pas. Les plus malins. On leur a fourgé du 16/9ème : et bien il vont en profiter pleinement de leur 16/9ème. Et en hauteur et en largeur, s'il vous plait. C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait. Lorsque l'on regarde la télé chez eux, un reportage sur l'anorexie ressemble à un reportage sur l'effet de la nourriture de chez McDo sur l'américain moyen. Un défilé de mode se transforme en un défilé de Philippes Bouvards. Et quand on veut voir un match de foot, on a l'impression de voir 22 Maradonnas sur le terrain ( version 2009, les Maradonna. Pas 1986...). Et oui ! ils suivent les programmes diffusés en 4/3 en format 16/9ème sur la télé en étirant l'image.

20 ans à se mater des images déformées parce que des fabricants de télés ont voulu nous faire changer des postes encore en état de marche. Et maintenant il faut changé le 16/9ème cathodique qui n'a jamais servi à rien en 16/9ème plasma ou lcd ( parce que c'est mieux), ce qui permet de gagner de la place sur le meuble télé pour mettre un pot de fleur, par exemple, derrière l'écran plat.

Mais là où l'on sombre vraiment dans le foutage de gueule intégral, c'est quand les fabricants de moniteurs pour ordinateurs se disent qu'eux aussi ils aimeraient bien que ceux qui ont acheté un ecran lcd il y a 3 ou 4 ans le changent pour un lcd 16/9ème ( parce que c'est mieux), et si possible avant la fin de vie de l'appareil.

Si vous voulez, changer un écran de pc 4/3 en 16/9ème ( en l'occurrence 16/10ème), c'est un peu comme de vouloir manger un velouté aux morilles avec des baguettes plutôt qu'avec une cuiller à soupe. C'est un peu plus chiant. Mais c'est plus chic.

C'est surtout débile. Réfléchissons un peu. A quoi nous sert majoritairement un pc familial ?
- A naviguer sur internet principalement (95% au moins pour ma part).
- A lire du multimédia ( de la musique et des films de boules téléchargés légalement).
- A jouer (en ligne)
- A stocker de la donnée ( les photos des 70 ans de tata Gilberte).
- A travailloter ( un petit tableau excel, un cv word ou openoffice, les comptes...)

Bon, à part pour celui qui va vouloir regarder son film grand spectacle sur son écran d'ordinateur, on a surtout besoin de verticalité sur un pc. D'avoir le maximum de d'affichage des pages web, de pouvoir lire du format A4 sans utiliser les ascenseurs ( les petites barres sur le coté droit qui permettent de faire descendre la page). Mais non ! Il a fallu que des ingénieurs, ou des responsables merchandising décident de nous infliger le 16/10ème pour les écrans d'ordinateur où un format acceptable aurait plutôt été le 10/16ème. D'où les 12 cm inutiles de chaque coté de ce texte si vous avez un écran 22 pouces, ce qui est la norme aujourd'hui. On nous prend vraiment pour des cons.

Mais il y a encore pire ! La sodomie avec la poignée de gravier ! On nous vend le 16/10ème dans les appareils photos numériques ! Il faut savoir que c'est presque antinomique. Le plus important dans un apn, c'est les lentilles. Votre appareil avec un zoom X25 et un capteur 25MP, il vous fera des photos de merde s'il n'a pas de bonnes optiques. Bon avec un zoom et un capteur pareil, vous pourrez entrapercevoir les bactéries sur le caca, mais floues.

Et le format le plus adapté aux optiques (rondes), c'est le carré. C'est ce qui rentre le mieux dans un rond. Plus le rapport entre la hauteur et la largeur est élevé, plus il y aura de déformation sur les angles. Et à qualité de photo équivalente, il faudra un appareil beaucoup plus gros. Bref, ca va à l'encontre du progrès dans la photo. Olympus et quelques autres marques ont d'ailleurs adopté toute un gamme d'objectifs 4/3 en lieu et place du 3/2. Et Ricoh propose le format 1/1 sur une bonne partie de ses appareils.

mercredi 25 mars 2009

"31 songs" de Nick Hornby.

J'aurai du me mefier ! 2 euros sur ebay et je deviens propriétaire de ce livre. Non que ce livre ne soit pas bon - encore que - mais ce n'est pas un roman. C'est l'inventaire des 31 chansons préférées de Nick Hornby. Passionnant !

Je ne l'ai même pas terminé. En plus je l'ai acheté en anglais sans le savoir. D'où le prix peut-être. A réserver vraiment aux fans de Nick Hornby, sinon l'interêt est tout de même assez limité.

samedi 21 mars 2009

Catherine Nay sur Europe.

Mon dieu ! Quelle horreur !
Comment l'intérieur peut-il être encore plus moche que l'extérieur ? Ce matin, elle a commenté la mobilisation d'hier sur la baisse du pouvoir d'achat. Elle nous a expliqué que le peuple français, non content d'être le seul du monde à être profondément anti-mondialisation, est aussi le seul à se plaindre de la crise !
Cela viendrait de notre passé révolutionnaire ! Pas du sien ! Elle n'est pas du même monde que nous.
Et elle nous sort des énormités sur le service minimum, les bonus des cadres des entreprises...
C'est puant, moche, snob, de droite très très à droite. C'est vrai qu'avec ses fréquentations, son environnement de travail , son mari, on ne s'attend pas à ce qu'elle se préoccupe des soucis bassement matériels des français.
Et puis, comment arrive-t-on à faire de la radio avec une voix pareil. La chirurgie esthétique n'existe pas encore pour la voix. Heureusement d'ailleurs, parce quand on voit ce qu'elle a fait avec son visage... On dirait un frère Bogdanov. Surement que son véritable visage de femme de 65 ans serait plus avenant que ce morceau de plastique qui le remplace.
Le podcast n'est pas encore en ligne. Dommage !
J'écoute habituellement une autre radio le matin. Hop ! j'y retourne. Bye bye Europe 1.

vendredi 20 mars 2009

"Portrait du Gulf Stream", d'Erik Orsenna.

Entre Erik Orsenna et moi, ça a débuté il y a une vingtaine d'années, à l'époque de "L'exposition coloniale", roman qui a reçu le prix Goncourt en 1988. Comme quoi, il peut être décerné à de bons romans de temps en temps. A l'époque, j'étais au lycée à Laon en 1ère. Ma prof de français de l'époque, Madame Cani nous demandait de lire des livres parmi une grande liste de titres qu'elle nous fournissait, puis de faire une fiche de lecture sur ces livres. En nous précisant que l'on pouvait également lui proposer des romans qui n'étaient pas sur sa liste en la prévenant à l'avance afin qu'elle puisse lire ces livre et être en mesure de nous noter. Je fais remarquer en passant le grand professionnalisme et de cette prof... Etant en train de finir "L'exposition coloniale", j'annonce à ma prof que je ferai une fiche de lecture sur ce roman, ce qui me permettait de ne pas mire en plus un livre de la liste. Et comme promis, elle le lut. Je ne me souviens pas de la note qu'elle m'a mise mais je me rappelle de son commentaire sur ma copie qui disait en substance : "Vincent, je ne vous remercie absolument pas de m'avoir fait lire ce pénible pavé de plus de 800 pages". Madame Cani, que j'ai vu par hasard dans un journal télévisé sur France 3 est docteur en littérature, chargée de cours à l'université de Clermont -Ferrand, spécialiste de la littérature de jeunesse et l'auteur, entre autre, d'un essai sur Harry Potter, ne partageait donc pas mon amour naissant pour Erik Orsenna.

mardi 3 mars 2009

"Un homme presque parfait", de Richard Russo.

Encore une découverte chez 10/18 dans la collection "Domaine étranger", décidément une formidable source de bonnes surprises. Richard Russo est un écrivain américain né en 1949 dans l'état de New York. Titulaire d'un doctorat de philosophie et d'un Master of Fine Arts, il devient professeur de littérature avant de se consacrer exclusivement à l'écriture au milieu des années 80. "Un homme presque parfait" est son premier roman traduit en français. Il a été adapté au cinéma avec notamment dans les rôles principaux Paul Newman et Melany Griffith. Mais c'est avec son roman "Le déclin de l'empire Whiting" (2002), lauréat du prix Pulitzer, que Richard Russo commencera à se faire connaitre en France. Et c'est avec ce dernier que j'ai découvert cet auteur. Cet auteur malheureusement peu prolixe. Un livre tous les 5-6 ans, c'est pas tout à fait Balzac...

mercredi 18 février 2009

"Prenez soin du chien", de J.M. Erre.

Une sacrée petite découverte ! Ce premier roman publié en 2006 de J.M Erre (pseudo ?), professeur de français dans le sud de la France est assez surprenant. Alors qu'a paru son second roman en 2008, "Made In China", cet auteur reste encore dans l'anonymat pour le grand public. Il est quasi-absent de la scène médiatique et il est impossible de trouver ne serait-ce qu'une photo de lui ( Ce qui, finalement, ressemble tout de même beaucoup à une stratégie de communication bien étudiée). Par contre, il bénéficie d'un énorme bourdonnement sur internet (désolé ! le mot "buzz" m'insupporte vraiment) et la critique est, dans son ensemble, plutôt très positive.

"Prenez soin du chien" est un roman construit autour du journal intime de deux personnages principaux, Max Corneloup qui écrit des romans-feuilletons pour la radio et Eugène Ruche, peintre sur oeuf ( sic ). Ces deux personnages habitent dans la même résidence, l'un en face de l'autre, et vont se persuader mutuellement qu'ils sont espionnés l'un par l'autre. On va ainsi découvrir la vie de l'immeuble et de ses habitants, qui va être chamboulée par des meurtres et les mésaventures rocambolesques des occupants.

dimanche 8 février 2009

"L'oeil du silence", de Marc Lambron.

Ça m'apprendra à ne pas me renseigner sur un livre avant de l'acheter. Si j'avais lu que "L'oeil du silence" était une biographie romancée de Lee Miller, je me serais peut être méfié. Les biographies, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Par contre, je n'ai rien contre Marc Lambron en particulier, j'avais même plutôt bien aimé son roman "Etrangers dans la nuit". Mais "L'oeil du silence" est un exemple presque parfait de ce que j'appelle l'auto-branlage-de-nouilles d'une certaine littérature française.

Quelques mots sur l'histoire. Un étudiant français est amené à faire la traduction des mémoires d'un journaliste américain à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le journaliste, David Sherman est chargé par le magazine Life de couvrir la libération de Paris en 1944. A Paris il rencontre Lee Miller, mannequin et photographe pour le magazine Vogue. Ils vont tomber amoureux l'un de l'autre et convaincre leurs magazines respectifs de partir couvir ensemble l'avancées des forces américaines en direction de Berlin.

samedi 3 janvier 2009

"A propos d'un gamin", de Nick Hornby.

Bon, il faut bien être honnête de temps en temps : quand on ouvre un livre de Nick Hornby, on sait par avance qu'on ne sera pas plus intelligent, ni plus cultivé quand on le refermera. Mais, nom de dieu! Qu'est-ce que l'on se marre! Et c'est déjà pas mal. En plus, Sarkozy ne nous a pas encore interdit de rire ! Donc, j'ai ouvert "A propos d'un gamin" dans le seul but de passer un bon petit moment sans me prendre la tête.

Nick Hornby est né en Grande-Bretagne. Journaliste et enseignant, il a décider dans les années 90 de se consacrer uniquement à l'écriture. La plupart de ses romans sont des succès d'édition et trois d'entre eux font l'objet d'une adaptation cinématographique ( dont ce roman, sous le titre "Pour un garçon" ).

L'histoire a deux "héros" : Will et Marcus.

Will a 36 ans. Il passe ses journées à ne rien faire. Il n'a pas besoin de travailler car son père a jadis écrit une chanson de Noël mievre à souhait et Will vit des royalties. Il occupe ses journées à écouter Nirvana, a regarder la télé, à sortir en boite de nuit, à s'acheter des vêtements à la mode, à draguer des filles qu'il ne veut surtout pas revoir une deuxième fois. Bref une vie d'adolescent attardé.

"Si c'est un homme", de Primo Lévi.

Bon, là on sort un peu du cadre du roman mais on reste tout de même dans la littérature. Ça fait un moment que j'ai acheté ce livre et que je veux le lire, mais j'ai reculé souvent le moment car je savais que la lecture serait difficile.

Primo Levi est un chimiste italien né en 1919 à Turin, devenu écrivain après avoir été déporté à Auschwitz III. Écrire "Si c'est un homme" est pour lui une question de survie. Le livre est sorti en 1947 dans une toute petite maison d'édition. Il se vend à 1500 exemplaires seulement, et c'est en 1958, plus de dix ans après, lorsqu'une grande maison d'édition décide de publier "Si c'est un homme" que les ventes décollent enfin. Primo Lévi tient à superviser lui-même les traductions étrangères. Depuis lors, le livre n'arrêtera plus de se vendre énormément ( 29 ème place dans les ventes poches de la Fnac cette semaine. Pas sur que son presque homonyme Marc Levy vendra encore autant de ces livres dans 60 ans !!!).

lundi 29 décembre 2008

"Arthur et Georges", de Julian Barnes.

J'ai fait la connaissance de Julian Barnes comme tout le monde en lisant "Love, etc..." ( pour lequel il a obtenu le Fémina étranger ) et "Dix ans après", deux romans sympathiques, ayant tous les deux connus le succès commercial, mais pas tout à fait des chefs d'œuvres à posséder coute que coute.

Julian Barnes est un écrivain britannique passionné par la France né en 1946. Il est l'auteur d'une douzaine de livres ( romans et recueils de nouvelles ). "Arthur et Georges" a été publié en 2005 ( 2007 en traduction française)

En attaquant "Arthur et Georges", j'ai eu une vraie bonne surprise. Un peu gâchée par le quatrième de couverture qui, à mon goût, en dit trop sur l'histoire. C'est infernal ça ! Effectivement, un des deux personnages principaux est une personnalité très connue. Mais il est beaucoup plus intéressant de découvrir qui c'est en lisant le livre que de le savoir tout de suite en lisant le mot de l'éditeur. Donc je recommande vivement à celui qui voudrait lire ce roman de ne pas lire les résumés qui en sont fait afin de préserver un minimum de suspense.

samedi 27 décembre 2008

"Assassins", de Philippe Djian.

On ne peut pas dire que je sois un grand connaisseur de l'œuvre de Philippe Djian. En fait, je n'ai lu que son roman "Impuretés". Et j'avais beaucoup aimé. Donc je me suis racheté deux ou trois autres livres de lui. Dont "Assassins".

Philippe Djian est un écrivain français né en 1949. Il est l'auteur notamment de "Bleu comme l'enfer", et de "37,2° le matin", adapté au cinéma par Beineix.

Autant ne pas tourner autour du pot, je n'ai pas du tout aimé "Assassins". Mais alors pas du tout. On retrouve dedans l'écriture moderne de Djian, son ton direct. Mais il manque juste une histoire digne de ce nom.

Le personnage centrale, Patrick travaille pour une société qui pollue assez régulièrement la rivière locale. Un inspecteur de l'environnement est chargé d'aller contrôler cette pollution. Patrick est chargé de corrompre cet inspecteur avec de l'argent et les services d'une call-girl. Mais l'inspecteur refuse, donc Patrick et Mark son employeur le séquestrent dans un petit chalet qu'ils ont en pleine cambrousse. Dans lequel ils sont rejoint par des amis à leur insu.

lundi 15 décembre 2008

"Disgrâce", de John Maxwell Coetzee.

Honte sur moi ! Je n'avais jamais lu de romans de John Coetzee malgré des "états de service" impressionnants : deux fois le prix Bookers, prix Fémina étranger, prix Nobel de littérature pour les plus connus. Et pourtant, malgré le fait que je connaissais son pédigrée, je ne sais pas... pas attiré... Bon je me suis donc lancé dans son roman "Disgrâce" afin de remédier à cet oubli.

John Coetzee est né au Cap, en Afrique du Sud en 1940. Parallèlement à sa carrière de romancier, il enseigne la littérature de langue anglaise.

Le roman "Disgrâce" a pour personnage central David Lurie, professeur à l'université du Cap. Divorcé, la cinquantaine, encore bien conservé, David s'est organisé une vie assez monotone entre sa vie professionnelle pour laquelle il ne sent aucun talent particulier et sa vie de célibataire, agrémentée très régulièrement d'une relation sexuelle avec des prostituées.

"Le temps où nous chantions", de Richard Powers.

Encore une découverte, et de nouveau un cadeau de ma maman ( Depuis qu'elle est à la retraite, les rôles sont inversés, c'est elle qui me fait découvrir des livres ). Richard Powers est un écrivain américain né en 1957 dans l'Illinois. Il a commencer à publier en 1985. "Le temps où nous chantions" est son 8 ème roman, publié en 2003 aux États-Unis. Le deuxième, seulement, traduit en langue française.

"Le temps où nous chantions" est une grande fresque couvrant un demi-siècle de l'histoire américaine. Tout commence en 1939, lorsque Délia Daley et David Strom se rencontrent à un concert. Tout les oppose. Délia est une américaine noire et David un juif allemand fuyant le régime nazi à cause duquel toute sa famille a péri. Tout sauf la musique. Ils vont se marier et de leur union trois enfants naitront, Jonah, Joseph et Ruth.

"Use Your Illusions I", de Guns N' Roses.

En 1987, le groupe américain Guns n' Roses sort un album, "Appetite for Destruction". Album enregistré pratiquement live en studio, violent, complet. C'est un succès planétaire, alors que le groupe ne bénéficie d'aucun support médiatique. Au lycée, tout le monde écoutait cet album (comme Nirvana ou rage against the machine plus tard...).

Il fallait confirmer. Et il a fallu attendre longtemps : prévu début 1990, le second album des GNR ne sortira finalement que fin 1991.

Mais quel album !!!
Un double ! 2h30 de musique d'un coup !
C'est un chef d'œuvre que nous livre là le groupe.
Que d'inspiration...

La partie 1 commence par "Right Next Door To Hell" qui donne le ton : guitare saturées, rythme rapide, voix-mitraillette d'Axl. Tous les morceaux sont différents. Certains sont violents ( "Perfect crime", "The garden of eden", "Back of Bitch"), certains un peu plus calmes ( "Dead Horse", "Coma", "Don't damn me") et d'autres carrément cools ( "Dust n'Bones," "You ain't the First").

On retrouve des ballades ("Don't Cry", "November rain"). Les compositions sont époustouflantes. Les musiciens sont vraiment bourrés de talent. Duff, comme toujours impressionnant à la basse et que dire de Slash (Le dernier Guitar Hero?). Ils nous livre des solos épiques ("November Rain", "Double Talkin' Jive") ainsi que des riffs ravageurs. Tout en feeling...

A noter une reprise de "Live and let die" de Paul McCartney and Wings et un duo énorme avec Alice Cooper, "The Garden".

Au final on a un double album ( "Use your illusions" I et II ) majeur. Tout le monde attendait le groupe au tournant après le retentissant "Appetite". GNR a fait taire tous ceux qui doutaient. C'est un double album complet, l'aboutissement. A posséder absolument.


Ce disque est un des derniers grand disque de rock. Je me rappelle encore le moment (il y a 17 ans tout de même ) où je l'ai enfin trouvé le cd dans les bacs après plus d'un an d'attente, et je me rappelle de la première écoute. Je n'ai plus éprouvé ça souvent depuis.

Après ce disque, le groupe sortira un album de reprises punk, "The spaghetti incident" (d'ailleurs enregistré en même temps que "Use your illusions") et se disloquera ensuite. Slash créant dans un premier temps un groupe ("slash's snakepit"), Duff sortant de son coté un album solo magnifique ("Believe in me"), puis un groupe sans Axl Rose verra le jour : "Velvet Revolver". Pathétique ! Comme le nom du groupe le préfigurait.

Non. Le vrai retour des Guns se fera en novembre 2008 quand Axl Rose sort enfin l'album "Chinese Democracy".

"Use Your Illusions II", de Guns N' Roses.

Après l'article que j'ai laissé sur "Use your illusions part I" (voir un peu plus haut ), je ne reviendrai pas sur la naissance de ces deux albums.

Cette deuxième partie que je considère, de beaucoup, comme la meilleure des deux montre vraiment toute l'étendue du talent des Guns n' Roses.

L'album commence par "Civil war" qui était sorti quelques mois avant l'album en mini cd ( au profit des rescapés d'un tremblement de terre en Arménie, si mes souvenirs sont bons ) et qui sonne immédiatement comme un hymne. La chanson dégage une force énorme et conjugue à merveille des moments tranquilles et des coups de gueules d'Axl Rose, soulignés par des riffs puissants de Slash.

Ensuite, trois chansons plutôt tranquilles : "14 years", "yesterdays", et une reprise magnifique d'une chanson de Bob Dylan : "Knockin' on heaven's door". Un pur joyau. Je ne suis pas un grand fan du Robert mais je dois avouer que pour une fois, la reprise d'une chanson n'a pas l'air de dénaturer l'originale ; elle est simplement différente.

"Get in the ring", enregistrée live, est un règlement de compte du groupe envers certains journalistes qui sont même nommés dans les paroles. Suivie de "shotgun blues", rapide et violent. S'ensuivent trois chansons de belle facture : "Breakdown", "Pretty tied up" et "Locomotive", ces deux dernières compositions étant pour moi légèrement en dessous des autres morceaux.

Arrivent, enfin, deux morceaux divins, le bouquet final : "So fine" et "Estranged". "Estranged" est pour moi un monument de l'album, au même titre que "Civil war", "November rain" ou "The garden" (duo avec le romantique Alice Cooper ). Dans ces deux morceaux, le piano côtoie les guitare à la perfection. S'enchainent des passages très planants style ballade et des passages plus virils. C'est d'ailleurs deux des grandes marques de ce double album :

- Ce n'est absolument pas un album de hard-rock, mais vraiment une alternance de styles et de rythmes.
Du pur Rock n' roll. D'ailleurs, le groupe a complètement une rock n' roll attitude.

- Ce double album a vraiment une marque de fabrique qui lui donne un son si particulier : c'est le mélange du piano avec des riffs de guitares très puissants.


Ce double album, à sa sortie avait crée des émeutes à travers la terre entière. Je me rappelle que le jour de sa sortie, certains gros revendeurs de disques aux Etats-Unis étaient restés ouverts toute la nuit pour commencer à le vendre dès minuit. Des queues interminables lors de sa sortie au japon.

C'est vraiment un album qui a marqué son temps. A part avec quelques albums de Marillion ou de Led Zep, je n'avais jamais ressenti ça. Vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du génie. C'est la rencontre de virtuoses à leur sommet. Quelles compositions !!!

Un album à découvrir absolument, aucune discothèque digne de ce nom ne peut faire l'impasse sur ce double LP.

"La Route Du Retour", de Jim Harrison.

"La route du Retour", de Jim Harrison est la suite du roman "Dalva" ( voir quelques lignes plus bas dans le blog ). Malgré tout, ces deux livres peuvent être lus indépendamment l'un de l'autre sans aucun problème.

Par rapport à "Dalva", cette deuxième partie n'est qu'un point de vue différent de la même histoire. En l'occurrence, il s'agit de la vision du grand -père de Dalva sur sa vie et sa famille. On y retrouve aussi le point de vue du fils abandonné de Dalva. Autant le premier roman était profond et plein de souffle, autant cette deuxième partie sent un peu le "réchauffé".

On apprend peu de choses de nouveau sur cette famille du nord-ouest des États-Unis. J'ai déjà donné un avis sur le premier roman pour ce qui est de l'histoire. Cette deuxième partie donne seulement un angle différent aux évènements.

"Petits suicides entre amis", d'Arto Paasilinna

Ne connaissant pas encore cet écrivain, j'ai acheté son roman "petits suicides entre amis" un peu au hasard (comme souvent) et un peu aussi grâce au titre. Arto Paasilinna est né en 1942 en Laponie finlandaise et a déjà quelques romans à son actif.

Le sujet est simple et original. Je l'explique sommairement pour ne pas dévoiler la fin : deux personnes cherchant à se suicider se rencontrent sur les lieux qu'ils avaient choisi pour le faire au même moment. Ils se mettent donc à discuter des raisons qui les poussent à ce geste ultime et sympathisent. Ils décident donc d'ajourner leur décision de se donner la mort.

Tout en discutant, ils se rendent compte que beaucoup de finlandais ont des tendances suicidaires. De fils en aiguille, il leur vient à l'idée que si une association regroupant des personnes voulant se donner la mort se créait, cela permettrait de donner de bons conseils aux autres pour arriver à ses fins, cela permettrait aussi de pouvoir négocier des prix sur des testaments de groupe, sur des produits funéraires, etc...

"Dalva", de Jim Harrison.

Jim Harrison est un écrivain, poète et journaliste américain né en 1937 dans le Michigan. Après des débuts difficiles, il connait le succès avec "Les légendes d'automne", qui sera adapté au cinéma avec Brad Pitt et Anthony Hopkins notamment.

Ce roman de Jim Harrison est en fait la première partie d'un roman : La première, "Dalva" et la deuxième "Le chemin du retour". L'ensemble retrace l'épopée d'une famille de l'Amérique profonde sur trois générations. "Dalva" est une grande fresque de 600 pages. L'auteur des "Légendes d'automne" raconte la vie de cette famille d'éleveurs depuis le grand-père de Dalva qui a acquis une fortune de manière secrète et qui s'est marié à une indienne Lakota.

Il raconte également la vie de ses deux fils et enfin la vie de Dalva. Dalva autorise son fiancé à faire une thèse sur les écrits de son grand-père que personne n'avait pu lire jusque-là. Ces écrits ( le journal intime du grand-père ) sont très importants pour l'histoire des États-Unis car rédigés justement à une époque un peu floue ( l'extermination de la population indienne ), époque de laquelle il ne reste que très peu de témoignages. Le grand-père était accepté par les indiens et a donc pu les étudier de très près.

"Le Livre De Joe", de Jonathan Tropper.

Je ne connaissais pas Jonathan Tropper il y a une semaine. Ou alors, j'en avais peut-être entendu parler mais je n'ai jamais retenu son nom. C'est ma petite maman qui m'a amené ce livre. Toujours avide de découvrir de nouveaux auteurs, j'attaque illico ce roman de 400 pages, sans à priori et sans me renseigner sur l'auteur. Je signale d'ailleurs qu'il n'y que très peu d'éléments sur sa vie disponibles sur internet. Il est absent de Wikipedia versions française et anglaise !

Jonathan Tropper est un écrivain américain né dans l'état de New-York, état dans lequel il enseigne aujourd'hui l'écriture. Il a publié un premier roman, "Plan B" en 2001. Son succès est grandissant. "Le livre de Joe" et son roman suivant, "Tout peut arriver" son en cours d'adaptation au cinéma.

mercredi 26 novembre 2008

"La bonté : mode d'emploi", de Nick Hornby

Nick Hornby est un écrivain anglais né en 1957. Il connait le succès dès son premier roman : "carton jaune". Depuis chacun de ses livres est un best-seller outre-manche et certains sont même adaptés au cinéma. Passionné de musique et de football ( fan de l'équipe d'Arsenal ), ses romans ont souvent ces deux loisirs comme toile de fond ( "carton jaune", "Haute fidélité", "31 songs" ).

Dans "La bonté : Mode d'emploi", Hornby écrit à la première personne. Plus étonnant, son personnage est une femme, Kate. Dès les premières lignes, Kate, la quarantaine, annonce à son mari son envie de le quitter. En pleine crise de blues, elle ne supporte plus son mari, David. David, écrivain raté, cynique, méchant, publie chaque semaine sa rubrique dans la gazette locale : "L'homme en colère" dans laquelle il s'insurge sur à peu près tous les sujets. Le quotidien de leur vie commune est un concours permanent de méchancetés, de provocations.

samedi 19 juillet 2008

"Brooklyn Follies", de Paul Auster

Avec un titre pareil, ce livre ne pouvait être écrit que par Paul Auster, tant son amour et son attachement pour la ville de New-York et en particulier pour Brooklyn sont forts. Comme dans nombreux de ses romans, l'action s'y déroule presque entièrement, à la veille des attentats du 11 septembre 2001.

Au fil des années, Paul Auster est devenu un écrivain américain majeur, incontournable. Prolixe (Une trentaine d'œuvres en un peu plus de 20 ans ), il s'essaie à plusieurs genre : poésie, roman, nouvelle, théâtre, réalisation, scénario, essai... Il commence à se faire connaitre grâce à sa "Trilogie New-yorkaise" et à quelques très bons romans comme "Moon Palace" ou "Leviathan" et confirmera rapidement son talent avec "Mr Vertigo", "Le Livre des illusions" et "La nuit de l'Oracle". Son œuvre est truffée de clins d'œil, mises en abime...

jeudi 17 juillet 2008

"Les racines du mal", Maurice G. Dantec



Pour les plus jeunes d'entre vous, il faut tout d'abord signaler quelque chose : Il fut un temps naguère où Maurice G. Dantec écrivait des livres non seulement compréhensibles par la majorité des êtres humains, mais qui plus est, des bons livres. Cela peut sembler curieux pour ceux qui se sont essayé à ses derniers ouvrages en date.
On a l'impression que Dantec a subi de plein fouet le bug de l'an 2000. Trois romans noirs géniaux ( "Les Racines Du Mal", "La Sirène Rouge" et "Babylon Babies" et puis...plus rien. Le vide. Non. Plutôt l'inverse : le remplissage, le dégueulis littéraire. Dans ses romans suivants ( "Villa Vortex", "Cosmos Incorporated", "Grande jonction"), seules quelques dizaines de pages restent compréhensibles au milieu des délires des circonvolutions de son cerveau. Pour être franc, moi, j'arrête les frais. Ça fait 8 ans que j'attends le retour de l'étincelle. Je n'y crois plus.

mercredi 11 juin 2008

"The Salterton trilogy", Robertson Davies

Autant être franc avec vous, cette critique de livre sera complètement objective et favorable car nous voici en présence de mon auteur préféré : Robertson Davies. Voilà un des écrivains anglo-saxons ( Il est né dans l'Ontario, au Canada ) les plus fabuleux de son époque malgré la relative méconnaissance du public français pour son œuvre.
Issu d'un milieu aisé et culturellement supérieur, Robertson Davies portera beaucoup de casquettes : romancier, dramaturge, acteur, journaliste, rédacteur, éditeur, critique, essayiste, professeur. Ses romans reflètent sa vie et son parcours. Ils ont empreints d'érudition, d'humour et se déroulent dans des milieux qu'il a lui même côtoyés.