jeudi 1 mars 2012

"D'autres vies que la mienne", d'Emmanuel Carrère.

Voici un auteur que je n'avais jamais lu et que je découvre donc avec un livre plutôt étrange. Emmanuel Carrère est témoin dans sa vie de deux morts en peu de temps : une petite fille lors du tsunami de 2004 alors qu'il passe des vacances avec sa compagne au Sri lanka, et la mort de sa belle sœur, atteinte d'un cancer. Dans les deux cas, une personne lui demande, comme il est écrivain, de raconter ce qu'il voit.

Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages (romans, récits et essais) dont plusieurs ont été adaptés au cinéma. Il a remporté plusieurs prix littéraires dont le Renaudot pour son dernier bouquin, "Limonov". Il est également scénariste et metteur en scène.

La lecture de "D'autres vies que la mienne" m'a laissé un une impression mitigée. Si j'avoue avoir dévoré ce livre en une journée, j'ai aussi été très dérouté par le déroulement du récit. Quelques jours après avoir refermé ce livre, il me reste l'idée d'un livre certes intéressant mais construit de bric et de broc et surtout d'un ensemble manquant d'émotion. Évidemment pas d'émotion dans l'histoire, mais d'émotion dans la façon de raconter la mort de ces deux personnes.

mercredi 29 février 2012

"Les cochons au paradis", de Barbara Kingsolver.

Voici une écrivaine que j'ai découverte il y a quelques années grâce à un site internet qui parlait de John Irving. L'auteur de ce site citait Barbara Kingsolver parmi les écrivains dont le style ressemblait à Irving. Barbara Kingsolver est née en 1955 à Annapolis aux Etats-Unis. Après l'obtention d'un mastère en biologie en 1980, elle devient écrivain scientifique. Souffrant d'insomnie, elle écrit son premier roman "L'arbre aux abricots" pendant ses nuits sans sommeil. Celui-ci paraitra en 1988, et seulement huit après en France, à l'occasion de la sortie de la suite, "Les cochons au paradis". Elle est l'auteure aujourd’hui d'une dizaine de livres et a un site internet (en anglais).

"Les cochons au paradis" est donc la suite de "l'arbre aux abricots", mais peut-être lu de façon indépendante sans préjudice. On y retrouve les personnages de la première partie : Turtle, Taylor et Alice. Taylor est la maman de Turtle. Pas la maman naturelle mais accidentelle : trois ans plus tôt, elle a trouvé Turtle, une petite indienne Cherokee dans sa voiture, traumatisée et violentée, ayant certainement subi des violences sexuelles. Taylor l'a recueillie et a mis longtemps a gagner la confiance de la petite et un lien fort commence à les unir. C'est pourquoi, lors de la visite d'un barrage, alors que personne ne veut la croire, Taylor va faire confiance à Turtle quand celle-ci va déclarer qu'elle a vu un monsieur tomber dans un déversoir. Mais Turtle a vu juste et ce jeune homme sera sauvé grâce à Turtle.

dimanche 26 février 2012

"L'élégance du Hérisson", de Muriel Barbery.

Ça faisait un moment que je voulais lire ce livre mais je m'en méfiais une petit peu. En général, quand un livre croule sous les critiques favorables, ça me crée deux sortes de sentiments : si j'ai un à priori plutôt positif sur le livre (c'est le cas ici), j'ai peur d'être déçu et si j'ai un à priori plutôt négatif, toutes les critiques positives vont me sembler suspectes et je vais avoir tendance à me braquer sur le livre sans prendre de recul. C'est d'ailleurs pour ça que je rédige ces commentaires toujours quelques jours après avoir refermé le livre et non tout de suite après.

A priori donc plutôt positif pour ce roman qui a remporté plusieurs prix littéraires et dont un film a été tiré. "L'élégance du hérisson" est le deuxième roman de Muriel Barbery, écrivain français née  à Casablanca en 1969. Elle vit au japon où elle peut avoir une vie en retrait de la pression médiatique. Absente des média, le succès de "l'élégance du hérisson", dû essentiellement au bouche à oreille des lecteurs, est un phénomène d'édition très rare. 1,3 millions d’exemplaires vendus avant la sortie en poche, une parution dans plus de 40 pays.

vendredi 24 février 2012

"La malédiction d'Edgar", de Marc Dugain.

Voilà une lecture qui rejoint l'actualité, bien malgré moi. Alors que le film, de Clint Eastwood sur John Edgar Hoover est sorti il y a un mois, j'ai commandé ce livre de Marc Dugain sans savoir qu'Edgar était Hoover. Marc Dugain est un écrivain français né au Sénégal en 1957. Auteur de sept romans, "La malédiction d'Edgar" est le quatrième qu'il a publié. Ce roman biographique raconte donc l'histoire de John Edgar Hoover, patron du FBI pendant près de cinquante ans.

Le livre commence par une sorte de prologue pendant lequel on voit le narrateur se porter acquéreur des mémoires de Clyde Tolson auprès d'un éditeur qui l'avait acquis quelques années auparavant mais qui doute de son authenticité. Clyde Tolson est, de 1930 à 1972, le second de John Edgar Hoover, mais aussi son alter ego, son ami, et certainement son amant.

jeudi 23 février 2012

"Aux bons soins du Dr Kellogg", de T.C Boyle.

Relecture pour ce livre que j'avais lu et adoré il y a une quinzaine d'années. Avec la petite appréhension d'être déçu que l'on éprouve souvent en relisant un livre ou en revisionnant un film que l'on avait aimé il y a longtemps. T.C Boyle est une écrivain américain né en 1948 à Peekskill. Au fil des années, c'est devenu un auteur culte, aussi bien pour son œuvre (treize romans et sept recueils de nouvelles) revisitant tous les grands problèmes de la société américaine et les mythes fondateurs de la culture américaine, que par sa personnalité haute en couleur et son look de rocker. "Aux bons soins du Dr Kellogg" est son cinquième roman paru en 1993 (1994 pour la traduction française). Il est l'auteur d'un de mes livres préférés, "Au bout du monde", que je relirai pour la troisième fois dans les mois à venir pour vous en faire profiter.  T.C Boyle à une site internet très bien fait avec un forum où l'auteur répond souvent lui-même aux questions de ses fans

mardi 21 février 2012

"Indignez-vous", de Stéphane Hessel.

Bon, allez, ça y est, je l'ai lu ! J'ai fait comme tout le monde. Des mois que je résiste à la pression ambiante (ça devrait d'ailleurs plaire à l'auteur). Tout le monde chante des louanges sur le livre de Stéphane Hessel (sauf Éric Zemmour qui qualifie cet essai de lieu commun écrit par un vieillard gâteux). J'ai vu Stéphane Hessel dans plusieurs émissions, et c'est quand même compliqué de ne pas éprouver de la sympathie et du respect. Normalien, résistant pendant la guerre puis déporté à Buchenwald et Dora, diplomate, membre de nombreux conseils, associations, comités, commissions ou groupes de travail, militant, écrivain, poète, Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite, Grand Officier de la Légion d'Honneur, on peut parler d'une vie pleine. Et sans tomber dans la gérontophilie, je le trouve beau. Il a 94 ans.

lundi 20 février 2012

"Suites impériales", de Bret Easton Ellis.

D'habitude, quand parait un bouquin de Bret Easton Ellis, je vais l'acheter dans les jours qui suivent, quand je ne l'ai pas réservé à l'avance sur le site de la Fnac. Mais pour "Suites impériales", j'ai tranquillement attendu la sortie en poche avant de l'acheter : un présentiment. Bret Easton Ellis est un écrivain américain né à Los Angeles en 1964. Il est devenu au fil des années un des plus grands écrivains américains contemporains malgré une œuvre peu dense : six romans en 26 ans. "Suites impériales" est le dernier en date. Son roman précédent, "Lunar Park", que j'ai trouvé excellent, laissait augurer de biens belles choses.

Mais là, j'ai senti le piège. "Suites impériales" est en quelque sorte la suite de son premier roman "Moins que zéro", paru en 1985. Pas vraiment la suite car il n'est pas nécessaire d'avoir lu me premier pour accéder au deuxième. Il s'agit en fait des mêmes personnages, mais 25 ans plus tard. "Moins que zéro" décrivait le quotidien d'une jeunesse dorée de Los Angeles, entre désœuvrement, vanité, vacuité, drogue et soirées dépravées. Bret Easton reprend les même 25 ans plus tard, la chirurgie esthétique en plus. Clay est devenu scénariste et revient à Los Angeles après quelques mois passés à New York. Il se traine de soirées en soirées, à moitié défoncé et lunette noires omniprésentes. Il doit participer au casting d'un film dont il est le scénariste. Lors d'une séance, il repère une fille dépourvue de tout talent artistique, Rain,  mais d'une beauté qui le subjugue. Il va alors obtenir ses faveurs en lui faisant miroiter la possibilité d'obtenir le rôle dans le film. Mais Clay se sent surveillé. Une voiture le suit, il reçoit des SMS étranges et il a l'impression de ne jamais retrouver son appartement dans le même état qu'il l'avait laissé dès qu'il s'absente. Mais Rain est aussi impliquée avec Trent, avec Julian et surtout Rip, d'autres personnages de "Moins que zéro". Parallèlement à cela , des corps gravement mutilés sont retrouvés...

samedi 18 février 2012

"Aux fruits de la passion", de Daniel Pennac.

Ça faisait pas loin de dix ans que je n'avais pas lu un "Pennac". J'avais adoré les trois premiers épisodes de la tribu Malaussène : "Au bonheur des ogres", "La fée Carabine" et " La petite marchande de prose". Ces trois opus étaient de vrais petits bijoux d'originalité et de drôlerie. Le quatrième épisode, "Monsieur Malaussène", commençait à sentir un peu le réchauffé. Le dernier livre en date que j'ai lu est "Le dictateur et le hamac" et je l'avais trouvé moyen. Daniel Pennac est un écrivain français né à Casablanca en 1944. Après une maitrise de lettres, il devient professeur en collège et commence à écrire des romans pour enfants.

"Aux fruits de la passion" est le sixième et dernier épisode des "Malaussène". On y retrouve toute la tribu de Belleville. Dans cet opus, Thérese, la sœur de Benjamin a décidé de se marié avec Marie-Colbert de Roberval, conseiller référendaire à la Cour des comptes, qui est destiné aux plus hautes fonctions de l'état. Ce mariage à peine consommé va bien entendu être le point de départ de nombreux malentendus, meurtres et autres événements. Surtout qu'à priori, ce qui intéressait le plus Marie-Colbert dans ce mariage était le don de voyance de Thérèse, qui le perdit dès le mariage célébré. S'ensuivent une série de quiproquos et de renversements de situation.


vendredi 17 février 2012

"A quand les bonnes nouvelles ?", de Kate Atkinson.

J'ai eu ce livre en cadeau pour l'achat de deux autres livres de poche. Ça tombe bien, je ne l'avais pas encore lu et j'avais lu les deux précédents épisodes mettant en scène Jackson Brodie. Kate Atkinson est une écrivaine britannique née en 1951 à York. Son premier roman, "Dans les coulisses du mesée" a remporté un vif succès et lui a fait obtenir de nombreux prix littéraires.

"A quand les bonnes nouvelles ?" est son sixième roman, le troisième avec son "héros" récurrent : Jackson Brodie. L'histoire débute dans la campagne du Devon. Une mère rentre des courses avec ses trois enfants et son chien. Un homme les suit, puis les agresse. Il assassine la fille ainée, le petit Joseph, 1 an et la maman. Joanna, elle parvient à s'échapper. Trente ans plus tard, Joanna est médecin. Elle est mariée, a un enfant et a une vie paisible. Mais Decker, qui avait été arrêté pour le meurtre de sa famille doit être libéré.

lundi 13 février 2012

"L'art français de la guerre", d'Alexis Jenni.

Voici notre prix Goncourt 2011 : un premier roman, un pavé de 630 pages qui parle de la guerre et publié dans la "blanche" de Gallimard, qui plus est. On a l'impression d'être revenu cinq ans en arrière, avec "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell. Tout semble réuni pour que je me régale : j'aime, à de rares exceptions, les livres qui obtiennent le prix Goncourt, j'aime les romans un peu trapus, j'aime le prestige de la collection, le titre me parait annonciateur de quelque chose qui a de la gueule, et en plus, c'est un auteur lyonnais... C'est donc le premier roman d'Alexis Jenni, né à Lyon en 1963. Professeur de sciences et vie de la terre, il enseigne dans un prestigieux établissement lyonnais au coeur du quartier d'Ainay.

mercredi 8 février 2012

"La bête qui meurt", de Philip Roth.

La sortie d'un livre de Philip Roth est toujours un événement. Il est un des piliers de la littérature américaine. Né en 1933 à Newark aux États-Unis, il est l'auteur d'une trentaine de romans et a remporté quasiment autant de prix littéraires. "La bête qui meurt" a paru en 2003, en 2006 pour sa traduction française. On y retrouve David Kepesh, un professeur de littérature qu'on a découvert dans deux romans : "Le sein", et "Professeur de désir". 

David Kepesh a aujourd’hui 70 ans et le récit est celui qu'il fait à un de ses amis. David se sent vieillir, il voit la décrépitude de son corps, il est "la bête qui meurt". Il revient quelques années en arrière et raconte comment son prestige en tant que professeur et sa petite notoriété due à une émission sur une télévision locale lui permettent régulièrement d'avoir des relations avec ses étudiantes. Et plus particulièrement, huit ans auparavant, il fait la rencontre de Consuela Castillo, une exilée cubaine dont la beauté très charnelle le stupéfie. Alors qu'il s'évertue habituellement de rester sur le terrain  sexuel pur, il tombe éperdument et ridiculement amoureux de Consuela, qui a 38 ans de moins que lui.Il découvre alors les affres de la douleur, du manque amoureux, de la jalousie.


samedi 28 janvier 2012

"L'américain", de Franz-Olivier Giesbert.

Décidément, je fais dans l'autobiographie, en ce moment ! Après "Life" de Keith Richards, voici "L'américain", de Franz-Olivier Giesbert. Un livre dans lequel FOG parle de son enfance en Normandie. Franz-Olivier Giesbert est un romancier, journaliste, présentateur de télévision français né en 1949 aux États-Unis. Il est l’auteur d'une douzaine de  romans.

"L'américain", c'est le surnom de son père, américain dont les parents sont d'origine allemande. Le père de FOG débarque donc en Normandie en 1944. Il est très marqué pas les atrocités qu'il voit pendant le débarquement, et ressentira toute sa vie une culpabilité d'en être sorti vivant alors plusieurs de ses compagnons de combat sont morts. C'est évidemment suite au débarquement qu'il va rencontrer sa future femme. Traumatisé par son expérience de la guerre, il reporte sur les autres son mal-être en battant femme et enfant. FOG nous conte donc son enfance marquée par la haine qu'il développe pour son père à qui, même lorsque celui-ci sera repentant et affaibli, il ne pardonnera jamais. On apprend entre autres que le petit Franz-Olivier a été victime d'un viol. Mais aussi qu'avec le recul il pense avoir eu une enfance plutôt heureuse et que son seul regret restera de ne pas avoir eu un geste pour son père au moment où celui-ci lui tendait la main.

mercredi 25 janvier 2012

"Life", de Keith Richards.

Ça, c'est forcément un événement. "Life", c'est l'autobiographie de Keith Richards, le guitariste et membre fondateur des Rolling Stones. C'est également la première et unique biographie ou autobiographie que j'ai lue, ce style de livre ne m'ayant jamais vraiment attiré. Mais là , c'est différent : quand j'ai vu la ganache du bonhomme sur la couverture, j'ai tout de suite acheté le bouquin. 

Keith Richards est né en 1943 à Dartford, une banlieue ouvrière à l'est de Londres. Il découvre la musique et la guitare grâce à son grand-père maternel. Il rencontre Mick Jagger, avec qui il avait été à l'école primaire,  sur le quai d'une gare et ils ne vont plus se quitter, créant les Rolling Stones en 1962. C'était il y a une demi-siècle, et depuis, des milliers de concerts, des millions de disques vendus, le succès mondial.

Ce livre est donc une autobiographie, mais Keith Richards ne l'a pas écrit seul, mais en collaboration avec James Fox, un journaliste britannique. Il est impossible de déterminer le degré de "collaboration" de James Fox, et donc de savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'une biographie. Mais bon, tout est raconté à la première personne. 

lundi 23 janvier 2012

"La petite fille de Monsieur Linh", de Philippe Claudel.

Ça faisait déjà un petit bout de temps que j'avais ce livre dans ma pile à lire. J'aime beaucoup Philippe Claudel, mais le titre et le peu d'épaisseur du bouquin m'ont fait repousser le moment de l'ouvrir. J'avais beaucoup aimé "Le rapport Brodeck" et surtout "Les âmes grises". Tous les livres de Philippe Claudel sont des best-sellers et traduits en de nombreuses langues. Il a publié dix romans, des recueils de nouvelles, a obtenu plusieurs prix littéraires dont le Renaudot pour "Les âmes grises" et a réalisé deux films dont "Il y a longtemps que je t'aime" pour lequel il a obtenu le César du meilleur premier film.

"La petite fille de Monsieur Linh" est un roman court. Très très court : 150 pages, écrites en très très gros, avec de très très gros interlignes. On est à la croisée du roman et de la nouvelle. Ce roman à la troisième personne raconte l'histoire de Monsieur Linh, qui a fui son pays en guerre, après avoir perdu son fils et sa femme suite à l'explosion d'une bombe dans une rizière. Monsieur Linh n'est pas seul : il tient dans les bras Sang Diû, sa petite fille de dix mois, mystérieusement rescapée dans l'explosion. Le narrateur ne nous donne pas d'indication sur le pays d'accueil (ça pourrait être la France), ni sur le pays d'origine de Monsieur Linh ( le Vietnam ?), ni sur l'époque où l'on est. Monsieur Linh est pris en charge par un centre de réfugiés.


lundi 16 janvier 2012

"Slam", de Nick Hornby.

Après avoir été déçu par les deux derniers livres de Nick Hornby que j'ai lus, "A propos d'un gamin" et "31 songs", je suis assez dubitatif à l'idée d’apprécier à nouveau un bouquin de Nick Hornby, comme ça avait été le cas avec "Haute Fidélité" ou "La bonté : mode d'emploi", par exemple. Mais par la force de l'habitude, j'ai acheté celui-ci.

Nick Hornby est un écrivain britannique né en 1957 à Redhill. "Slam" est son sixième roman. C'est l'histoire d'un adolescent, Sam, quinze ans, passionné de skate board. Et plus particulièrement de Tony Hawk, un champion de skate board avec lequel il communique gràce à un poster géant dans sa chambre. De plus, Sam à l'impression de trouver toutes les réponses à ses problèmes dans la biographie de Tony Hawk : "Tony Hawk - Occupation : skate boarder". La maman de Sam a accouché à 16 ans et elle met régulièrement en garde Sam pour qu'il se protège et qu'il ne devienne pas père aussi jeune qu'elle. Sam fait la connaissance d'Alicia, une fille magnifique et, bien sûr, qu'arrive-t-il ? Bingo ! Il met Alicia enceinte. Là-dessus, sa mère tombe enceinte de son nouveau petit ami en même temps. Alicia refusant d'avorter, Sam doit se résigner à devenir papa, même si certains matins, il se réveille dans le futur (eh oui!) et ce qu'il voit sur la paternité lui fait peur.

jeudi 12 janvier 2012

"Le monde de Sophie", de Jostein Gaarder.

J'ai acheté ce livre il y a une quinzaine d'année. A l'époque, j’avais commencé à le lire et puis ça ne m'avait pas emballé du tout. En théorie, je n'arrête jamais un bouquin avant de l'avoir fini mais je n'étais pas fan de philosophie et je pensais le lire plus tard. Et puis je l'ai prêté. Et puis on ma l'a rendu il y a quelques temps. J'ai décidé de le lire pour finir ce que j'avais commencé il y a quinze ans. A l'époque, ce livre est un vrai succès d'édition. Paru en 1991 en Norvège, il a été vendu en plusieurs millions d'exemplaire dans plus de 50 pays. Il a été traduit en français seulement en 1995. Son auteur, Jostein Gaarder est né à Oslo en 1952. Il enseigne la philosophie et est l'auteur de neuf livres.

Vrai succès de librairie, donc, pour "Le monde de Sophie", qui est un roman philosophique. C'est l'histoire de Sophie Amundsen, une adolescente de 14 ans, qui découvre dans sa boite aux lettres des petites enveloppes contenants des questions essentielles ("qui es-tu" , "D'où vient le monde ?", "qu'est-ce qui est le plus important, dans la vie ?"...) et de grandes enveloppes jaunes contenant les réponses des philosophes à ces questions. Elle fait la connaissance de l'auteur de ces courrier, Alberto Knox. Mais bientôt, des nouveaux courriers envoyés par un Major Albert Knag à une adolescente nommée Hilde font leur apparition, et étrangement, tous sont datés au 15 juin 1990 et adressés à Hilde au bon soin de Sophie. Le 15 juin est aussi la date anniversaire de Sophie. De plus Sophie trouve des objets appartenant à Hilde...

lundi 9 janvier 2012

"Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux", de Kate Atkinson.

On est bien d'accord : si on ne regarde que le titre, le livre, on ne l'achète pas ! Ça pourrait être le titre d'un film de 1973 avec Henri Guybet, Jean Lefebvre et Guy Tréjean. Et ça ne serait pas gênant. Mais là, c'est la traduction du titre d'un roman de Kate Atkinson, alors c'est embêtant, d'autant que le titre original est " One Good Turn". Petit message personnel au traducteur ou à l'éditeur : si tu veux faire preuve de créativité, tu ne le traduit pas, le livre ; tu l'écris !

"Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux" (Gurp! Ça a du mal à passer), est le cinquième livre de Kate Atkinson, une écrivaine britannique née en 1951 à York. Diplomée de littérature, elle echouera à passer son doctorat. Elle cumule pleins de boulots ( institutrice, secrétaire juridique...) jusqu'à la publication de son premier roman en 1995, "Dans les coulisses du musée" qui a remporté de nombreux prix, dont celui du meilleur roman par le magazine Lire. Son site internet, en anglais, est ici

"Sale mec"

Hollande aurait dit de Sarkozy que c'est un sale mec devant des journalistes lors d'un déjeûner au restaurant. Whaou ! L'affaire du siècle ! La droite toute entière ( Morano en tête, c'est dire le niveau ) est outrée, oubliant les Chamallow, Babar et autres noms d'oiseaux dont ils ont affublé Hollande. Putain ! La France crève la dalle, y'a 5 millions de chômeurs, on va droit dans le mur et des membres du gouvernement passent trois jours à commenter un jugement somme toute bien gentil sur Sarkozy. J'invite le gouvernement et l'UMP à aller écouter ce qui se dit de Sarko dans la rue... Nadine Morano est rattachée au Ministère du travail. Il doit y avoir quelques piles de dossiers à régler sur son bureau, en ce moment ! Elle passe son temps à dire des conneries, à se faire moucher par des journalistes ou des comiques à la télé et à la radio.

Mais je me disperse. Je voulais m'arrêter sur cette histoire de "Sale mec" pour une autre raison. Tout le monde commente la conversation mais personne n'est choqué par le fait que les hommes politiques et les journalistes mangent ensemble au resto. Ça me semble pas très bon pour la démocratie et ça confirme ce que je pense depuis longtemps : on a quasiment plus de journalisme en France. Comment voulez-vous être un tant soit peu critique avec quelqu'un quand vous venez de descendre une bouteille de Chablis avec cette personne la veille ? Les journalistes sont devenus des attachés de presse. Quand on a un message à faire passer, on siffle un journaliste qui fera le messager. Les journaux font faillite les uns après les autres. La faute à qui ? Y'a rien à lire dans les journaux qui ne soit déjà en ligne. Plus d'enquêtes, plus d'investigation. Ça me rend malade de regarder un journal télévisé, surtout sur TF1 ou France 2 : la moitié est consacrée à la promotion de tel ou tel film, pièce de théatre, disque, concert...

vendredi 6 janvier 2012

"Ritournelle de la faim", de J.M.G Le Clezio.

Après 25 ans de lecture intensive, je me retrouve encore avec des auteurs importants que je n'ai pas encore lus. J.M.G (Jean-Marie Gustave !) Le Clezio fait partie de ceux-là. Ca ne pouvait plus durer ! Son œuvre est dense : plus de cinquante ouvrages à 71 ans. De multiples prix littéraires ont jalonné son parcours, dont le Nobel, le Renaudot, le prix de l'Académie Française. Je me suis lancé donc dans la lecture de "Ritournelle de la faim" avec gourmandise, mais aussi avec un peu d'appréhension. C'est souvent quand on attend beaucoup que l'on est déçu. 

"Ritournelle de la faim" nous conte l'histoire d'Ethel, une jeune adolescente d'origine mauricienne dans le Paris des années trente. Son grand-oncle, Samuel Soliman s'occupe beaucoup d'elle, l'emmène promener dans Paris, lui prodigue des conseils et fait d'elle son héritière. Mais Alexandre, le père d'Ethel, une grande gueule, décide de gérer l'héritage de sa fille. Entre placements désastreux, investissements dans des sociétés n’existant même pas, membres de lafamille à dépanner, amis intéresses, Alexandre niera pendant trop longtemps l'évidence, la famille cours à la ruine. Alors que se déclare la seconde guerre mondiale, Ethel décide de prendre les rênes de la famille. Mais il est trop tard. La famille part dans le sud où la faim va commencer à se faire sentir.

jeudi 5 janvier 2012

"Un patron modèle", de Seth greenland.

Dans mon article précédent, "La vie en sourdine", je disait à quel point la couverture du roman de David Lodge était moche. Et bien, là, pour "Un patron modèle", je ne sais même pas quoi dire ! Ça fait mal aux yeux tellement c'est vilain. On dirait une couverture de roman Harlequin... Si je n'avais pas lu l'excellent premier roman de Seth Greenland, "Mister Bones", il y a, à peu près, zéro pour cent de chance pour que j'achète celui-ci. Je n'avais jamais lu de livre aux éditions Liana Levi. Je suis allé faire un tour sur le site internet de cet éditeur pour voir si le mauvais goût avait été institué en règle et apparemment, il n'y a pas que des couvertures mièvres. 

Ce n'est pas que je focalise particulièrement sur la couverture mais il y a deux choses tout de même qui me font penser que le physique du livre est important : tout d'abord, un livre, ça coûte cher et donc on est en droit d'avoir un bel objet. Ensuite, la couverture, c'est l'emballage de l’œuvre. Donc, elle doit refléter le contenu au mieux. Quand je prends une barquette de lasagnes au rayon surgelés, je ne m'attends pas à manger des saucisses -lentilles. C'est compliqué de faire des choix, lorsque l'on est dans les rayons d'une librairie. La couverture du livre devrait à mon sens pouvoir nous aider.

mercredi 4 janvier 2012

"La vie en sourdine", de David Lodge.

Quelle couverture affreuse ! Je comprends que c'est certainement judicieux d'essayer de se faire remarquer dans les rayons d'une librairie, mais il y a peut-être des limites. J'ai quand même rarement vu un contenant aussi peu en rapport avec le contenu. D'autant que David Lodge n'a certainement pas besoin de ça pour être lu. Parce que Mr Lodge a une sacrée carrière derrière lui, avec une trentaine d'ouvrages dont une vingtaine de romans. C'est qu'il n'est plus tout jeune, l'artiste. Il est né en 1935 à Londres. Docteur en philosophie, il enseigne la littérature anglaise jusqu'en 1987, puis se consacre ensuite uniquement à l'écriture. Traduit très tardivement en français (1990), ses premières œuvres datent de 1960.

Comme très souvent dans les romans de David Lodge, l'action de "La vie ne sourdine" se déroule dans le milieu universitaire anglais. Le personnage principal, Desmond, professeur de linguistique, a décidé de prendre sa retraite avec un petit peu d'avance quand l'occasion se présente à lui, suite à la réorganisation du département dont il dépend. Il faut dire que Desmond souffre d'un handicap de plus en plus gênant : Il n'entend presque plus rien. Il n'est pas complètement sourd mais un appareil auditif est tout de même nécessaire. Et depuis quelques temps, il se retrouve de plus en plus souvent dans des situations désagréables en voulant essayer de cacher aux autres son handicap. Comme à cette réception où une magnifique jeune femme vient lui parler. Les appareils auditifs ayant beaucoup de mal à faire la différence entre une discussion et un brouhaha général, Desmond ne comprendra absolument rien de ce qu'elle lui dit.

lundi 2 janvier 2012

"Sous le règne de Bone", de Russel Banks.

Petit à petit, je continue de découvrir l’œuvre de Russel Banks, assurément un grand de la littérature américaine. Après "Hamilton Stark" que j'avais trouvé plûtot moyen, "De beaux lendemain", que j'avais aimé et "Affliction", que j'avais trouvé particulièrement excellent, voici donc "Sous le règne de Bone", considéré par beaucoup comme un roman majeur de l’œuvre de ce romancier. Russel Banks est né en 1940 dans le Massachusetts. Il est l'auteur de 16 romans ou recueils de nouvelles. "Sous le règne de Bone" a paru en 1996 et beaucoup de critiques à l'époque ont comparé ce roman avec le "Huckleberry Finn" de Mark Twain.

L'histoire, c'est Chappie qui la raconte. Chappie est un adolescent américain de quatorze ans pour qui rien ne va plus : il ne va quasiment plus à l'école, fume de plus en plus d'herbe, vole de l'argent notamment à ses parents pour se la payer. Qui plus est, son beau-père est violent et a des tendances pédophile. Il quitte donc le domicile familial et se met à naviguer de squat en squat, en compagnie de son ami Russ. Présumé mort après l'incendie d'un squat qu'il partageait avec des bikers marginaux, Chappie va renaitre sous le nom de Bone (Os en anglais, dû à un tatouage qu'il a). Après de multiples aventures, Bone va faire une rencontre essentielle : I.man, un vieux rastafari qui va devenir son guide le conduire à la Jamaïque où il va essayer de retrouver son vrai père.

vendredi 30 décembre 2011

"Précis de médecine imaginaire", d'Emmanuel Venet.

Ce "précis de médecine imaginaire", j'ai eu envie de le lire en voyant quelques articles de presse en parler et en observant avec bienveillance que son auteur était lyonnais. Mais, point de chauvinisme ! Je me le suis donc procuré. Emmanuel Venet est donc né dans l'ancienne capitale des Gaules en 1959. Il est psychiatre.

Dans ce livre, Emmanuel nous fait une peinture quelque peu tendre et nostalgiques de toutes sortes de maladies que nous avons pu avoir dans l'enfance ou de celles, plus graves dont on entendait parler à voix basse. Mais aussi des remèdes, des mythologies liées à ces maladies. Cela se présente donc comme un recueil de nouvelles douces-amères, un dictionnaires de maladies qui ne nous donne pas la définition scientifique ou médicale, mais plutôt la représentation que l'on s'en fait au niveau affectif.

"La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", de Michel Folco.

La sortie d'un livre de Michel Folco est toujours pour moi un  petit évènement pour deux raisons : tout d'abord parce qu'en moyenne, il sort un livre tous  les 5 ans, et ensuite parce qu'il est l'auteur d'un des livres que j'ai le plus aimé et que j'ai déjà relu au moins trois fois : "Dieu et nous seuls pouvons : Les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs" qui a été adapté de façon malheureuse au cinéma par Christian Fechner sous le titre " Justinien Trouvé ou le Batard de Dieu". Donc, une grande attente, surtout que son précédent roman, "Même le mal se fait bien" était particulièrement réussi. Michel Folco est né en 1943 à Albi.

Là, pour "La Jeunesse mélancolique et très désabusée d'Adolf Hitler", Michel Folco se lance dans un projet ambitieux : conter la genèse, la jeunesse et l'adolescence d'Adolf Hitler. Je dis "ambitieux" parce que plusieurs écrivains se sont déjà essayé à ce sujet et surtout parce que Michel Folco a une écriture plutôt drôle et truculente, ce qui parait pour le moins en contradiction avec le sujet.

Comme souvent dans les romans de Michel Folco, il y a un savant mélange de réalité historique et de fiction. Tout sur les origines quelques peu confuses d'Hitler, sur son histoire, sur certaines de ses rencontres sont véridiques. Par contre, certaines situations, certains personnages et les dialogues sont, eux, directement issus des circonvolutions du cerveau de Folco


mercredi 28 décembre 2011

"La Femme de hasard", de Jonathan Coe.

J'ai toujours eu de l'admiration pour les éditeurs qui dénichent de nouveaux talents. Et il faut bien reconnaître que des fois, il faut sacrément avoir du flair. Autant celui qui a découvert john Irving en lisant "Liberté pour les ours !" a eu un petit boulot bien pépère, autant celui qui a décelé un futur grand de la littérature anglaise en lisant "La femme de hasard" doit être un descendant d'Elisabeth Teyssier de Nostradamus

Car talentueux, Jonathan Coe, auteur britannique de 50 ans l'est assurément. Son deuxième roman, "Une touche d'amour", commencera à le démontrer. Mais c'est avec son quatrième roman, "testament à l'anglaise" que Coe entrera dans la cour des grands. Donc, encore bravo donc pour la personne qui a découvert Jonathan Coe ( et bonne chance, il en faut !).

lundi 26 décembre 2011

"Jack l'épate et Mary pleine de grâce", de Joseph Connolly.

En voyant la photo de Joseph Connoly, un peu plus bas sur cette page, vous serez certainement saisis par ce physique complètement décalé et hors-normes. Et il se pourrait bien que le même état de surprise ne vous submerge en ouvrant l'un de ses romans. 

Joseph Connolly est un écrivain britannique né en 1950. Il est l'auteur d'une dizaine de romans. Il a longtemps été libraire avant de devenir romancier à plein temps. Un peu plus connu en France depuis que Michel Blanc a adapté son roman "Vacances anglaises" au cinéma sous le titre " Embrassez qui vous voudrez", chacun de ses romans est un best-seller.

Il est pour moi typiquement le genre d'écrivain qui se bonifie avec le temps. Alors que nombre d'auteurs n'ont plus rien à raconter après leur premier roman, on sent que chez Connoly, l’écriture est un long apprentissage et que ce sont ses "petits romans" du début qui lui on permis d'apprendre à maitriser l'art d’écrire et d'affiner son style propre. Car Joseph Connolly a un style reconnaissable entre tous. Ses romans se racontent la plupart du temps à la première personne, à ceci près que le narrateur ne narre pas : il pense. En effet, c'est comme ci l'on se retrouvait dans le crane des personnages. Et cela donne un style vif et ironique, ça permet de mieux comprendre la psychologie des personnages. Si ses premiers romans ont souvent été considérés comme "juste" des romans humoristiques, ce que l'auteur, amateur de Tom Sharp et de P.G Wodehouse ne renie pas, ils ont toujours une part de critique de la société. Et puis au fil du temps, l'écriture s'est affinée, la psychologie des personnages s'est développée, les thèmes sont de plus en plus sérieux. Son roman précédent, "L'amour est une chose étrange" marquait déjà très nettement cette évolution.

"Dans le café de la jeunesse perdue", de Patrick Modiano

Il est des auteurs dont on entend souvent parler, et dont on a un peu honte de n'avoir rien lu. C'était le cas de Patrick Modiano pour moi. Au cours de sa "carrière", Modiano a écrit une vingtaine de roman, raflé une flopée de prix littéraires et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il ne m'inspirait pas. J'ai tout de même voulu remédié à ça et donc, je me suis lancé.

"Dans le café de la jeunesse perdue" a paru en 2007. Patrick Modiano y dépeint le portrait d'une jeune femme, Jacqueline Delanque, alias Louki, qui se retrouve chaque soir parmi les habitués du Condé, un café où se réunit chaque jour une jeunesse littéraire et bohème. L'histoire est contée par quatre narrateurs successifs qui vont dévoiler chacun une facette de la personnalité de Louki. Tout d'abord un étudiant des Mines, habitué du Condé qui va décrire certaines de ses apparitions au café. Le deuxième narrateur, Caisley, est un détective, ancien des RG. Il a été chargé par le mari de Louki, un patron d'agence immobilière, de retrouver celle-ci. Caisley  va nous en dire un peu plus sur la vie de Louki a travers l’enquête qu'il a mené pour la retrouver. Ensuite, Louki elle même prend la parole. Louki va nous en dire un peu plus sur son enfance. Et enfin, la dernière voix est celle de Roland, un amant ayant partagé quelque temps la vie de Louki et avec qui il forme un couple sans attaches, sans passé ni futur. Chacun des narrateurs nous présente Louki sous un angle différent dans ce Paris de début des années 60. Et chaque fragment de son histoire nous permet de déchiffrer les raisons pour lesquelles Louki commet un acte définitif.

mardi 20 décembre 2011

"Les femmes" de T.C Boyle.

T.C Boyle fait partie des auteurs que j'adore et dont je me réserve la lecture pour mes vacances d'été. Un bouquin de T.C Boyle, c'est bien, mais un bouquin de T.C Boyle sur une terrasse au soleil avec un verre de rosé-pamplemousse, c'est encore mieux.

Tom Coraghessan Boyle est un écrivain américain ayant déjà une vingtaine de romans et recueils de nouvelles à son actif. Atypique, il cultive une attitude très rock 'n' roll. Il est professeur de littérature et est très proche de son lectorat. Il fait beaucoup de lectures publiques et converse avec ses lecteurs par le biais du forum de son site internet. Beaucoup de ses romans sont des best-sellers et à titre personnel, je classerais  "Au bout du monde", dans mon Top 20 de tous les temps. Ses romans sont souvent basé sur des thèmes très serieux ( immigration, pauvreté, écologie, usurpation d'identité...) mais traités avec beaucoup d'ironie.

lundi 19 décembre 2011

"Absurdistan", de Gary Shteyngart

Voici un auteur que je ne connaissais pas. Gary Shteyngart est un auteur américain né à St Petersbourg ( et oui !) en 1972. "Absurdistan" est son deuxième roman. Le personnage principal, Micha est le fils d'un défunt baron de la mafia russe. Micha à fait ses études aux Etats-Unis mais les activités de son papa, accusé de meurtre, l’empêchent d'y retourner. Micha traine donc son ennui en Russie entre fainéantise, repas gargantuesques, soirées alcoolisées. Plutôt couard, lâche et geignard, Micha aimerait retourner aux Etats-unis, surtout que Rouenna est restée là-bas. Ex-prostituée qu'il entretien, celle-ci a de plus une relation avec son professeur d'atelier d’écriture. Micha décide donc de retourner aux Etats-unis et pour cela, il doit changer de nationalité. Il passera donc par la Belgique, où des nouveaux papiers l'attendront. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Micha va se retrouver en Absurdistan, une république du Caucase créée de toutes pièces par des multinationales du pétrole. Et va même être enrôlé dans une guerre civile.

"Polichinelle" de Pierric Bailly.

A la sortie de "Polichinelle", je ne me rappelle plus exactement si j'avais entendu Pierric Bailly parler de son roman ou si c'était une tierce personne qui en parlait, mais toujours est-il que je m'étais dit qu'il faudra que je le lise un jour. A l'époque tout le monde faisait de ce roman UN des livres de la rentrée. Et donc je l'avais noté dans ma liste de livre à acheter. Bon, c'est fait ! Malheureusement...

Pierric Bailly est un jeune écrivain français et "Polichinelle" est son premier roman. L'action ( le terme "action" est peut-être un peu fort ) se déroule dans le Jura. Une bande de jeunes désabusés passe un été entre alcool, musique, joints et bagarre avec une bande rivale dans une petite ville ( Bon, voilà pour le volet action du roman ! ). Pas de quoi sauter au plafond, à priori. Mais, alors, me direz-vous, pourquoi a-t-on tant parlé de ce livre à sa sortie ? Et bien c'est parce que le ton du livre, lui, a quelque chose de particulier. C'est un écriture très vivante : ça fuse, ça rappe, ça déroute, ça invente des expression, ça utilise de l'argot, ça déménage... Alors certes le style de ce roman est peu commun et mérite de l'attention. C'est un bon début diront certains. Mais quoi d'autre ?

Pas grand chose, malheureusement.  Le style est alerte mais devient lassant à la longue, surtout qu'il n'est au service de rien du tout. On retombe dans ce qui est pour moi le plus gros défaut de la littérature française : le regardage de nombril ( ou branlage de nouille ).

"Orages ordinaires" de William Boyd.

Je reprends un peu mon blog après quelques mois d'absence en parlant du livre d'un auteur que j'apprécie depuis longtemps. William Boyd est un écrivain britannique de 29 ans ayant à son actif une dizaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Il est également scénariste et même réalisateur, ce qui explique qui soit relativement peu prolifique au niveau des oeuvres littéraires : un roman tous les 3 ou 4 ans. "Orages ordinaires" est son dernier roman et, chose surprenante, c'est un roman policier.

Le personnage principal, Adam Kindred est un jeune climatologue. Son avenir va basculer suite à une série d'évènements plus ou moins crédibles. Il va se retrouver sur une scène de meurtre et ne pouvant justifier de son innocence, il va choisir de fuir et de rentrer dans la clandestinité. Son objectif : pouvoir prendre du recul, et chercher à prouver son innocence. Il va devoir apprendre à vivre avec rien, en devenant invisible dans le Londres des bas-fonds. Il descend très bas, se clochardise, et va devoir progressivement remonter la pente. Mais le chemin sera long : il doit échapper à la police et aux véritable meurtriers, déjouer un complot ourdi par de puissantes firmes pharmaceutiques...

samedi 19 juin 2010

"Le monde des merveilles", de Robertson Davies.

Et voici le troisième épisode de la "trilogie de Deptford", commencée avec "L'objet du scandale", puis poursuivie avec "Le manticore". Et comme dans les deux tomes précédents, la même question se pose : "Mais qui a tué Boy Staunton ?".

Cette troisième partie de la trilogie va nous eclairé sur la vie du magicien Magnus Eisengrim, alias Paul Dempster puisqu'il s'agit du récit de sa vie. Son destin, même s'il a pris une voie résolument différente, semble croiser sans cesse celui de Dunstan Ramsay et de Boy Staunton avec qui il était à l'école.

Entre sa mère qui perd complètement la raison en accouchant de lui, Boy Staunton qui est coupable de l'accouchement accidentel et Dunstran Ramsay qui se sent responsable de tout ça, Paul Dempster se sent mal. Au point de quitter tout et de s'enfuir avec des gens du cirque qui faisaient une halte à Deptford.

"Tout peut arriver", de Jonathan Tropper

Je vous avis déjà parler d'un roman de Jonathan tropper, " Le livre de Joe" ( par ici ), que j'avais trouvé plutôt sympa. J'en ai lu un deuxième de lui, "Tout peut arriver". Et heureusement que j'avais lu le premier, car avec un titre aussi grotesque, je n'aurai jamais acheté celui-ci.

Le roman est une tranche de vie de Zach King. Zach est un américain moyen qui va connaitre un nombre improbable de complications dans sa vie. Professionnellement, il est en train train de perdre un des plus gros client de sa société mais il ne parait pas touché par cela car il comprend qu'il déteste son boulot.

Sentimentalement, il devrait être le plus heureux des hommes. Il vient de se fiancer avec une des plus belles femmes qu'il connait. Celle-ci est complètement amoureuse de lui et lui-même n'en revient pas. Et surtout, il rêve d'une autre.

vendredi 18 juin 2010

"Un million de dollars, et après ?", de Carolyn Parkhust.

Carolyn Parkhurst est une jeune écrivaine ( ça fait bizarre, quand même ) américaine de 39 ans. "Un million de dollars, et après ?" est son deuxième roman. Acheté vaguement pas hasard ( en réalité, je n'achète jamais un livre vaguement par hasard ), ce livre s'est révélé être plutôt une bonne surprise.


Des couples, concourant pour une émission de télé-réalité à l'échelle mondiale, sont soumis au regard d'une caméra quasiment 24 heures sur 24. Alors qu'ils doivent résoudre des énigmes et trouver des objets cachés aux quatre coins du monde, ils apprennent surtout à se connaitre et livre au téléspectateurs de l'émission ( à nous, lecteurs, en fait ) leurs vraies personnalités et les cotés les plus sombres de leurs vies. Car les sélections pour participer à ce jeu n'avaient pas pour but de trouver les personnes les plus fortes mais de choisir les duos qui, à coup sûr, auront des comptes à régler...

mardi 22 décembre 2009

"Les Lois de la Gravité", de Jean Teulé.

Comme beaucoup, j'ai découvert Jean Teulé grâce à l'émission "L'Assiette anglaise" de feu Bernard Rapp, diffusée sur Antenne 2 le samedi à la fin des années 80. Dans un décor on ne peut plus classique (la bibliothèque-bar du St James Club), des chroniqueurs ( dont faisait partie Jean Teulé) commentaient l'activité culturelle sur un ton décalé et moqueur. C'est à cette époque qu"il se met à écrire. SOn premier roman, "Rainbow pour Rimbaud", sort en 1991. "Les lois de la gravité" ezst publié en 2003. C'est son septième roman.

Le livre est très court. 135 pages dans sa version poche avec une police d'écriture très grosse et de nombreux espaces blanc. On se situe entre le nouvelle et le roman.

mardi 13 octobre 2009

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", de Harper Lee.

Étrange personnage que cette écrivaine américaine. Née en 1926 en Alabama, Nelle Harper Lee fait son apprentissage d'écrivain en collaborant avec Trumane Capote. En 1960, elle publie "Ne Tirez-pas sur l'Oiseau Moqueur", qui obtint de suite un immense succès qui ne sera jamais démenti car de nos jour encore, ce roman figure fréquemment sur les listes des meilleures vente de roman. L'année suivant la publication de son premier roman, elle obtient le prix Pulitzer. Et puis... et puis plus rien. Elle décide de ne plus écrire alors qu'à la sortie de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Harper Lee avait declaré avoir déjà commencé son roman suivant. Ce brusque retrait a été la cause de nombreuses rumeurs sur son compte. Quasiment personne ne l'a vue en quarante ans !

"Le manticore" de Robertson Davies.

J'enchaîne directement avec le deuxième tome de la "Trilogie de Deptford", de Robertson Davies, "Le Manticore". C'est la suite de "L'objet du Scandale" dont la fiche est ci-dessous ( ou ici ). Même si je le répète à chaque fois, chacune des trilogies de Robertson Davies peut être lue dans l'ordre que l'on souhaite et chacun des tomes est un roman en lui même n'obligeant pas à lire les autres tomes ( mais donnant tout de même beaucoup l'envie de le faire).

"Qui a tué Boy Staunton" ? Cette question, déjà posée dans "L'objet du scandale", revient dans ce roman. Et pour cause : c'est le fils de Boy, David, légèrement émeché, qui la pose à un magicien hors pair, Magnus Eisengrim - alias Paul Dempster- lors d'une représentation de celui-ci à Deptford. Et la réponse, qui sera mal entendue par le public en ébullition à cause du malaise dans la salle de Dunstan Ramsay, la réponse va décider David Staunton à aller consulter une psychologue.

"L'objet du Scandale" de Robertson davies.

Me voici de retour après quelques semaines sans posts. Beaucoup de livres lus pendant ce laps de temps. Et pour commencer, j'ai relu quasiment l'intégralité des romans de mon auteur préférés, Robertson Davies. Pour une brève présentation de l'auteur, voici le lien vers la fiche de lecture que j'avais ecrite sur sa première trilogie : La trilogie de Salterton.

"L'objet du Scandale" est la première partie de la seconde trilogie de Robertson Davies : "La trilogie de Deptford". "L'objet du Scandale" a aussi été traduit dans certaines éditions avec un autre titre : "Le cinquième emploi". Comme dans chacune des trilogies de Robertson Davies, il est possible de lire les romans dans le désordre sans aucun préjudice. Les trois romans de la "Trilogie de Deptford" ont pour personnages principaux Dunstan Ramsay, Boy Staunton et Paul Dempster, tous trois des natifs de Deptford, au Canada.

lundi 10 août 2009

"Sauvez Hamlet !", de Jasper Fforde.

Jasper Fforde est un écrivain britannique né en 1961. "Sauvez Hamlet !" est le quatrième épisode des aventures de Thursday Next, détective littéraire à la Jurifiction. Son travail est de veiller à ce que les oeuvres littéraires se déroulent comme prévu par leurs auteurs. Mais elle décide de revenir dans la vie réelle pour s'occuper de son fils Friday.

Elle fait l'erreur de ramener Hamlet, qui a besoin de savoir comment son personnage est perçu dans la vraie vie, et de le loger chez sa mère. Il va flirter avec Lady Hamilton tandis qu'en son absence, un coup d'état se fomente dans le royaume du Danemark. Thursday Next apprends par son père, qui travaille dans les Chronogardes ( qui ont la possibilité de naviquer dans le temps ) qu'un très efficace tueur à gage va essayer par trois fois de l’éliminer. En même temps, elle doit s'occuper de Yorrick Kaine, un dictateur venu d'une obscur roman de seconde zone va essayer de s'emparer du monde entier. Un étrange saint du XIII ème siècle lui annonce que si l'équipe locale de Swindon pert le derby de Cricket, le plan de Yorrick Kaine va réussir. Elle doit donc reprendre en mains l'équipe de bras cassés de cricket de Swindon. Elle doit aussi retrouver son mari qui a été éradiqué par Goliath...

"La route", de Cormac McCarthy.

Un auteur que je connaissais pas malgré la très bonne réputation dont il jouit. J'ai attendu la sortie en format poche pour l'essayer. Cormac McCarthy est un écrivain américain né en 1933. Relativement peu productif concernant son oeuvre ( une dizaine de roman en 45 ansde carrière ), il est également peu prolixe avec les médias. Sa dernière oeuvre, "La route" est un succès mondial et il a obtenu notamment le prix Pulitzer étranger. Il est adapté au cinéma.

"La route" est une tranche de vie d'un père et de son fils. Suite à l'apocalypse, survenu deux ou trois ans plus tôt, il ne reste presque plus rien sur terre. On ne sait pas ce qui sait passé. La planète est recouverte de cendres. Ils restent quelques hommes vivants. Mais le père et le fils fuient les autres, avec pour seules possessions, un caddie et les quelques outils qu'il ont glanés ici et là. Il y a un pacte entre eux deux. Ils doivent rester des êtres humains "bons". Car les autres rodent à la recherche de nourriture, n'hésitant pas à sombrer dans la barbarie, voir le cannibalisme pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Certains affament des esclaves, des enfants, créent des groupes pour être plus fort.

dimanche 9 août 2009

"La femme du Vème", de Douglas Kennedy.

Douglas Kennedy, y'a pas à dire : il a une tête de mec sympa. Il est américain, personne n'est parfait, mais il aime bien la France. Il parle d'ailleurs admirablement bien le français. Depuis ses débuts dans l'écriture il y a une dizaine d'année, chacun de ses romans est un best-seller ( "L'homme qui voulait vivre sa vie", "Les charmes discrets de la vie conjugale"...). Et bien pourtant, je n'accroche pas.

Ses romans sont en général assez prenants, on a du mal à les poser pour faire autre chose, mais à chaque fois, c'est pour moi une décéption. "La femme du Vème" n'echappe pas à la règle. et je pense que c'est le moins bon de ses romans.

Harry Ricks, un professeur d'université américain débarque en France seul, sans boulot et sans un sou. Après quelques mésaventures rocambolesques, il se retrouve dans un loué sordide à faire un boulot louche. Il est au fond du trou. A ce moment, il fait la rencontre d'une femme dont il tombe amoureux. Mais il ne doit la voir que deux fois par semaines, à 17h00, et pour deux heures seulement. Depuis cette rencontre, des événements inattendus surviennent...

samedi 20 juin 2009

"Le Montespan", de Jean Teulé.

Il est complètement incroyable que je n'ai pas lu ce livre beaucoup plus tôt. Et ceci pour trois raisons. La première, c'est que lors de la promo de ce livre par l'auteur, j'avais trouvé l'idée originale. Ensuite, parce que je n'avais étrangement rien lu de Jean Teulé depuis "Balade pour un père oublié" alors que j'avais aimé ce livre. Et enfin, parce que j'aime bien le bonhomme en général.

Jean Teulé, c'est ce gars avec une bonne ganache et des drôles de chemises qui apparaissait dans l'émission de Bernard Rapp "L'assiette anglaise". Oui oui, ça ne nous rajeunit pas ! Il est né en 1953 à Saint-Lô. Il est l'auteur d'une douzaine de roman dont le dernier "Mangez-le si vous voulez" vient de paraitre. En plus d'avoir reçu quelques prix et une critique très positive, "Le Montespan" est un succès d'édition.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" de Vikas Swarup.

"Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire". Ouf ! Ça, c'est du titre ! Ça ne fait pas franchement envie. Çà donne légèrement que losrque l'on a terminé de citer le titre, on a lu le roman. Et bien, peu s'en faut.

Vikas Swarup est un écrivain indien né en 1963 à Allahabad. Il a été également diplomate au Royaume Uni, en Turquie, aux États-Unis et en Éthiopie. Il est actuellement Haut-Commissaire en Afrique du Sud. "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" est son premier roman. Il a été adapté au cinéma sous le titre "Slumdog millionaire" par Danny Boyle ("Petits meurtres entre amis", "Trainspotting", "la plage"...). Son second roman, "Six suspects" a été publié et sera également adapté pour le cinéma.