samedi 8 septembre 2012

"La vie très privée de Mr Sim", de Jonathan Coe.

Jonathan Coe, écrivain britannique de 51 ans, est depuis quelques années un de ma auteurs favoris. "La maison du sommeil", "Testament à l'anglaise", Bienvenue au club" et "Le cercle fermé" sonr des romans que j'ai vraiment trouvés excellents. Par contre, assez déçu par son avant dernier livre, "La pluie avant qu'elle tombe", je me suis plongé dans "La vie très privée de Mr Sim" avec un peu d'appréhension : la peur de la déception...

Le personnage principal, Maxwell Sim, bientôt la cinquantaine, vit une période difficile. Il rentre d'un voyage en Australie pour voir son père et comme d'habitude, cette rencontre a été démoralisante. Il n'a toujours pas réussi a tissé des liens avec lui et son séjour s'est avéré aussi décevant qu'il pouvait le prévoir. Sa femme a souhaité divorcé et sa fille dissimule à peine le mépris qu'elle a pour lui. Qui plus est, son voisin dans l'avion meurt d'ennui, au sens propre, en l'écoutant pendant son retour en Angleterre.

lundi 3 septembre 2012

"Dans la foule", de Laurent Mauvignier.

Le Heysel. Ce seul nom rappellera à tout un chacun le drame survenu le 29 mai 1985. Le Heysel - aujourd'hui le stade Roi-Baudoin, à Bruxelles - a été le théâtre, lors de la finale de la coupe d'Europe des clubs champions opposant les anglais de Liverpool et les italiens de la Juventus de Turin, d'une tragédie mémorable. Avant le match, des supporters anglais, des hooligans et des supporters emportés par l'ambiance, donnent l'assaut des tribunes italiennes. L'enceinte de l'ouvrage est un vrai gruyère, des spectateurs réussissent à rentrer sans billet, les consignes de sécurité inexistantes et les forces de l'ordre ridiculement peu nombreuses. Les quelques murets et grillages de sécurité tombent et les italiens, bloqués (l'organisateur n'autorise pas l'ouverture des accès sur la pelouse) sont tabassés, écrasés par la bousculade. Le bilan est effroyable : 39 morts, pour la plupart italiens. Incroyable, le match sera tout de même joué, les organisateurs craignant que l'annulation n'empire les choses.

dimanche 2 septembre 2012

"Un autre monde", de Barbara Kingsolver.

Peu connue en France, Barbara Kingsolver s'est petit à petit imposée comme une des écrivaines majeures de la littérature contemporaine américaine. Découverte par hasard à la lecture d'un blog, je me suis mis à lire fidèlement tous ses romans, toujours emprunts d'une morale écologique, de justice sociale et d'un respect pour les minorités.

Son dernier roman, publié en 2009 en VO sous le titre "The lacuna" a paru en France en 2010 sous le titre ridicule de "Un autre monde". Je suis souvent surpris (pour ne pas dire plus) des traductions des titres de livres mais là, c'est particulièrement affligeant puisque la lacune ( Lacuna ) a une importance déterminante à la fin du roman !

"Un autre monde" est un roman un peu différent des autres romans de Barbara Kingsolver  :

samedi 16 juin 2012

"Une prière pour Owen", de John Irving.

La première chose que je fais  après avoir lu la dernière phrase d'un roman, c'est de noter sur la première page le mois et l'année de cette lecture. Alors que je relis assez souvent des romans que j'avais apprécié, quelle surprise de lire sur la première page d'"Une prière pour Owen" : 12/93. Presque vingt ans depuis ma dernière lecture de ce roman. Mais il y a une raison à cela. La fin de ce roman est tellement marquante que cela ne me disait rien de le relire alors que je me remémorais très précisément ce qu'il s'y passait dans les dernières pages. Mais je m'y suis tout de même replongé.

Je ne vous présente plus John Irving, je l'ai déjà fait plusieurs fois. Ce célèbre écrivain américain, quand il explique sa façon d'écrire, nous dit que lorsqu'il commence la rédaction d'un roman, il sait comment celui-ci finit exactement et même qu'il connait quasi-textuellement les dernières phrases de ce livre. Dans "Une prière pour Owen", on a la démonstration que c'est vrai. Tout le récit et le comportement des personnages sont dictés par la fin du roman.

jeudi 10 mai 2012

"C'est ici que l'on se quitte", de Jonathan Tropper.

Je m'attaque à "C'est ici que l'on se quitte" sans trop d'illusion. Pour deux raisons : d'abord le titre, peu engageant et puis parce depuis "Le livre de Joe", qui semblait prometteur, je suis constamment déçu par ses livres ("Tout peut arriver", "Pertes et fracas"...). On notera tout de même une fâcheuse tendance pour les titres banals.

"C'est ici que l'on se quitte" est un roman à la première personne. On y suit Judd Foxman, qui est pour le moins dans une très mauvaise passe. En rentrant chez lui un peu plus tôt, gâteau à la main pour fêter l'anniversaire des trente ans de sa belle épouse, il la découvre en train de faire l'amour avec son propre patron à lui et qui plus est, elle lui met un doigt dans l'anus, ce qu'elle ne lui a jamais fait à lui !

dimanche 6 mai 2012

"Le pont des soupirs", de Richard Russo.

Au fil des années et des romans est devenu un de mes écrivains préférés. Né en 1949 aux Etats-Unis, Richard Russo est titulaire d'un doctorat en philosophie et d'une maîtrise des Beaux-Arts et il a enseigné la littérature avant de se mettre à écrire. Il a obtenu le Pulitzer pour son roman "Le déclin de l'empire Whiting". "Le pont des soupirs" est son cinquième roman. C'est un gros roman de 730 pages comme je les affectionne.

L'histoire se déroule à Thomaston, petite ville imaginaire au nord de New York. Lou C.Lynch arrive à la soixantaine. Il a toujours vécu à Thomaston, n'a jamais voyagé. Il a hérité de ses parents un "empire" de  trois épiceries qu'il s'apprête à transmettre à son tour à son fils. Marié depuis quarante en à Sarah, il mène une vie plutôt tranquille et il est apprécié dans sa communauté. Il s'est mis depuis quelques moi à écrire un livre sur sa ville, Thomaston, mais petit à petit, ce livre ressemble de plus en plus à l'histoire de sa vie.

jeudi 3 mai 2012

"C'est une chose étrange à la fin que le monde", de Jean d'Ormesson.

Chaque fois que l'on ouvre un livre de Jean d'Ormesson, la seule certitude que l'on a, c'est que l'on va être confrontés à l'érudition et à l’espièglerie de l'auteur. "C'est une chose étrange à la fin que le monde" ne fait pas exception à la règle. Jean d'Ormesson (87 ans, s'il vous plait) est l'auteur de 35 livres, romans ou essais et membre de l'académie française. "C'est une chose étrange à la fin que le monde" a paru en 2010. Son titre est le premier poème d'un recueil de  Louis Aragon, "Que la vie en vaut la peine".

Et ce titre, qui parait bizarre au premier abord, colle parfaitement avec le contenu du livre. Mélange entre un roman pour la forme et un essai, "C'est une chose étrange à la fin que le monde" est une réflexion sur les questions essentielles : Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Aurions-nous pu ne pas être ? Dieu existe-t-il ?...

mercredi 25 avril 2012

"Portnoy et son complexe", de Philip Roth.

Voici un auteur que je lis volontiers. Philip Roth est l'un des maitres de la littérature nord-américaine. Né en 1933 à Newark aux Etats-Unis, il est l'auteur de plus d'une trentaine de livres. "Portnoy et son complexe" tient une place particulièrement importante dans son œuvre car c'est le roman qui l'a révélé au grand public. Ce roman est fréquemment classé parmi les plus grand roman du XXème siècle.

Alexander Portnoy est un fonctionnaire à la mairie de New York. Ce roman est un monologue : ce sont les confessions de Portnoy à son psychanalyste. Élevé dans le quartier juif de Newark, New Jersey, Alex nous raconte son enfance entre son père, commercial de petite envergure passant son temps sur la cuvette des toilettes à essayer de vaincre une constipation chronique et une mère juive envahissante qui passe son temps à le mettre sur un piédestal et qui lui reproche en permanence son manque de reconnaissance.

mercredi 11 avril 2012

"La carte et le territoire", de Michel Houellebecq.

Enfin sorti en poche ! Ça faisait un moment que je l'attendais. Un an et demi avant la sortie en poche, ça fait beaucoup. "La carte et le territoire" est le cinquième roman de Michel Houellebecq. Michel Houellebecq a (enfin !) obtenu le Goncourt avec ce livre.

Considéré par beaucoup comme un des auteurs majeurs de la littérature française contemporaine, chacun de ses roman est aussi sujet à controverse et à des critiques acerbes. La personnalité très particulière du romancier, sa rareté médiatique, ses propos provocateurs jouent un rôle important dans les sentiments qu'il provoque.

"La carte et le territoire", c'est l'histoire de Jed Martin, un artiste qui s'était fait connaître aux Beaux-arts en réalisant une série de photos remarquée d'objets métalliques usinés. Quelques années plus tard, il expose une série photographique de cartes routière Michelin. Cette exposition, "La carte est plus intéressante que le territoire", est un succès. Remarqué par Olga, une magnifique russe responsable de la fondation artistique de Michelin, il va vivre une relation passionnelle avec elle avant que celle-ci ne s'envole vers d'autres projets professionnels. Un accord avec Michelin va lui assurer un train de vie confortable, mais curieusement, Jed Martin va délaisser la photos de nombreuses années pour se consacrer à la peinture.

jeudi 29 mars 2012

"Le grand passage", de Cormac Mc Carthy.

J'ai découvert Cormac McCarthy avec son roman précédent, "la route", que j'avais beaucoup aimé. Cet auteur né en 1933 à Providence aux Etats-Unis, pour le moins discret, est l'auteur d'une dizaine de romans, en 45 ans d'écriture. "Le grand passage a paru en 1994.

Au tout début des années 40, dans le sud des Etats-Unis, non loin de la frontière mexicaine composée de deux frères, Billy et Boyd et de leur parents élèvent des chevaux. Depuis quelques jours, louve tue du bétail dans les collines. Billy et son père décident d'aller poser des pièges dans les collines mais la louve est maligne et ne se laisse pas prendre. Après plusieurs excursions, Billy continue seul et prend la louve blessée dans un de ses pièges. Il décide alors, plutôt que de regagner sa maison, de ramener la louve d'où elle vient, dans les collines du Mexique.

dimanche 25 mars 2012

"Les miscellanées de Mr Schott", de Ben Schott.

"Un livre complètement inutile et donc indispensable". Voilà une phrase-cliché que je retrouve le plus souvent à propos de ce livre. Chaque que je vois un tel jugement sur un objet ou une œuvre, ça ne m'inspire guère la confiance. C'est une façon habile de ne pas donner son avis, de ne pas prendre position. Qu'un critique professionnel s'en tienne à se jugement me rend fou. On aime ou on aime pas. Ou on aime "moyen". Ou on ne sait pas, à la limite.

Ben Schott est un "écrivain" britannique né en 1974 à Londres. Tout d'abord photographe de presse, il laisse tout tomber pour la réalisation des miscellanées, et pour les éditions suivantes (édition culinaire, almanachs). Il s'occupe de la conception, de la réalisation, et il supervise les éditions internationales. Il a vendu plus de 2 millions des miscellanées à travers le monde mais n'a pas pris la peine de faire traduire ni son site, ni le site des miscellanées en d'autres langues. 200 000 mille exemplaire rien qu'en France, ça aurait pu occasionner un peu plus de respect...

jeudi 22 mars 2012

"Un roman français", de Frédéric Beigbeder.

J'ai un petit problème avec Frédéric Beigbeder. Alors que j'éprouve plutôt de la sympathie pour l'homme, j'ai un peu plus de mal avec son œuvre littéraire. Je trouve qu'il émane de sa personne, malgré ses pitreries et ses multiples turpitudes une sorte de douceur et de sagesse. Mais les deux romans qu'il m'a été donné de lire de lui jusquà présent, "99 francs" et "Windows on the World" ne m'ont pas emballé plus que ça, même si je reconnais pour le premier une certaine originalité et un vrai travail de création.

Frédéric Beigbeder a aujourd'hui 46 ans. Il est né à Neuilly. Diplomé de Sciences Po et titulaire d'un DESS en marketing, il est tour à tour créatif dans une agence de publicité, écrivain, présentateur télé, critique littéraire, réalisateur et fondateur du prix de Flore. Il a obtenu le prix Interallié pour "Windows on the World" et le Renaudot pour "un roman français", son huitième et dernier roman en date.

samedi 17 mars 2012

"Dernière nuit à Twisted River", de John Irving.

Quand j'ouvre un roman de John Irving, c'est toujours un moment à part. C'est certainement l'écrivain qui, sur la durée, m'a le plus émerveillé. Révélé au grand public en 1978 par son roman "Le monde selon Garp" devenu un roman culte, chacune de ses production est ensuite un succès d'édition et un chef d’œuvre littéraire.

Chaque roman de John Irving est comme une pièce d'horlogerie finement ciselée. John Irving commence à chaque fois un roman en connaissant exactement la fin de celui-ci, en ayant fait un gros travail de recherche, en connaissant l'évolution de ses personnages. Et il n'hésite pas à réécrire sans cesse jusqu'à obtenir précisément, ce qu'il souhaitait au départ. Cette méthode, ce travail laborieux, cette exigence expliquent l'excellence de ses publications. Et peut-être aussi le peu de productivité : 12 romans en 45 ans d'écriture. Mais chaque ouvrage est un tel condensé de créativité...

jeudi 15 mars 2012

"Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre" de Brock Clarke.

Un auteur que je ne connaissais pas. Je me baladais dans une librairie, c'est le titre du livre qui a attiré mon œil. Un titre prometteur et décalé sur le devant, je retourne le livre et lis la quatrième de couv' : l'histoire a l'air sympa et un critique du Figaro Magazine déclare que ça ressemble à du John Irving. Bref, je flaire la bonne affaire et je le mets dans mon cabas.

L'auteur, Brock Clarke a la quarantaine et il est l'auteur de 5 romans. "Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre" est son quatrième et a été un succès. Il est américain, vit dans le Maine et enseigne la littérature. Il possède un site internet, en anglais uniquement.

L'histoire est celle de Sam Pulsifer. A 18 ans, ce jeune homme a réduit accidentellement en cendres la maison d'Emily Dickinson a Amherst, une petite ville du Massachussets. Malheureusement, il va par la même occasion brûler vif le couple de guides de la maison qui étaient en train de copuler dans un lit. Sam Pulsifer va donc être condamner à dix ans de prison.

dimanche 11 mars 2012

"Dieu et nous seuls pouvons", de Michel Folco.

Attention ! Livre exceptionnel ! Voici le type de roman déjanté, bien construit, original, documenté qui fait aimer la lecture. C'est la troisième fois que je le lis. Et j'essaie de le faire découvrir à plusieurs personnes. Je lis sur internet que beaucoup ont aimé ce livre. Michel Folco est un écrivain un peu atypique. Tout d'abord photographe, il commence à écrire à presque 50 ans et livre en moyenne un roman tous les cinq ans (seulement). "Dieu et nous seuls pouvons" est son premier roman et c'est une réussite complète. Un piètre film en a été tiré, "Justinien trouvé ou le bâtard de Dieu", que je déconseille fortement.

Le héros est Justinien Pibrac. Bébé, il a été retrouvé devant une abbaye, abandonné par ses parents et le nez arraché pour que personne ne reconnaisse son géniteur. Devenu adolescent, après de nombreuses tribulations, Justinien est condamné à 20 ans de galères pour brigandage. En attendant la chaîne, il est au cachot avec un autre condamné, à mort celui-ci. 

jeudi 8 mars 2012

"Vacances anglaises", de Joseph Connolly.

Amis lecteurs, les temps sont durs ! 5 ans de sarkozisme pendant lesquels mon salaire n'a pas augmenté d'un traître centime alors que le prix de tout a dégénéré. Du coup, pour limiter un peu mon budget livre, j'intercale des relectures et des achats de livres nouveaux. La bonne nouvelle étant qu'au moins je ne me tape pas des nanards et que je peux enfin relire des livres que j'avais aimé.

"Vacances anglaises" est le quatrième roman de Joseph Connolly, écrivain britannique, qui en a publié dix au total. il a paru en 1998 et en 2000 pour sa version française. Joseph Connolly en écrira la suite l'année d'après, "N'oubliez pas mais petits souliers" et Michel Blanc l'a porte à l'écran sous le titre "Embrassez qui vous voudrez" avec une très belle distribution. Soit dit en passant, le film n'est pas dégueu. Joseph Connolly a un site internet officiel.

mardi 6 mars 2012

"Chagrin d'école", de Daniel Pennac.

Voici un livre pour lequel Daniel Pennac a reçu le Renaudot en 2007. A mi-chemin entre un récit autobiographique et un roman, ce livre est difficile à classer. C'est une réflexion sur l'école et la relation entre l'élève et son professeur. Le livre débute sur un aveu de l'auteur : il a été un cancre à l'école. Difficile à admettre de la part d'un professeur titulaire d'une maîtrise de lettres et auteur d'une trentaine d'ouvrages ( romans, livres pour enfants, récits, éssais...).

Et pourtant, Daniel Pennac déclare qu'il lui a fallu un an pour assimiler la lettre A ! Qu'il ne comprenais rien de rien dans plusieurs matières et qu'il décrochais en général au bout de quelques minutes de cours. Sa maman, dont il était très proche, s'est inquiété pour son avenir tout au long de ses études (cela  dit, elle continue de s'inquiéter pour la carrière de son fils de 67 ans aujourd'hui encore). 

samedi 3 mars 2012

"La belle vie", de Jay McInerney.

J'ai découvert Jay McInerney il y a quelques années avec son roman "Trente ans et des poussières", que j'avais bien apprécié. Il s'agissait d'une chronique d'un style de New-yorkais à la fin des années 80. "La belle vie" est en quelque sorte la suite, puisqu'il s'agit des mêmes personnages confrontés à l'après-attentat du 11 septembre.

Jay McInerney est un écrivain américain né en 1955 dans le Connecticut. Il rencontre le succès dès la parution de son premier roman, "Journal d'un oiseau de nuit". Classé dans la mouvance d'un Bret Easton Ellis, dont il est proche, Jay McInerney dresse dans son œuvre une peinture de la jeunesse dorée à New York. Il est l'auteur de dix romans. Il a un site internet officiel, ici (en  anglais).

jeudi 1 mars 2012

"D'autres vies que la mienne", d'Emmanuel Carrère.

Voici un auteur que je n'avais jamais lu et que je découvre donc avec un livre plutôt étrange. Emmanuel Carrère est témoin dans sa vie de deux morts en peu de temps : une petite fille lors du tsunami de 2004 alors qu'il passe des vacances avec sa compagne au Sri lanka, et la mort de sa belle sœur, atteinte d'un cancer. Dans les deux cas, une personne lui demande, comme il est écrivain, de raconter ce qu'il voit.

Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages (romans, récits et essais) dont plusieurs ont été adaptés au cinéma. Il a remporté plusieurs prix littéraires dont le Renaudot pour son dernier bouquin, "Limonov". Il est également scénariste et metteur en scène.

La lecture de "D'autres vies que la mienne" m'a laissé un une impression mitigée. Si j'avoue avoir dévoré ce livre en une journée, j'ai aussi été très dérouté par le déroulement du récit. Quelques jours après avoir refermé ce livre, il me reste l'idée d'un livre certes intéressant mais construit de bric et de broc et surtout d'un ensemble manquant d'émotion. Évidemment pas d'émotion dans l'histoire, mais d'émotion dans la façon de raconter la mort de ces deux personnes.

mercredi 29 février 2012

"Les cochons au paradis", de Barbara Kingsolver.

Voici une écrivaine que j'ai découverte il y a quelques années grâce à un site internet qui parlait de John Irving. L'auteur de ce site citait Barbara Kingsolver parmi les écrivains dont le style ressemblait à Irving. Barbara Kingsolver est née en 1955 à Annapolis aux Etats-Unis. Après l'obtention d'un mastère en biologie en 1980, elle devient écrivain scientifique. Souffrant d'insomnie, elle écrit son premier roman "L'arbre aux abricots" pendant ses nuits sans sommeil. Celui-ci paraitra en 1988, et seulement huit après en France, à l'occasion de la sortie de la suite, "Les cochons au paradis". Elle est l'auteure aujourd’hui d'une dizaine de livres et a un site internet (en anglais).

"Les cochons au paradis" est donc la suite de "l'arbre aux abricots", mais peut-être lu de façon indépendante sans préjudice. On y retrouve les personnages de la première partie : Turtle, Taylor et Alice. Taylor est la maman de Turtle. Pas la maman naturelle mais accidentelle : trois ans plus tôt, elle a trouvé Turtle, une petite indienne Cherokee dans sa voiture, traumatisée et violentée, ayant certainement subi des violences sexuelles. Taylor l'a recueillie et a mis longtemps a gagner la confiance de la petite et un lien fort commence à les unir. C'est pourquoi, lors de la visite d'un barrage, alors que personne ne veut la croire, Taylor va faire confiance à Turtle quand celle-ci va déclarer qu'elle a vu un monsieur tomber dans un déversoir. Mais Turtle a vu juste et ce jeune homme sera sauvé grâce à Turtle.